Irréfragable Permanence


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Irréfragable Permanence

 

Au fil du feu les laves ont brasé autrement qu’à l’éteint
le pipe-line des mers pour l’adduction d’ô de sa Nature
Des vents séculairement venus avant l’invention du poumon
le shaker des séismes ignore la glaciation pour tenir au frais ce cocktail unique sans apposer une signature
L’anonyme humble reconnu ne revendique pas quelque supériorité que ce soit
son Grand-Oeuvre sort de la polyvalence métissée du crayon inséparable de sa main

Le magnétisme de son regard reste au plus gris d’un bleu de Clarté

 

Niala-Loisobleu

8 Décembre 2017

 

Confession troublante de Jean d’Ormesson


 

La confession troublante de Jean d'Ormesson sur le plateau de Thierry Ardisson

Confession troublante

de

Jean d’Ormesson

 

Invité de l’émission « Salut les terriens » le 11 octobre 2008, Jean d’Ormesson se souvenait le silence de la disparition de Jean Cocteau, écrasée par celle d’Édith Piaf. Un demi-siècle plus tard, l’histoire, si troublante de prémonition soit-elle, se répète.

Dans l’ombre de la lumière. Ce mardi 5 décembre, un monument de la littérature française s’en est allé. Jean d’Ormesson est mort à l’âge de 92 ans, succombant à une crise cardiaque quelques mois avant la parution de son dernier roman, posthume, étonnamment baptisé Et moi, je vis toujours…

La médiatisation de la mort de Jean d’Ormesson a rapidement été écrasée par celle de Johnny Hallyday ce mercredi 6 décembre. Les deux hommes sont morts à quelques heures d’intervalle. Coïncidence troublante, Jean d’Ormesson était né un 15 juin pour mourir un 5 décembre ; Johnny Hallyday, lui, était né un 16 juin, et est mort un 6 décembre. Sur le plateau de Thierry Ardisson sur Canal+, Jean d’Ormesson s’était laissé aller à une confession aujourd’hui pleine de prémonition.

« Un écrivain doit faire attention à la façon dont il meurt » avait expliqué Jean d’Ormesson sur le plateau de Salut les terriens, évoquant la triste mort de Jean Cocteau, écrasée par celle d’Édith Piaf quelques heures auparavant : « C’est très mauvais pour un écrivain de mourir en même temps que Piaf par exemple. Piaf a pris toute la lumière pour elle, et on n’a pas beaucoup parlé de Cocteau » s’est-il souvenu. Un demi-siècle plus tard, l’histoire se répète, et elle le concerne, puisque la mort de Johnny Hallyday a pris toute la place. Ce vendredi, un hommage national est rendu à l’écrivain élu de l’Académie Française depuis les Invalides.

Source internet du 08/12/17
Je publie cet article, non pour ouvrir une polémique sur le présent sujet d’actualité. Comme  d’habitude j’ai fait part d’intimes convictions, je savais qu’elles ne seraient pas comprises. Je regrette d’avoir laissé une impression d’acharnement vis à vis de notre président. Ce n’était pas le but. Celui que je poursuis demeure le même : mettre la réalité les hommages par ordre du mérite.
Monsieur Jean d’Ô n’a pas attendu de mourir pour vivre sa vision prémoniitoire de l’hommage que la France lui rendrait.
Et là ça n’est pas moi qui parle, c’est lui qui le dit.
Niala-Loisobleu – 8 Décembre 2017

Je ne peux t’oublier


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Je ne peux t’oublier

 

DERIVE

Lorsque le ciel et la mer se rencontrent
Dans le brisant de l’enclume
L’écume explose et sonne l’heure
Où la terre va pleurer ses marins

Ils crient, hurlent, harcèlent les dieux
Devant les amers qui reculent au loin

Dans la colère où se noue leur destin
Chacun invoque ce qu’il peut
À chacun son promontoire
Les flots grondent dans le blasphème

Il n’y a plus de pilote pour ce voyage aux rugissants
Où les femmes implorent le grand hurlant

Dominique Blanchemain

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AFP, publié le jeudi 07 décembre 2017 à 14h16

« La France va rendre samedi un « hommage populaire » sur les Champs-Elysées au chanteur Johnny Hallyday, suivi d’une cérémonie religieuse en l’église de la Madeleine au cours de laquelle le président Emmanuel Macron prendra brièvement la parole.

Le convoi funéraire de celui que le président Macron a qualifié de « héros français » descendra les Champs-Elysées de l’Arc de Triomphe à la Concorde avant un « office religieux » à la Madeleine, a annoncé l’Elysée, un cas de figure exceptionnel pour un artiste.

Le président Emmanuel Macron « prendra brièvement la parole » pendant la cérémonie à la Madeleine, a indiqué la présidence de la République dans un communiqué en notant que les détails et les horaires de cet hommage seraient précisés « par les proches de Johnny Hallyday et la Préfecture de police » de Paris jeudi après-midi lors d’un point presse.

Producteur du chanteur de 1982 à 2010, Jean-Claude Camus avait évoqué dès mercredi une descente des Champs-Élysées: « C’est le rêve de Laeticia (l’épouse de Johnny). C’est aussi le mien. Je pense qu’il a droit à ça et ça permettra au public de lui faire un dernier adieu. »

En attendant, la dépouille du chanteur a été transférée jeudi matin au funérarium du Mont-Valérien à Nanterre, non loin de sa demeure de Marnes-la-Coquette, a-t-il indiqué.

Cet hommage devrait mobiliser un grand nombre de forces de sécurité en raison du grand nombre de fans attendus pour saluer la mémoire de l’interprète de « Que je t’aime », « Quelque chose de Tennessee » ou « Allumer le feu »…. »

 

Si de pareilles dispositions jamais prises jusqu’alors, ne peuvent convaincre les adeptes du macronisme, sur l’abus d’usage de toute occasion à ne pas laisser passer de se refalre une santé d’opinion…alors je tire l’échelle
Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2017

Faire profit de la perte, je dis niet


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Faire profit de la perte, je dis niet

 

Je m’écarte du bord de mer soudain conquis par un débarquement sur les plages d’un microsillon des années 60. La mort n’a pas à se faire insolente. En tonitruant sur le silence naturel au point  de frôler l’indécence. Une forme de blasphème.  Il me semble que je ne manque pas de respect, ni d’objectivité. Raison pour laquelle dès que je sens l’injustice apparaître je manifeste. Deux évènements dramatiques majeurs en 24 h ça ne peut laisser les vautours de l’info indifférents. Le détournement toujours aux aguets, saute sur la circonstance juteuse , m’insurge.

Johnny je t’ai connu tout gamin, sans me sentir copain malgré que s’en était le temps. Je ne trouvais rien me correspondant dans ta bande en formation. Il est vrai qu’en revanche celle dans laquelle j’évoluais, Monsieur dOrmesson y était en très bonne place. Je ne citerai pas les autres, les laissant en paix dans l’Ailleurs mérité. Puis le temps passant, j’ai reconnu que tu faisais exception. Oh rien de ton côté biker n’alluma en moi cet éveil, j’ai horreur des motos. Seulement quelque chose de magnétique s’est imposé. Malgré ton genre hâbleur de cow-boy, tu m’es devenu sympathique. Je t’ai aimé de quelque chose chose vraiment de toi, la nuance t’échappera pas je l’espère.. Seulement voilà je voudrais pour que tout garde sa vraie valeur que tu dises à la bande à Macron d’arrêter l’hémorragie d’hommage. Tu as autour de toi des femmes et des hommes d’une valeur supérieure, ce qui n’ôte rien à la tienne, pour qui on a pas dépassé le banal du communiqué aux informations du jour où ils sont partis. Je crois que tu es capable de comprendre ça. Je le fais parce que je n’ignore rien du fait que Monsieur Jean d’Ô ne viendra pas réclamer justice.

Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2017

Sur le Fil


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Sur le Fil

 

Le fond du jardin s’est ramassé sur un pot de terre cuite ébréché, il tremble, accroché au temps qui passe entre deux branches de cerisier Est-ce le nichoir qui a fermé ou un changement de propriétaire de cabane ? Quelque chose a changé. Le carreau sale ne peut pas attraper la moindre venue. Trop de glands sur le sol cachent la respiration des feuilles du papier à musique. Une silhouette fait son apparition de temps à autre, entre le petit bois et le brise-bise donnant sur le port. Quelques mots presque éteints sur la coque d’un bateau du chantier, tiennent comme ils peuvent sur le ber. Le calfatage goudronne les parties immergées. « Il était une foi » grince au bout de sa chaîne sur l’enseigne. Le bout de corsage qui dépasse du carton à chaussures tente de rétablir le dialogue. On ne peut pas lui reprocher le reste de fantasme qu’il a gardé dans le décolleté. Chaque entrée de peau nue à son mystère. Partis sans rien dire, ils ont laissé battre le volet pour ne pas accrocher l’hélice dans l’algue ô rythme. Le maçon me dit que les hirondelles ont la mémoire des avancées de Toi. Une sonnette de vélo tend le cou sur le guidon d’un regard qui nettoie la brume  à la pelle. Derrière l’école, deux enfants se disent à lire sans compter. Le sac de billes prêt à éclater de rire, penche du bon côté de la vie. Faut dire qu’il y a des jours où ça descend plus que d’habitude. Mais les canards que j’ai vu ce matin nager sur la Charente semblaient ce foutre du froid.

Niala-Loisobleu – 6 Décembre 2017

 

La Brûlure de la Douleur


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La Brûlure de la Douleur

 

Pris dans le filet d’un brouillard  épais, l’intelligible douleur se débat entre le derrière du rideau et l’avant-scène. De quoi es-tu fait du fond ou tout pour la surface ?

De plus en plus loin, les moulins dont Qiuijote cherchaient la réponse, meulent le grain pour en tirer profit plus que pour essaimer l’Autre.

 

LA BRÛLURE DE LA DOULEUR

La douleur poursuit lancinante
L’ombre de la pensée
Qui enrage dans
Son réduit

Et la grisaille démultiplie
L’idée fixe
Dans un esprit
Lourd qui voudrait
Broyer
Le sens avancé et
Ouvert à la grâce
De l’inconnue

O Frères humains
Que faire de la douleur ?

Pourtant la lumière guette
A l’horizon qui attend
D’être franchi
Et … Revisité – il calfeutrerait
L’humble souffrance
Dans la force
De l’instant…

Belle liberté sans complaisance à soi
On t’accomplit dans la brûlure
D’un poème échappé
Des lourds et petits
Pas ferrés
Par la peur

Tu es clarté et clairvoyance
A la pointe des
Souliers de
Plomb
Qui se transforment en ailes
De Pégase envolées
Contre l’obscure
Trahison de
Tout amour
Par un Narcisse monstrueux

Sans un cri – sans une larme
Juste en déployant
L’énergie de la terre
Pour changer
Le monde
Voici le défi écrit
Sur les cendres incandescentes
Sous le pied

Et le temps macère en poussant
A l’explosion des gonds
Sur les portes
D’acier qui
Abritaient l’orgueil
D’une douleur
Élevée dans
L’ombre de
L’Humain

L’enfer ouvert au regard
Des sans-soucis
Pourrait dire
Leur « sainte émotion » !
Devant la barbarie
De la souffrance
Quand elle se dresse
Face aux monstres
De tout Pouvoir
Il leur faut un miroir
A ces âmes sensibles !

Et les mordants veulent croquer
Les plus beaux fruits de
La misère
Ils se mettent en meutes
Et chassent le reclus
Dans la douleur

« Sentir »  comme ressent
Ce pauvre terrassé de souffrance
Pour le connaître et s’en servir comme
Marche-pied
De sa puissance
Impuissante : cela traverse
Tout « Thénardier »
Qui se vend et
Vend la souffrance
De l’innocent
Aux monstres de richesse !

« Sentir » de l’extérieur de l’art
Ce que ressent le poète
Sans avoir à comprendre comment
Il a pu accoucher dans la douleur
Quelques vers « délicieux » :
Sans viser la renommée
Ni le divertissement
Mondain
C’est comme vouloir faire sortir
De la boue de la vulgate
Le plus beau message
D’Humanité

Ainsi pérorent les petits rois
De la rhétorique qui
S’extasie devant
Le « sensible » génie
Après l’avoir conspué de
Son vivant !

Et la mode de la douleur
N’en finit pas avec
L’apostasie
Du bonheur lequel est quand-même aussi
L’apanage de ceux
Qui s’emploient
A moduler le
Cri de la
Beauté

Ainsi le tourisme de l’art
Juge et encense des valeurs
Déjà ossifiées par
La richesse
Au sacré nom d’un bonheur sensible
Tant de chaînes qui empêchent
De passer outre
La loi du commun : celle qui
Asservit la pensée et
Nie la douleur
Réelle pour
Encenser les prostitués
De tout art

De l’intérieur du poème
S’arrachent ces
Chaînes
Et s’ouvrent les musiques
Et les visions
D’un monde
Toujours à
Refaire …

« La littérature à l’estomac »
Lâchant son souffle
Au rebours de
Toute digestion culturelle
Ouvre au plus profond
De la respiration
Qui bat – bat
Contre la mort
Et surmonte ainsi
La souffrance
Que pas un mot de censeur
Et d’évaluateur ne peut
Sentir comme
Source de
La beauté

 

Alain Minod