6 réflexions sur “Scan 6

      • oui, ça j’avais bien compris, mais « like » ça ne te va pas non plus, et « c’est bô », pas plus, tu peux supprimer mon com, ce sera le mieux. Je me suis fritée avec une bonne-fausse-copine sur tweeter, et donc, c’est pas mon jour, je retournerais donc au confinement pour… un an et demi,

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        • L’ANTI-TOI

          A l’état de mante et dans son beau corps de corbeau et de tatou, l’homme hume et allume un pâle tourment nid, nid infini.

          Mille tatous tatouages, mille tatouages couvrent d’un beau manteau d’ours et de loup, d’un beau manteau de velours lourd, sa serre, sa cervelle frêle et sauvage, mille tatouages mentaux
          couvrent son cerveau de vautour :

          l’étrange anneau d’une nourriture qui le noue et le mange, l’effroi du ‘ froid et du chaud qui le chasse et l’effrite, la poussière qui le pousse, qui le ronge, qui le hante, l’effort
          de tourner vite, nu, inné et dément, de tourner inutilement dans un trou qui le songe et partage, et puis il y a l’efficace qui l’épuisé et l’efface devant l’absurde et
          l’absence de toute essence paire, rixe instable, impaire, impérissable, de toute essence impérissable, sable mouvant, vent, or, or, rage nuancée, le muet et toi, et toi, toile
          étoilée, sourde-muette» boîte vide, boiteuse, filante, lente et rapide sur l’écran de mon crâne tatoué à l’haleine de ma mère tatouée et
          tuée à l’intérieur de mon dedans, mot dent, mordant mordu et tordu dans mes cris mentaux, dans mon crime mental, creux creuse creusé dans la peau de mon cerveau, en pleine
          plaie terre, terreur et vertige de l’or, de l’or, de l’horreur de vie, de vivre comme les poux, comme l’époux de l’épouvante, en pleine mort vivante du mot, du monde mortel tel que la
          vie de ce monde vide et immonde nous l’inflige.

          Avec ses maux de tête, de traître, avec les maux, les mauvais coups qu’elle joue quelquefois au couple capital, la vie coupe une fois pour toutes, pour toujours, en petits maux, en
          petits mots, en tous petits morceaux le corps fondamental du couple, cette mante démente du moi sous-souple et total et en fer, enferme le beau, le beau corps, le beau corbeau fondamental
          mental du moi dans une cage métallique, lit métaphysique qui le rend fou, froid, prisme, prisonnier et mère, père périssable.

          Mais les tatous qui sonnent, les tatous qui sont tous tâtés aux os par moi, les tatouages mentaux d’un zoo qui pousse dans mon anticerveau à moi, ce faux dément en rage
          contre les maux, contre les mobiles qui me séparent de mon toi, qui se parent de ma bile à moi, qui se partagent abus abusif abusivement le moi et le toi à moi, rampent, plissent
          et remplissent en moi la panse, la pensée dé déjà pensée et labile du toi et la remplacent par une pensée pensante, saillante, saignante, qui à son tour est
          repensée dans une sorte d’autopensée errante, erratique, erotique et vie viol violemment absente.

          Ainsi l’an, l’anti, l’antinomie mythe et vie écrit vite sur l’épée son nom d’épave qui sait, qui roule, qui s’écroule dans la vie, car les deux terres, les deux termes
          de l’antinomie jouissent mais d’ici, dissimulant l’anti-anti, le trois, qui à son tour les simule en deçà ou d’ici, distançant ainsi encore plus la distance entre l’un,
          elle, elle et l’autre.

          Elle lance et contourne un évanouissement contractile tactile, contradictoirement tourné vers l’autre, et contre-balance un épanouissement expansif autour d’un front à
          distance, rond, pensif, content, plat, actif et contemplatif.

          Capturant l’essence du moi à ses vices, à ses viscères qui puisent tout, qui puisent toute leur haine, or, or et orme, toute leur énorme puissance d’un rêve
          mâché par l’écho d’une bouche errante mais puissamment atta-quée-attachée au cordon d’ombre ombilical comme une bille qui glisse dans un beau bocal vide ou sombre, la
          tour du moi tourne comme une bille, elle tourne tout doux douce doucement dans le tourbillon du ventre mental.

          Et c’est à l’or du mot, hors, hors du monde dévot dévorant que la mante, c’est alors que la mante mord le corbeau dans son centre.

          Avec émoi dans le cœur et la crainte solitaire de se taire à jamais derrière sa tête, le moi casse et anime le toi qui l’aimait et qui étale ainsi, étoile
          éteinte et lointaine, toute une astronomie animale sur l’étreinte.

          Au nom de l’antinomie frénétique et exquise, l’anti-toi est un tatou schizophrène et unique.

          Ghérasim Luca

          N.B.: Caprice de WordPress mon like ne fonctionne pas…
          N-L

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  1. le mien oui, il fonctionne, et donc, merci pour cette page de poésie… Ailleurs, on m’a dit que je consommais de la poésie comme du double cheese-burger, ça m’a tétanisée… la méchanceté me tétanise, même si mon but premier n’est pas de plaire…
    PS : WordPress est une plateforme à caprices : bien qu’abonnée à ton blog, je ne reçois jamais d’avis de parution de tes billets… Mais je viens régulièrement 🙂
    Je t’embrasse Alain, et oui, je persiste : me plaisent tes dessins, et on doit aux restrictions de tubes d’acrylique le plaisir de les savourer… en sus de tes tableaux

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    • Je redoute la correspondance inexacte des vérités journalières
      Comme une pénurie d’acrylique avec laquelle je jongle comme un artiste de cirque
      J’ai une grande habileté des problemes d’ordinateur, principalement ceux de connexion qui me fait défaut bien qu’Orange se gave sans scrupule de mon abonnement
      Quant à WordPress c’est la cerise imprenable
      Tout le monde il est gentil,clament les méchants
      Si tu persistes, alors je signe et t’embrasse, Eva…

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