Le Seuil


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Le Seuil

Le couloir au pied des marches
marque un temps d’arrêt
De la grande armoire ouverte
des coins de rues balancent la boîte à musique, cartons perforés des grandes orgues, mariage, ah si c’était à refaire, putain de barbarie
Un après
l’autre le vagissement d’un enfant
Du bonheur en fossettes ça vous chavire charivari
ça c’était avant que la mariée soit en noir
Puis un palier ça monte
pour la pêche à pieds
grandes marées
Sur les dunes un monsieur cherche son slip  au fond de sa jeunesse
la palisse retient les oyats
aïe ça pique en corps de voir les nudistes jouer à la balançoire
top laisse
Traîne l’haveneau P’tit-Mousse, t’auras de la rose si tu vas au bouquet
mais faut racler le goémon pour démazouter le pore du lisier
Elle
elle est toute seule, au milieu des autres qu’est voit ou pas
les borgnes et les devins, les coupables et les innocents, les qui la trouve grosse et conne et la différence de l’amour de l’âme avant le corps, les qui lui bouche tous les orifices de la ligne d’horizon et puis il y a l’Emile et une nuit qui se fait toujours attendre
Un soleil gros comme un creux plein
ô la vie putain
c’est tout sauf juste
Les tropiques du camp serrent
va falloir passer où se laisser couler
Le Seuil
c’est mains tenant, oui mais lequel dit la vieille assise sur la chaise devant sa façade où la vie passe sans s’arrêter et jamais rien voir du point qu’elle tricote, ses seins bien à plat sur les cuisses où le petit chat dort sans ronronner. Quoi deux mains ? Ben, que bal, fais pas de pétard, ce sera encore 14 Juillet.
Niala-Loisobleu – 08/04/16 & 13/07/17

MON LONG DU LONG


MON LONG DU LONG

La jetée étire le reste de la nuit vers l’interrogation factice du quotidien. L’embarcadère pour touristes vers les îles était une foi, dort encore dans un rêve à laver la voie . Dans quelques heures il y aura la queue pour embarquer. Les haubans s’en foutent des filles de joie des bars à marins. Ils gémissent de jour comme de nuit sans faire semblant de jouir. La petite lumière qui saute est bien tranquille à l’intérieur du phare. Tout en haut des escaliers, comme ceux où la Butte funiculait des battements de Bateau-Lavoir. Le tant où la bohème posait nue entre les mains de la couleur. Mon coeur et moi, nous sommes sortis du sommeil avant d’être étouffé par l’outre-noir. Cet hymne au désespoir qui rapporte. La joie ça coûte seulement. Comme le prix d’une vérité qu’il faut cacher. Tu t’y colles câlin-maille-art. Faut reconnaître sa soeur en fouillant dans la culotte du zouave, Le mariage pour tous c’est l’étroit mousquetaire d’une politique à la vue basse où tout le monde s’engouffre devant comme derrière. Les murs sans fenêtres ça n’accepte pas les appuis pour les géraniums avec les odeurs de roucoulements amoureux. En revanche ça cultive le pigeon au point que les évangélistes en sont dépassés. Vaut mieux se quitter que de vivre dans un paraître imposteur. Qu’est-ce que je pourrai faire de bleu sans l’amour qui le fait naître ? De l’autre-côté du mensonge l’herbe reste vers. Et le bois vert. M’aime la planche de cabane se fout du surf sur la vague de la dernière mode, tant elle sait qu’on ne sel pas un cheval à cru. La mer ne se montre qu’en plongée, en surface c’est que capitaine de St-Tropez. Je retourne au fond des plis d’accordéons, pêcher la nacre des chansons pour retrouver mon vrai Capitaine. Vos chagrins ne collent qu’à l’appeau. Je vis de sel de nos larmes, dans l’estuaire  de la douceur de ta côte sauvage ouvrant grand large.

Niala-Loisobleu – 10 Juillet 2017

 

ENTRETIEN D’EMBAUCHE


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ENTRETIEN D’EMBAUCHE

Un claquement aux flancs de la ligne de mire, remue la torpeur d’une conversation mise en consigne. Le voyage des mots est au quotidien la vacance des problèmes de circulation. Ni la vitamine pas plus que l’extase scie ne savent conduire à l’équilibre qui tient sur le fond de la liaison continue. Tous ces portables qui ne savent plus se taire, causent en continu à tort et à travers. Tu peux te faire renverser à tous moments par un quidam collé à son mobile. Regardant la façade des maisons, je cherchais dans le linge accroché aux fenêtres, le souvenir d’un coup de battoir au lavoir. Le fessier mouillé jusqu’aux genoux les lavandières se racontaient leurs amours d’une voix en ayant gardé l’odeur. Ah, fallait voir l’eau claire comme elle te rinçait  les pores qui s’étaient mis à la colle sur la literie. Le sain était grand ouvert, je me souviens comme j’aimais y poser mes yeux à téter. Curieux du bon côté. L’herbe se tendait à deux pas, toute languissante de voir et d’entendre la nature parler sans qu’un besoin de prompteur, la machine à faire lever et applaudir, se mette à diriger la conduite à tenir. Nature, bordel ce que tu sens bon. T’as autre chose dans la pigmentation qu’une fausse idée de bulbe en panne d’imagination. L’aisselle c’est fait pour ne pas s’évanouir. Aussi ce matin que je te pense, chaude de l’oreiller, tu devrais bien comprendre mon envie de te passer à travers seins, pour un raccourci qui rallonge le chemin du terminal. L’eider ou l’oie qui t’as marqué la joue, me fait sa plume pour t’écrire en corps tout le long du long de tes vallons.

Niala-Loisobleu – 5 Juillet 2017

LA BOÎTE A L’ÊTRE 17


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 17

 

TABLEAU D’UNE PENSEE

Traits d’un frisson

les plus hautes herbes penchent la tête

rien naît en corps

Là-bas

bien plus loin que l’attente

qui pourrait dire ?

A moins que rien ne soit

Aux ardoises les craies qui ne serviraient à quoi

ça n’existe pas

Quelques calcaires ondulant aux courbes des fûts

n’ont pas déshabillé les strates du goût des crûs

Dehors la rivière volage

Le chai tient l’effusion au frais

prêt a embuer le coeur du vert

à pieds

pour la tracée du nouveau chemin

Un bourgeon hiverne sous sa calotte

dans l’humus sphère australe

A la fourche le nid perle

Un peintre tout vêtu de bleu outremer

s’apprête à faire monter la mer

au-delà d’ailes

pinceau à l’encrier d’un autre continent prêt à écrire

en lettres vacantes

pour tirer les pieux émergents du ponton

avec l’archet du violon

Plus qu’un jour

la vie reste éternelle

L’ô séant

Niala-Loisobleu – 9 Août 2013

 

Cette eau d’orages a plein d’espoir dans sa crise de goutte. L’urique acide ne plie pas le je nous. Seulement la transpiration des odeurs louches d’aisselle plus qu’elle ne monte en selle. A vue de nez, il est l’heure de nettoyer l’atmosphère et de rendre aux maux le rejet qu’on en dit.

Niala-Loisobleu – 28 Juin 2017

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CHEVAL DE POSTE


CHEVAL DE POSTE

Piqueté

de chants d’oiseaux

un ciel bleu

pédale

Les mots du chemin vert

toujours debout

n’ont pas eu le Rubicon à franchir

Le vent porte à porte tient la foulée du cheval de poste changé en relais. Les feuilles du tronc vertical ont l’encre dans la veine, roulant au rythme de la plume nourrie par les voyages en quête d’apprendre sans négoce. Les froufrous du bloc-notes remuent la pensée de leurs doigts au plus fou de leurs caresses. Un tableau picaresque, des villageois, des meules, que de feux de St-Jean ils tiennent dans leur amadou. Saute ma Muse, je ricoche d’une rive à l’autre. Pont-levis et herse libres de droits.

Niala-Loisobleu – 25 Juin 2017

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CE SOIR


 

CE SOIR

Appuyé sur l’horizon le regard se porte

à col ouvert

Quelques paroles à musique sur la portée du sens positif qu’on lui donne de préférence à ceux qui tombent à côté. Il y a dans la rondeur l’élasticité de ce qui allaite. Vivre en dépit de ce qui fait tout pour s’y opposer ce n’est pas le mauvais choix. Vu qu’en dehors du suicide peu d’options se proposent comme solution.

Une musique de Simon and Garfunkel traverse la pénombre en laissant à la lumière assez de place pour poser ses pieds. On marche, armés de cette force que rien en dehors de son espoir ne justifie. Le croyant et l’incroyant se rejoignent, une foi peut-être différente, mais voilà, les différences complètent davantage qu’elles ne soustraient.

Niala-Loisobleu – 18 Mai 2017

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