LE CHEMIN DE PIERRES


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LE CHEMIN DE PIERRES

 

Pierres qui marchent

vieille maison isolée

dernier feu de quand

où on se tord

vrillés comme pampres qui gonflent au soleil

Le caillou sorti des pédales et rein d’autre

qu’un trou toujours à ô t’heurs

Ta voix taisant les cigales d’une écriture loin des vaches et de leur train

et coutelé à m’aime la toile mes pâtes plus mots de les

tu me lis une cabane née de lointaine montagne dans la musique d’un ventre tenu sur tes épaules, j’écoute les yeux d’un battement de pouls, à l’intérieur de l’âtre le vent qui vient de la mer sale le fumet qui court la garrigue, pincement, émoi, des gitans passent, la chaîne des Pyrénées fait stéréo d’un côté à l’autre de la frontière, oublions chaque moment de guerre…

 

Niala-Loisobleu – 14 Juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

T’AURAS DU BOUT D’UN


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T’AURAS DU BOUT D’UN

La nuit un court instant m’a tiré du lit, je me suis pas pour autant levé tard. Au couché les rames savaient pas trop où aller. L’arrêt en pleine campagne, dans un coin sans besoin de gare, au milieu de la nature se suffisait pleinement pour y retrouver son identité. Son réverbère lunaire, m’a reconnu sans fouiller dans mes papiers.

Le terrain dénivelé, sans voisin, mais par moments trop fréquenté par les cigales, incline de hauts-pins que le vent ouvre en parasols. Du vent d’autan plus. Le bois flotté de la plage, vient de lui, posé sur une fleur de sel. Les pierres abritent le glissement de tant de choses fortes, que la vipère s’en sort dans un compromis reconnaissant le besoin du naturel. Le brûlé d’une illumination d’idées reste aux tords partagés des ceps de l’accent local. La robe du relief adouci, recouvre la chair de fruits rouges où la cendre de bûcher maintient l’allumé au palais.

Sous la voûte le plafond se veut bas, il en demeure un chaud qui pousse au déshabille. L’idée nue est majeure. L’abri des dunes la dissimule au défilé troupier d’un mémorial Bastille. Mon arc de centaure en triomphe et Concorde. Ma musique n’est pas militaire j’aurais le bout d’un paisible bonheur sans m’engager en légion étrangère…quoi que la Poésie….

Niala-Loisobleu – 14 Juillet 2018

Chaleur à contresens


Quand je vois le néflier tirer la branche comme un moribond j’ai les yeux d’un chant perdu qui se souvient mot à mot des paroles. Le timbre sec épaule l’arrosage. Ça brûle comme les fumerons remontant d’une bataille autour des trous d’obus. Un combat contre soi et contre le climat. Mélange incongru lourd à porter. J’implore le frais qui ferait correspondre cette fatigue avec le motif qui me tient caché dans une ombre chaude. Brûlante comme un Toi en plein soleil. L’envolée agitant ses ailes évent taille…

N-L – 12/07/18