LA BOÎTE A L’ÊTRE 17


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 17

 

TABLEAU D’UNE PENSEE

Traits d’un frisson

les plus hautes herbes penchent la tête

rien naît en corps

Là-bas

bien plus loin que l’attente

qui pourrait dire ?

A moins que rien ne soit

Aux ardoises les craies qui ne serviraient à quoi

ça n’existe pas

Quelques calcaires ondulant aux courbes des fûts

n’ont pas déshabillé les strates du goût des crûs

Dehors la rivière volage

Le chai tient l’effusion au frais

prêt a embuer le coeur du vert

à pieds

pour la tracée du nouveau chemin

Un bourgeon hiverne sous sa calotte

dans l’humus sphère australe

A la fourche le nid perle

Un peintre tout vêtu de bleu outremer

s’apprête à faire monter la mer

au-delà d’ailes

pinceau à l’encrier d’un autre continent prêt à écrire

en lettres vacantes

pour tirer les pieux émergents du ponton

avec l’archet du violon

Plus qu’un jour

la vie reste éternelle

L’ô séant

Niala-Loisobleu – 9 Août 2013

 

Cette eau d’orages a plein d’espoir dans sa crise de goutte. L’urique acide ne plie pas le je nous. Seulement la transpiration des odeurs louches d’aisselle plus qu’elle ne monte en selle. A vue de nez, il est l’heure de nettoyer l’atmosphère et de rendre aux maux le rejet qu’on en dit.

Niala-Loisobleu – 28 Juin 2017

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Homme c’est à toi de décider


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Homme c’est à toi de décider

A regarder autour de moi, je voyais bien cette fébrilité qui, telle une vague scélérate se déployait alentours. Couchant la clarté des idées dans un imbroglio de sentiments à priori semblables, conduisant à un désespoir collectif. L’anticipation de l’irrémédiable s’étalant comme la panique qui dirige la foule. L’impression générale se conforte. Les contrariétés ordinaires sont remisées en arrière, la peur avec sa majuscule anonyme fait la une.

J’ai vu de la vie trop de rivages pour manquer de souvenirs. Ma naissance m’avait donné ceux de ma famille. il ne peut y avoir l’ombre d’un doute, je crois pouvoir affirmer que le monde à la même peur de vivre depuis son origine. En évoluant, il change juste la manière de la vêtir pour la transporter. La citrouille de Cendrillon s’est faite capsule intersidérale, voilà tout. En revanche à part la technique, rien ne bouge dans le bon sens au niveau du comportement humain. A part l’appauvrissement au propre comme au figuré..

Voilà qui me pousse à une neutralité de pensée, moi l’engagé.

Je crois avec une nouvelle fermeté dans un monde pérenne, J’y crois à cause de l’impossibilité de laisser la dégradation se poursuivre. Où on change tout parce qu’on a plus le choix. Ou on laisse ses yeux voir à côté de ses pompes et préparez le convoi.

Tous les atermoiements individuels ou collectifs n’étant que cataplasmes pour gens de bois. Homme c’est à toi de décider de ton à venir.

Niala-Loisobleu – 5 Juin 2017

TAIN DE PROMESSE


TAIN DE PROMESSE

Est-ce la matière à couleur
que tu attends
corsage ouvert
quelques grains de sel dans la paume
ou la banda et ses cuivres coiffée de bérets rouges
Est-ce le temps que tu relayettes
dans la grotte de ton ventre
en posant tes mains d’ocre aux parois
les deux seins tremblants
devant la horde sauvage des hommes
Est-ce moi que tu retiens
noeud d’union qu’une promesse fila
dans l’haleine d’une odyssée
au dur métier de vivre dans les marées de larmes
corps enquillés pour ne plus dessaler
Le jour de demain se pouvant aussi bien nuit à huis clos
qu’appareillage à la découverte d’un espace libre hors naufrage
il sera
ce que Nous
en aurons faits, sortis de l’isoloir intime
Niala-Loisobleu – 22 Avril 2014
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MISE A JOUR


MISE A JOUR

Le grillage retient de la pêche à la ligne, ce silence de l’hameçon pris dans les herbes. Par les trous de mes oreilles m’arrive le vert de tes yeux posé dans le rouge espoir de la bouteille mise à la mer. Il y a du soleil plus qu’une sente céleste. Mes pieds aux tiens vont et viennent. Enfourché, le m’aime champ d’amour enracine son entité.

Niala-Loisobleu – 17 Avril 2017

Le cheval diamant, qui s’efface
dans la couleur la plus dense – la rose possible.
Neutre lenteur, pause de la matière,
Front de terre, aurore insufflée.

Animal taillé par la lumière dans la couleur
lapidaire, traversé par le goût de la terre,
promptitude et force de la masse qui se dresse
comme la terre de loin dans l’éclat de toute chose.

(…)

António Ramos Rosa (Extrait

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MOT A MOT 1


Mot à Mot 1


Louange des insoumis

À profusion se lisent aux fenêtres
les appels à la louange des insoumis

Est un signe de connivence
ce qui dans l’effusion s’improvise
Pays où l’irrationnel triomphe
y apparaissent une multitude d’étrangetés

Pour que s’abolissent les poncifs
il a fallu à tout prix un retour de force

Avant longtemps auront disparu
d’une tragédie les vestiges

Albert Ayguesparse

Comme le mort cérébral qu’on refuse de reconnaître mort, le paysage d’un monde qui a peut-être eu une âme, mais…me sourit de toute l’absence de ses dents. Il conviendrait certainement de reconnaître que j’en suis mordu tout seul. En l’absence de la réciproque. Les fruitiers d’un jardin n’ont de fruits que par la greffe de la semence au sillon qui trace au creux de la veine. Sang lui, rien. L’amour, élément vital de toute espèce, est incompatible au mariage pour tous. Marier son coeur à un cliché décharné de vie, c’est vendre son âme au diable. Il y a tout près, bien plus près qu’on ne le  voit, ce qui ne fait pas de bruit, battant d’énergie rentrée. Et dans ce qui ce montre sur une scène constamment ouverte, rien que du factice. Regarde en toi, la lumière ne fait pas clinquant, elle sourd de l’ô, naturelle, comme source vitale cachée. A force de courir d’un bout à l’autre du rien tu apparais comme une imagination sans scrupules, je te laisse à ton inconséquence, toi qui m’as trompé dès le début, tu ne seras pas ma fin. Être bon rime à tort avec con. J’aime le silence qui n’a rien vieilli du vrai malgré les années. Leur manque, leur vide apparent. Ce qui ne se montre pas est ce qui est visiblement intègrement pur.

Niala-Loisobleu – 7 Avril 2017

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Un champ d’îles


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Un champ d’îles

Savoir ce qui dans vos yeux berce
Une baie de ciel un oiseau
La mer, une caresse dévolue
Le soleil ici revenu

Beauté de l’espace ou otage
De l’avenir tentaculaire
Toute parole s’y confond
Avec le silence des Eaux

Beauté des temps pour un mirage
Le temps qui demeure est d’attente
Le temps qui vole est un cyclone
Où c’est la route éparpillée

L’après-midi s’est voilé
De lianes d’emphase et fureur
Glacée, de volcans amenés
Par la main à côté des sables

Le soir à son tour germera
Dans le pays de la douleur
Une main qui fuse le Soir
À son tour doucement tombera

Beauté d’attente Beauté des vagues
L’attente est presque un beaupré
Enlacé d’ailes et de vents
Comme un fouillis sur la berge

Chaque mot vient sans qu’on fasse
À peine bouger l’horizon
Le paysage est un tamis soudain
De mots poussés sous la lune

Savoir ce qui sur vos cheveux
Hagard étrenne ses attelages
Et le sel vient-il de la mer
Ou de cette voix qui circule

Abandonnés les tournoiements
D’aventure sur les tambours
L’assaut du sang dans les plaines
Son écume sur les Hauts

Abandonné le puits de souffrance
La souffrance au large du ciel emporte
Dans la foule des fromagers
Sa meute de mots et sa proie

Abandonnée tarie la mesure
Démesure des coutelas
Cette musique est au coeur
Comme un hameau de lassitude

Beauté plus rare que dans l’île
Ton grand chemin des hébétudes
Va-t-il enfouir son regard
Dans la terre, humide douce

Les hommes sortent de la terre
Avec leurs visages trop forts
Et l’appétit de leurs regards
Sur la voilure des clairières

Les femmes marchent devant eux
L’île toute est bientôt femme
Apitoyée sur elle-même mais crispant
Son désespoir dans son coeur nu

Et parmi les chants de midi
Ravinés de sueurs triomphales
Sur un cheval vient à passer
La morte demain la Pitié

L’île entière est une pitié
Qui sur soi-même se suicide
Dans cet amas d’argiles ruées
Ô la terre avance ses vierges

Apitoyée cette île et pitoyable
Elle vit de mots dérivés
Comme un halo de naufragés
À la rencontre des rochers

Elle a besoin de mots qui durent
Et font le ciel et l’horizon
Plus brouillés que les yeux de femmes
Plus nets que regards d’homme seul

Ce sont les mots de la Mesure
Et le tambour à peine tu
Au tréfonds désormais remue
Son attente d’autres rivages

L’après-midi le Soir les masures
Le poing calé dans le bois dur
La main qui fleurit la douleur
La main qui leva l’horizon

Sur vos chemins quelle chanson
A pu défendre la clarté
Sur vos yeux que l’amour brûla
Quelle terre s’est déposée

Outre mer est la chasteté
Des incendiaires dans les livres
Mais le feu dans le réel et le jour
C’est ce courage des vivants

Ils font l’oiseau ils font l’écume
Et la maison des laves parfois
Ils font la richesse des douves
Et la récolte du passé

Ils obéissent à leurs mains
Fabriquant des échos sans nombre
Et le ciel et sa pureté fuient
Cette pureté de rocailles

Ils font les terres qui les font
Les avenirs qui les épargnent
Ô les filaos les grandissent
Sur les crêtes du souvenir

Mulets serpents et mangoustes
Font ces hommes violents et doux
Et la lumière les aveugle
La nuit au bord des routes coloniales

Toute parole est une terre
Il est de fouiller son sous-sol
Où un espace meuble est gardé
Brûlant, pour ce que l’arbre dit

C’est là que dorment les tam-tams
Dormant ils rêvent de flambeaux
Leur rêve bruit en marée
Dans le sous-sol des mots mesurés

Leur rêve berce dans vos yeux
Des paniques des maelströms
Plus agités que la brousse profonde
Lorsque passe le clair disant

Beauté sanguine des golfes
Ô c’est une plaie une plaie
Où danse le ciel, grave et lent
De voir des hommes nus et tels

Et l’île toute enfin repose
Dans le chaud des maturités
Mûr est le silence sur la ville
Mûre l’étoile dans la faim

Ce qui berce dans vos yeux son chant
Est la parure des troupeaux
L’herbe à taureaux pour les misaines
Le dur reflet des sels au sud

Rien ne distrait d’ordre les vies
Les hommes marchent les enfants rient
Voici la terre bâtée, consentante
De courants d’eau, de voilures

Quelle pensée raide parcourt
Les fibres les sèves les muscles
De la douleur a-t-on fait un mot
Un mot nouveau qui multiplie

Celui qui parmi les neiges enfante
Un paysage une ville des soifs
Celui qui range ses tambours ses étoffes
Dans la sablure des paroles

Guettant le saut des Eaux immenses
Le grand éclat des vagues Midi
Plus ardent que la morsure des givres
Plus retenu que votre impatience d’épine

Celui que prolonge l’attente
Et toutes les mains dans sa tête
Et toutes splendeurs dans sa nuit
Pour que la terre s’émerveille

Il accepte le bruit des mots
Plus égal que l’effroi des sources
Plus uni que la chair des plaines
Déchirée ensemencée

Sa clarté est dans l’océan
Dans la patience que traîne
Vers où nul oeil ne se distend
La flore d’îles du Levant

Ce qui berce en vos yeux son chant
Pour atteindre le matin ô connue
Inconnue c’est la chaleur fauve
Du Chaos où l’oeil enfin touche

Île ces requins vos fumures
Le charroi de votre sang l’homme
Et sa colline la femme et les cases
L’avenue dans ces miroirs les Mains

Est-ce oiseau, une racine qui gicle
Est-ce moisson, l’amitié grandie de la terre
La même couleur éclabousse, caresse
La souffrance est de ne pas voir

Beauté de ce peuple d’aimants
Dans la limaille végétale et vous
Je vous cerne comme la mer
Avec ses fumures d’épaves

Beauté des routes multicolores
Dans la savane que rumine
L’autan plein de mots à éclore
Je vous mène à votre seuil

Écoutant ruisseler mes tambours
Attendant l’éclat brusque des lames
L’éveil sur l’eau des danseurs
Et des chiens qui entre les jambes regardent

Dans ce bruit de fraternité
La pierre et son lichen ma parole
Juste mais vive demain pour vous
Telle fureur dans la douceur marine,

Je me fais mer où l’enfant va rêver.

Edouard Glissant

Et sur ce caillou isolé où j’île, tout de délicatesse et sans vernis, où le moindre souffle est intention, non de plaire mais d’apporter plaisir, gage de tendresse, amoureuse affection qui arme les plates complaisances en béton de preuves en différence intangible et fondamentale entre l’acte et les belles paroles, je me fais relation à l’Autre en pudique nudité, ainsi conscient de m’exposer à la méchanceté. Je n’étais que poussière, avant d’y retourner je me suis fait pierre.

Niala-Loisobleu – 2 Avril 2017

LA BOÎTE A L’ÊTRE 12


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 12

BLEUS-BLANCS MATINS 1

Depuis bien avant que pointa le Premier Printemps, celui qui n’a toujours eu d’autre apparence visible que celle de l’Âme de la Pierre, mes yeux n’ont fait qu’anticiper la Naissance. Je laisse les nuits aux salles de travail des maternités, tout contre ce Bleu-Blanc, qui en perdant les eaux, a allumé le Matin.

La route de nuit est épuisante de longueur, lourde d’embûches, cruelle d’animaux cauchemardesques dont les cris font parfois peur aux étoiles quand leur course passant à la lenteur, tétanise l’espérance. Armés de maisons blanches accrochées aux flancs des sierras, mes ongles ont griffé la terre des couloirs du labyrinthe d’un rouge de l’arène, pas pour l’estocade, rien que pour la mise amor. Comme une aube coupant les ténèbres d’un trait rose, tu es là depuis qu’avant tout ce qui a été détruit recommence.

Matin où la Lumière tremble d’humilité

Donnant son sein pour nourrir de sa rosée

l’espace que le vent ouvre

Tu n’as plus lors que la nudité pour t’habiller

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Bleus-Blancs Matins 1 – 2013 – Niala – Acrylique s/toile 61×50

«…Nous ne pourrons dire que le silence nous enflamme que lorsque les paupières intérieures auront le poids des amandes et que les épaules respireront la montagne au coeur de la brise. Alourdis par l’ombre dans la sève épaisse dans la tension qui réunit les bords et le tond nous irons dans le courant qui remonte obscur et léger si loin que la distance ne sera plus la distance. Et un chant naîtra de l’ignorance vive où le silence nubile sera une blanche gravitation et un mouvement de sable réunira les bras des amants,,, »

Antonio Ramos Rosa (Extrait du Livre de l’Ignorance)

J’écris de couleurs pêchées dans l’encrier de ton ventre, posant chaque lettre sur la fondation d’une éternité étrangère aux dieux, que le temporel lucide pousse au seuil des autres pour nourrir un Jardin boisé de l’ Arbre-Forêt, celui de tes seins fruitiers.

Ô Bleus-Blancs Matins

nous voici de nouveau en bas des marches

notre lit est rivière[

Niala- Loisobleu – 23 Novembre 2013 / 22 Février 2017

Ce jardin où je reste suspendu…


Ce jardin où je reste suspendu…

Sorti par la bretelle, l’état long épuisé va s’arrêter pour un changement de relais. Mon An Neuf, encore petit, nu jusqu’au bout de l’ongle, sait déjà par où il franchira la frontière de l’ancien. Délaissant l’autoroute par goût des chemins de traverse, il va s’offrir sans péage un sentier de contrebande.

Ainsi pensai-je au matin de la St-Sylvestre,

dans un environnement perso découvert de fausses promesses et assez nu pour ne rien me mentir, sachant assez d’hier pour taper à demain un vrai gospel. Chez les hommes le coton se récolte en toute saison.

Ma lumière à couper les ténèbres à la main gauche, me posant la bonne interrogation, hors du petit bouton, ce ver point noir du mentons-nous les uns aux autres.

Rendre aux hommes…ce que d’autres leur ont pris ? Le jardin à mon à vie ne dépendant pas d’un mythe infesté de serre-pans, produit où fait friche selon qu’on le jardine. Où tu laboures ton carré en permanence, où tu te la joues Waterloo en te bandant les yeux et l’appendice caudal en te la trichant Austerlitz.

Non ne pas donner à l’oiseau plus d’ailes qu’il n’en peut. Le corps beau tenant plus de fromages qu’il n’acte dans son plumage.

A peine les guirlandes arrivent à terme dans la culture à gagner le paradis ou à  ne plus jamais avoir froid en enfer, que les lucioles pourraient bien baliser l’entrée par derrière au cimetière des zélés fans de la dérision. L’esprit ceint de la faute imposée à la machine à vapeur. Pas celle du mariage pour tous ou de l’équité féministe voulant la peau du macho pour s’en revêtir. Ah ce jardin, qui assaisonne par défaut est un drôle de monde plus fort en gueule qu’en retroussage de manches. Vieux scout bidon qui tresse son haleine sans vouloir retenir que la mauvaise action c’est lui.

Le monde est notre désir.
Le monde est notre vouloir.
Il n’y a rien à dire du monde — sauf qu’il nous ressemble trait pour trait.
Si nous le trouvons médiocre — c’est que nous sommes médiocres.
Si nous le trouvons vain — c’est que nous sommes vains.
Si nous le trouvons affreux — c’est que nous sommes affreux.
Si nous le trouvons dur — c’est que nous sommes durs.
Si nous le trouvons morne — c’est que nous sommes mornes.
Si nous le trouvons petit — c’est que nous sommes petits.
Si nous le trouvons écœurant — c’est que nous sommes écœurants.
Si nous le trouvons hostile — c’est que nous sommes hostiles.
Il ne changera que quand nous changerons.
Il est nous et indéfiniment il nous ressemblera.
Pour l’instant c’est un monde de terre sèche.
Il y aura un brin d’herbe quand vous serez devenus brin d’herbe.
Ou alors laissez tout crever.
Les démoniaques des pouvoirs ont ce qu’il faut dans l’arsenal pour une gigantesque épouvante.
Une gigantesque Mort.

Louis Calaferte (L’homme vivant 1994)

Ainsi en sera-t-il

à mon jardin

resterai suspendu

Laboureur, semeur, récoltant

Niala-Loisobleu – 31 Décembre 2016

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Qu’il est Beau mon Visionnaire


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Qu’il est Beau mon Visionnaire

 

Car nez de bord,

n’est déjà pas n’importe qui

dès le départ

serait-ce-t-il de ceux dont on fait les deux vins qui voient venir de loin ?

L’entre deux mères nom d’un siège…ah non me dites qu’ils étaient Troie…

Avec une pointe de blanc de plain-pied dans le rouge

la rosée mouille cul sec en Provence

fauché comme les blés

Ventoux

et garde rien

Juste la nue-propriété

de l’abondance

pour mieux tout découvrir

c’est moins que la ficelle d’un string

Un chemin sans péage mène atout

l’autoroute mène à rien avec des sous

entendus

à 130 sauf quand y pleut

c’est 110 de der

alors que quand y mouille toujours

les sentes chêvrent ce gain au soleil des jours

Mon Capitaine en voyant mes yeux remplis de lointain

tire le radeau du fond des Minquiers

Viens me dit-il de sa voix bonbon Gare de l’Est

maintenant que j’suis lainé

on aura plus froid aux bans quiz

La polaire est bonne conseillère

Quand j’ai vu les moutons à perte de vue

j’ai sorti mon crayon et mon tableau de bord

l’abstrait m’est devenu connu

rien n’était plus clair que les vagues

du menteur national de la raie publique française

Le bleu n’avait eu jusqu’alors cet éclat noir sans désir

pointillé qu’il était des poings rouges, jaunes, verts, mauves

de qui

Seurat Seurat 

a fait une chanson pointée vers le futur

L’amour qui se trempait la moitié du soleil

dans la tombée du jour

fit un bond d’ô fin

à faire flipper

les grands classiques du ras d’eau

comme qui dirait médusés

Ce visage nouveau de mon âme

en abstrait

n’avait jamais eu de plus figurative représentation

au point que je dus reconnaître m’avoir reconnu

pour ce que m’étais jamais dit

Se parler de soi sans se mentir

à parfois un don d’éclairage différent sur les autres.

la preuve

dans ma montagne avec juste le soleil pour feuille de vie, je te vois ô Toi mon Amour comme  la raison majeure de m’arroser la plante pour tenir tige dressée.

Niala-Loisobleu – 12 Octobre 2016

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