BAC A FABLES


BAC A FABLES

 

Travers glissant

pierres de sang

tu résonnes à mes oreilles

d’un tant de cerises

ah

rouges tétins

Les blés de ton ventre frisent l’odeur du vent dans un goût de peint

au flanc du mur de la vieille maison cachée sous les plis d’un champ abandonné

qui découpe la montagne comme un besoin de grimper sur la corniche de tes hanches

Ne te peigne en tresse que raie au milieu du ruisseau

 

Niala-Loisobleu – 03/01/19

 

BRIBES (XXVII)


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BRIBES (XXVII)

La sorte de sève qu’envoie l’eau par la tige, linge de blanc

l’immaculée sous-couche du bleu

La plante tient au chaud  le lien viscéral  par ses  fleurs à trois pétales

Issue des suées de climat chauds humides

Sobre

humble

silencieusement présente

plus que résistante au temps

L’orchidée

garde la  flamme

du rayonnement intérieur…

Niala-Loisobleu – 31/12/18

AU M’AIME PONTON 


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AU M’AIME PONTON

Dans l’enveloppe un battement à bout de code barres éclot , l’oreille en vrille d’une vigne partagée, deux vers transfusent, une paire d’oiseaux se déploie dans le cri chien délivré de la chaîne. De l’écorce d’une coque posée sur les tréteaux du charpentier-naval un identique sursaut parcourt la longue ligne de vertèbres centrale. Quelque déploiement en grand pavois rappelle un Tibet proche quand les trompes népalaises étendent les tissus de couleur sur la blancheur montagneuse. La pente nerveuse du bord de cabane tressaille à l’éventré du mystère tenant son secret comme vérité. Quelle correspondance évoquer pour décrire pareille émotion ? Ils sont désormais au coude à coude, plus besoin de demander, au premier regard les seins gonflent un air pur et porteur de félicités simples. Il y a de cette petite fille au mur qui tient le passage à deux mains, innocence florale sur lit de pierres émergentes au galop du torrent. La truite sauvage trace d’un éclair argenté le rayon qui portera la roue. Que de fruits pour sortir les saisons des confitures et les laisser librement pendre. Si les branches prennent la flamme au disque de feu chromatique c’est  en raison de la bassine d’ô tenue en permanence au bandé de l’arc-en-ciel. L’Atelier déambule, l’Atelier flotte, l’Atelier vacance, l’Atelier campe  à domicile. Dans le bain où ton image trempe,  se développe à venir positive au mur, une envie commune…

Niala-Loisobleu –  11/12/18

MIROIR MON BEAU MIROIR


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MIROIR MON BEAU MIROIR

La glace de temps phrases je viens de la retourner

derrière sans qu’il y manque un tremblement d’espoir

mes attentes sont intactes

en titre j’ai vu ton nom mon amour

et à toucher contre

cette utopie

Pour l’égalité et la fraternité

Niala-Loisobleu – 08/12/18

J’AI LE COEUR AUSSI GRAND


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J’AI LE COEUR AUSSI GRAND

D’abord le galop des garennes

plus sauvages qu’une lampe de civet

près d’un livre pas en corps écrit

c’était lampion de la chanson de rues

le bagout du camelot vendant son sirop d’éternité

l’eau vivante du caniveau entre les jambes des quat’-saisons

bougnat sur façade

contre avaleur de couleuvre et sabreur de ragot

Les feux d’un réverbère prenant la voie fluviale

de l’éclusier

par la direction polaire de sa propre étoile

boussole de rêves boulimiques d’une géographie apprise chez Jules Ferry

entre deux éviers à faire la vaisselle

et un vers vide à remplir

sans jamais que mon coeur ne crise autrement que mis en étroitesse…

Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2018

BRIBES (XVI)


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BRIBES (XVI)

Quand prenant la lame de fond tu l’as mise verticale

les oiseaux-marins qui sont sortis de tes poches prestidigitatrices n’ont pas fait que voler, ils ont rendu au triple

Le flanc massé

la vieille douleur a cessé de se croire chez elle

Emoi j’ai re-né

trouvant qu’à colin-maillard t’avais une seconde vue que les lunettes n’ont pas

A la pelle quelle présence

imbattable tout comme au jeu de billes

La médiocrité des jeux-vidéo peut se rembobiner, avec toi me perdre c’est gagner

Niala-Loisobleu –  2 Décembre 2018

PASSE UN VOL


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PASSE UN VOL

 

Gouttes sèches d’un soir sur le passage humide du jour, au fond du jardin la boîte à l’être baille

sur le lac en veille, passé les lentilles où la barque somnole, un vol de canards tire l’idée noire au garage

la voix off du porte-parole est couverte par l’étouffoir d’une suspicion irrévocable

clarté  une petite-fille déboutonne  la blancheur du regard de sa grand-mère , l’ombre sort prendre l’air

à battre au vent sur mon fil tes petits-linges me donnent la part de nu que mon cor appelle

frémissement de lèvres, l’orgue à la manivelle remonte l’allée centrale de la chapelle, un long voile blanc surplombe le silence assis dans les travées ouvertes aux tailles de pierre

libre au vent la marguerite décline ses pensées du bout des doigts…

Niala-Loisobleu – 28/11/18