IDENTITE


Thoughts and soul asleep

IDENTITE

Les mouches peuvent s’en piquer

je ne venterai que chaque espace immobile

en

épousseteur opinîatre

des pièges toilés

délustreurs des pistes de danse et encombrants des rivières

mouchettes à lumières

Que crois-tu

que j’aurai jeté le trousseau de tes portes

passe de mes doigts-rossignols

à t’enchanter le mamelon quand l’arbre en revient au bourgeon

alors que les feuilles mordaient le sol de leurs rougissements

et que le sillon en appelait aux semailles ?

Bien sûr que non sinon d’un autre âge

m’en serais déjà allé

aux remises de pênes des cages

Vaste domaine au bord

du Styx

souterrain

où plus rien n’est lacustre…

Niala-Loisobleu

10 Novembre 2015

https://www.youtube.com/watch?v=eKIOURDOG3E

EVENT


EVENT

Qu’est-ce qui claque et vibre là contre mon regard ?

Enfoui derrière les paupières d’un jour. Je me rappelle des bruits,

attends,

il y avait une couleur instrument à vent.

Non pas une trompette, des ailes grandes comme un moulin.

Une roue à aube ?

Oui c’est cela

Paula Goddard, I Am Sailing, Hungary I-Am-Sailing-940x940

Les lèvres de tes mots me reviennent une à une. Epèle. Le pré fixe revient comme la lune qui ouvre au soleil après une pluie d’étoiles. Ces bruits animaux et l’herbe qui ne s’en froisse pas. Une petite fille un sourire blond. Autour d’une clairière avance un élan de source, je crois que sans avoir à creuser profond il ne demande qu’à bondir. Cette longue robe bleue est restée toute froissée de tes caresses, comme l’oeil-de-boeuf ne s’en offusqua point.

Grand vent nettoie le regard

de la plume je revole

des heures de chemins avant les colles, par des vendanges bordées d’ô live

en allant  dans tes bras cathéchèses

battre au pouls de nos coeurs en poignets

ça tend à revivre

Niala-Loisobleu

9 Novembre 2015

CHAQUE MATIN D’UN TANT QUI REFAIT SA VITRINE 1


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CHAQUE MATIN D’UN TANT QUI REFAIT SA VITRINE

Chaque matin d’un tant qui refait sa vitrine, le changement d’ouverture se demande à quelle heure il pourrait se vouer l’essaim. Y a toujours les gros titres que le soutif a du mâle à maitriser. Ils font la hune, sans crier taire, vu le rôle d’est-ce-ta-fête qu’on leur a définitivement alloué. Et puis toi qui gonfle du bulbe, as-tu pensé à leur bonté naturelle, les gros ils ont une compassion pour le lecteur myope qui n’existe pas dans les alinéas des conditions d’assurances. Sont que pour des tournées d’inattention. Bien que mes doigts manifestent une émotion non rentrée devant les beaux nibards, là, mes mains con descendent à pas mettre à l’index. J’suis qu’un manuel – n’ayant rien à voir avec le Valls heurt de nôtre roi faits-néant- je me presse de préciser, vu la confusion générale du mot ment, qu’on lance comme une vérité sans appel.

Aujourd’hui c’est lessive si je reviens dans mon enfance. Après un Dimanche propre, chez moi on va pas à la messe, ma mère sort la putain de grosse lessiveuse et se la colle cul au feu, vache. Je me barre top content de retourner à l’école, tellement ça va puer le bouilli de sueur. Elle a mis des boules de bleu dans l’eau. Paraît que ça blanchit le linge. J’aime pas trop. Mon idée du bleu est noble. Elle est loin de vouloir boucher les yeux du contribuable. En aparté, fur et mesure que j’écris, je constate qu’en français énormément de mots commencent par con en première syllabe. Pas étonnant qu’on soit dans cette panade. Aparté, moi c’est le cas fait qui m’intéresse. J’chui pas de la race des causeux, des qui sont en toutes saisons atteints de gastro chronique du verbe. Comme disait Léo, vu que je suis de ceux qu’on jamais de papier sur eux, ça explique. L’herbe ça peut torcher sans que ça remonte polluer la canopée.

A deux mains, si vous l’voulez bien …

Niala-Loisobleu

9 Novembre 2015

Low Tide by Baden Bowen

https://www.youtube.com/watch?v=lAPkO_7kL3k

LA POINTE DES HERBES


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.LA POINTE DES HERBES

Chaque murmure du vent, collé à l’oreille d’un nuage, et voilà tout s’abolit ne serait-ce qu’un instant.

Pris entre les cartons d’un déballage, le seuil hésite. Moment heureux. L’oeuvre est à pied. En plein soleil la fonte des statues équestres coule au galop. L’enfant embarque dans son voilier et traverse le bassin, l’esprit en dehors du cours de la géographie. La Bourse n’en place pas une. Merde à vos bans, qui j’aime me regarde.

René Char me dit :

L’heureux temps. Chaque cité était une grande famille que la peur unissait; le chant des mains à l’œuvre et la vivante nuit du ciel l’illuminaient. Le pollen de l’esprit gardait sa part d’exil.

Mais le présent perpétuel, le passé instantané, sous la fatigue maîtresse, ôtèrent les lisses.

Marche forcée, au terme épars. Enfants battus, chaume doré, hommes sanieux, tous à la roue ! Visée par l’abeille de fer, la rose en larmes s’est ouverte.

Un attroupement s’est écarté de ma voie. Je parle tout seul. Enfin je leur laisse croire. Je n’ai pas envie de provoquer la pudeur. Il y a toujours un agent à proximité de la délation.

Le 121 attaque la montée du Fort de Rosny-sous-Bois. Sur la plate-forme, le receveur et moi, parlons du thym qui poussait en champs avant le complexe commercial. On ne bat plus que les femmes, la fessée aux enfants est interdite.Quant au chaume c’est les rois mages et la sanie des hommes un must…L’alarme ne sert plus à rien, la pointe des herbes est rouillée.

Niala-Loisobleu

4 Novembre 2015

LA MER MORTE


29.10.15 - 1

LA MER MORTE

Raie dans les cheveux
du marais
un chenal
à flancs de vase
s’ouvre entre les yeux du vent

Spartiates
au creux des dunes
des pilotis
appontent
des cabanes à senteur de goudron

Couchées sur le dos
les aiguilles de pins
se donnent aux palisses
sans rien retenir de la lise

Mouvances du sable nauséabond
Entre les orteils sales des oyats, passe le chant noir d’une sirène,

l’appeau tendant son piège déguisé de blanc

Ma langue est restée longtemps au soleil
A courir entre les fleurs de sel
Muqueuse infatigable
refusant l’ironie du sort

Là où pousse l’écume
ils ne pipent mots
aux chants de la sirène
opinant de la crête
la mémoire vide plein la cale

Il se pourrait que de sales idées
attisées par les feux d’artifices
naufragent la liberté

Des encres au poids niais
j’ai la répugnance du matricule tatouage
portant le costume rayé de l’espérance

Dis-moi
si la colère de l’amer
crachant une vague plus haute qu’un peuple couché
balayait, coulait, engloutissait tous les faiseurs de politique de la perte, les prédicateurs d’ordre nouveau, cette Marine-Salope qui drague le bas-fond de la dignité humaine
Dis-moi que cette vague n’aurait rien de scélérate
naisse pas ma mer ?

Niala-Loisobleu
29 Octobre 2015

ssssssssssssss

https://www.youtube.com/watch?v=qOm9D46MHuY

INVENTE AIR


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INVENTE AIR

La paillasse de l’évier, égouttait les dernières nouvelles. Ici un mort d’adieu,

là des mortadelles en promo, et là-bas…

– Quoi là bas fit la voix d’Off ,

– Ben quoi là-bas ailleurs, hôte part, en résidence, répondit la mémoire invisible qui pourtant, dans la cuisine, était bien là. quelque part en attente.

Le matin les cuisines sont un peu une correspondance, pas forcément Le Châtelet, mais un endroit qui pareil, transporte pêle-mêle de l’inerte sentant le saucisson à l’ail, l’amertume du coup foiré, un zeste de fumet de la clope  de la première pipe bourrée vite fait tout en se trempant la tartine, les croissants à peine des cons gelés, rien que de la laine de cow-boy aux poils de la brosse Adam.

Romantique la radio locale crache son Julio Iglesias en boucles,les strings ne peuvent rien contenir, ça balance au bout de la ficelle. Le plombier-zingueur lui, s’est fait renverser sur les clous d’un passage fakir. Ce con au lieu de regarder s’il y avait des voitures, rêvait d’un oeuf dur et d’un chant de percolateur, façon bougnat. Toute cette foule marchant sur la pelouse d’un mercredi ça n’affole plus le gardien du square, le bac à sable, le manège et le guignol, ne font que de la télé-réalité,

pour faire rêver faudrait tout réinvente air….

Chut ne bouge pas, j’ôte la poussière de ton oeil d’un doigt de bleu, en m’aime temps que ton sein se gonfle…comme tu mets du jamais vu dans mes miens d’oeils !

Niala-Loisobleu

21 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=zs6t4QvY_Ao

ONDES DE FREQUENCE


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ONDES DE FREQUENCE

Des parasites bafouillent sur la modulation de fréquence
La méga herse s’est couchée en travers de la chaussée
Au milieu du canal le pont-levis est relevé
Les notes s’engloutissent
Le sabre de la nouvelle lune coupe le crêpe de la nuit
Pas un geste de la parole ne rompt les barreaux
Au pied de la geôle chaloupe l’évasion
Les hommes dorment d’inaction
Aux mains griffant les décombres d’un bonheur arraché
Sur la langue de la plage sèchent des mots échoués

Salive enregistrée
Raides d’un sel qui les a conservé intacts
Mots de tout que le silence n’a pas étouffé
Juste mis en attente
Ma mémoire d’amour guette
Du plus haut de la hune
Le signe
Le souffle
L’onde

Qui va recercler les hanches des canards

Le lien patient a cassé la glace de son étrave
Elle se dresse
Son jour en corps au centre de la nuit
Demandant pardon aux hommes de n’avoir su trouver l’emplacement du bonheur
Présentant sa présence à portée de coeur
Debout dans ses yeux
Sur le sable qui moule ses chevilles
Au seau appâté par la pelle de son désir
Trois cormorans crient d’elle et de lui
L’île n’est plus lointaine
Ile y est pour ailes
La marée s’est retirée pour laisser passage aux pieds
A contre-courant la nage est vaine
Les coquilles crissent leur vide au marché des nus pieds
L’eau douce sale les larmes et bleuit les joues
Le jour n’est plus loin
Occis gênes et pièges menant droit aux naufrages
Une lueur tend son cordeau mauve sur l’horizon
Qui dévoile le chenal
Sur le môle nimbé de blanc un home attend
L’ouverture des portes de l’écluse pour changer d’étiage

Niala-Loisobleu

19 Octobre 2015

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https://www.youtube.com/watch?v=zIyxfQvGih0