Les jardins suspendus de Barbara Auzou

Comme la Beauté traverse du rail d’Ouessant, me voilà par bonheur conduit par les chemins de sel qui ricoche sa pierre au gué des Corbières dans l’estuaire de ma côte atlantique

Entre deux mers

Voici Barbara Auzou,

poétesse jardinière en tout ce qui pousse à éduquer, former, fleurir et nourrir l’esprit

grains de mots semés à l »écriture prise comme peinture en langage du tant…

voilà ma Muse

frappant de ses poings la poitrine de mes toiles assise au pied du chevalet, ici présente

je vous invite  à aller lire ses poèmes, vibration permanente du sensible à fleur de peau…

 

https://lireditelle.wordpress.com/

 

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Tendre forfait.

 

 

Ce n’était même pas un forfait

juste une abdication

dans la forme et la destination.

Les lèvres scellées à l’art abstrait

du rapt et de la capture,

la peur suspendue aux plafonds

raide comme un dimanche hors-saison,

j’ai épousé la respiration du parquet tremblant

que l’on foule dans un murmure.

 

Je me pressentais arbre multiple rendu

aux hasards de ses branches.

 

Puis au détour d’un horizon en peine

la peur est revenue comme ravin au talon.

 

J’ai eu froid.

 

C’est alors que j’ai vu ton rire dans mon bas de laine

occupé à générer l’été.

 

Barbara Auzou.

 

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Merveilleuse incnséquence.

 

L’audace de nos oiseaux pleins de ruses

bat le linge intime

sous l’œil d’un vent furibond

et le soleil mordu rouge

à la bouche sourit

comme on s’excuse

de ce désordre fécond

où la lumière et ses filles

s’affûtent les jambes et l’esprit.

 

Notre merveilleuse inconséquence

mesure ravie sous son ombrelle

la part accidentelle

regagnée sur le cordeau de nos sévères existences.

 

Barbara Auzou.

 

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Ecole buissonnière.

 

La frontière du jour est rendue aux déserteurs et aux fleurs sauvages.

Les poumons de la liberté tendent l’oreille au revers rouge

et à la bordure du champ qui agite les grelots de l’assentiment et du sourire

loin de la dictée sévère.

Un fond de brouillard enserre la cheville charmée à l’angle qui s’attarde.

Sous le poids du pied l’herbe se défend dans un parfum sans fard

et dans la perspective d’un cœur rond les paupières doublent le fil du matin reconquis.

 

Le corps entier se suspend à l’orgueil du cri

et au globe coquelicot qui roule vers l’horizon.

 

Barbara Auzou.

 

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Nécessité du rêve

 

La chambre ouverte sur la nécessité de défendre nos rêves et sur les fleurs intimidées et roses d’un cerisier du japon,

nous repoussons du pied la verte vengeance de l’eau et la véhémence d’un ciel qui ne dort que d’un œil dans l’inquiétude violette de la nuit pulvérisant la lumière au patriarcat des nuages.

un soleil confus offre son dos rond à nos caresses et rampe vers nous surpris d’être appelé par son nom pour s’endormir au pied du lit.

Nous rejoignons sans bagages un pays de rivières au secret de rives jumelles.

Des poissons facétieux remontent le courant d’écailles aux sourires de nos yeux.

Et nous nous endormons comme des sauvages éblouis.

 

Barbara Auzou.

 

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Autrement II

 

 

Au vase de l’absence

un bouquet de lilas

à la feuille du temps

signale sa présence et

délie les bras.

Pas un bruit

Même pas un vrai printemps.

Seulement la crête chaude

d’une forêt de signes.

J’entends glisser l’enfant de cire

silencieux et digne

sur le parquet ancien

 

et je lui tends la main

de l’espace réconcilié.

 

Barbara Auzou.

 

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A l’ongle de la nuit.

 

Des insectes flambaient à l’iris fou

dans le tumulte d’une lumière de verre

égratignant la menthe vive du visage

et les rameaux roses de la perspective s’égaraient

dans d’obscures coulisses qui s’enroulaient à nos cous

comme des silences alternés qui gardaient vives

les distances et sensibles ses réseaux insensés.

 

À l’ongle de la nuit et dans l’émoi de son énigme première

nous en appelions à une nouvelle version des étoiles,

à un ciel délicat et complice et nous tressions téméraires

de nos doigts de blé, pour l’un et pour l’autre, à défaut de dire

la joie simple et les longs cheveux de la confiance claire

pour  disposer d’un lit d’osier où  doucement s’endormir.

 

Barbara Auzou.

 

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Indiscipline première.

 

Laisser ce à quoi on ne veut plus revenir

à la patine des objets consentants

et au plafond d’un ciel déjà moins bas

offrir un dos d’écume et une bouche cousue.

 

Se faire des jambes- voiliers

pour des raisons qui nous appartiennent

et pour ne pas mourir ailleurs qu’en haute mer.

 

Offrir des mains domestiques et nues

au sel de la joue immobile et fière.

Rendre à l’indiscipline première du temps

les heures rares arrachées au vivant.

 

Et accrocher de concert au minéral de nos prénoms

la similitude de nos lumières

comme en arrêt sur l’horizon.

 

Barbara Auzou.

 

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Où?

 

Si tu m’attendais quelque part

serait-ce à la pierre de l’enfance pétrifiée

dans les dimanches d’octobre embarqués

dans une lumière qui se fait verre au poignet

ou rebrousserais-tu le sens du manège

sur un cheval de bois mal peigné?

Te tiendrais-tu dans les fossettes de la distance

dans le nid ancien du pot-aux-roses

ou dans le soupir d’une saison mort-né au papier à fleurs

pour pan par pan l’arracher de tes mains?

Serait-ce au seuil d’une cuisine, coincé

entre la confiture et la faim, la fièvre et le feu?

Ou m’attendrais-tu à la minuterie morne du temps

pour m’enlever à l’autre moitié du monde enfin

et à la faveur d’une phrase péremptoire prononcée bouche close?

M’attendrais-tu endormie ou pâmée dans l’ellipse ou la plainte

dans des pleurs pour te plaire ou posée rose dans un ciel rare?

Si tu m’attendais quelque part

serait-ce au silence de mes statues, mutique au marbre de mes vers

ou confondu dans le mètre du ruban qui nous toise?

 

Barbara Auzou.

 

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Dialogue nocturne.

 

À quoi penses-tu?

-Au canif de la nuit

et au tranchant de son récif

sur la frange du ciel.

Sais-tu ma belle,

que le sens s’échappe

de la fleur coupée à minuit

furieux de sa faiblesse à signifier

au flanc des choses?

Aussi comment te nommer Immortelle

quand le mot depuis longtemps

devance notre sommeil?

Alors dors,

épouse mon épaule et sa chaleur.

À l’horloge de l’édredon et de son duvet

il est déjà tout à l’heure

et l ‘idée de la fleur s’est échappée

sur la pointe des pieds

pour aller dormir dans la fleur.

 

Barbara Auzou.

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Garrigue.

 

Étrange petite-fille

qui mesure le prix de la lumière

à la facture de tes envies,

Sais-tu que sous tes sandales de silence

glissent les sentences de la garrigue

qui ravivent la morsure de la vipère de ton enfance

et qu’à ta gorge sèche que rien n’irrigue

s’échappe le lait apaisant d’une présence inouïe?

 

Aussi serais-tu bien sage de la nommer

au secret de la figue, de l’amande et de l’olivier.

 

Barbara Auzou.

 

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A notre mesure.

 

 

Nous étions de retour

et à l’herbe de notre regard

nous délimitions nos parcelles alentour

pour établir notre lieu rare

dans la faille du temps

comme des flèches d’eau vive

à l’acier d’un ciel trop lourd.

 

Nous avions retrouvé notre visage

évanoui dans de trop pâles images

et nous le vengions de son profil dur

en bâtissant de nos mains

une maison à notre mesure.

 

Complices encore au cœur des signes

comme un battement d’aile saugrenu

dans le vent du matin,

nous parlions bas nous parlions nu

et les champs bleus déliaient

paresseusement au renouveau de nos yeux

leurs grands corps de lin.

 

Barbara Auzou.

 

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Entre présence et absence.

 

 

Ce que dit le poème du monde

balance entre présence et absence

et creuse à la main sans complaisance

le trou où loger ce qu’il reste

des portes dérobées et de leurs décombres.

 

Il pourrait tout aussi bien

poser un jour de congé au sourire figé

d’un matin qui l’indiffère ou chercher

dans la foule sa mémoire sans rémission

et l’accrocher furtivement à l’identité froide d’un balcon

que l’indécision sourdrait encore à ses tempes de fer.

 

Ce que le poème dit de l’étreinte

de ce qui s’assemble et se désassemble

s’agenouille devant l’impossible nudité de l’image

et l’âme se blottit comme un enfant sage

furieusement éprise de sa propre plainte

et de tout ce qui lui ressemble.

 

Barbara Auzou.

 

P1050652 - Copie

 

Un choc tranquille.

 

Les choses tremblaient

et j’en appelais à leur maintien

dans le grès engourdi d’un matin

que j’enserrais de mes mains

soupesant surprise le poids d’un temps

qui ne pesait plus rien.

 

Et ce fut un choc tranquille

que mon œil nouveau au fond du café brun

qui me murmurait attentif comme on guette

des mots de conque si peu communs

qu’à mon cou se tissaient des colliers de silence

sertis de couleurs secrètes et d’embruns

pour en revêtir de maritimes lendemains.

 

Aujourd’hui je défends le jour

 

contre la parole et le péril.

 

Barbara Auzou.

 

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Persistance des cloisons.

 

Ils pensaient que rien n’était plus sage

que la démesure de leurs rêves

et s’appliquaient à se construire un visage

en pente douce sous un lit de paupières apaisées.

 

Ils avaient les gestes aisés et insolents

qui palpent et interrogent derrière des rideaux

de vent tirés sur des jardins blessés.

Ils s’endormaient dans la mémoire chaude

d’une guirlande de mots qu’ils portaient dans le dos

comme des enfants

fermant de leur souffle les yeux fiévreux du souci.

 

Mais le monde se venge

de ce qu’on soustrait à la mort,

de l’inespéré à déchirer le gris

et les jambes du devoir sur des bords fuyants

juraient et criaient au sacrilège.

 

Je les ai vus ce soir à jamais surpris

gémir sur l’axe jumeau d’un grand manège orange.

 

Barbara Auzou.

 

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Autrement.

 

Il y a

que j’étais à la fois trop grave et trop insensée pour me déguiser

et je prenais en corps la dimension de ce que je regardais

comme on reçoit le rayon à empoigner le sourire au jeu.

 

Il y a

que vos mots se succédaient comme des accidents surpris au virage,

cortèges qui traçaient des lignes régulières entre des carcasses de peu

quand j’attendais l’irrévélé de la pierre sans âge

au détour d’un sentier coloré que je m’étais choisi.

 

Le froid de vos vies parfois me faisait fuir, affolée, le feu

et préférer le frisson d’un sol froid et avec lui tous les saccages

et je reniais comme on rature nos rituels ravis

dont vous arrachiez les roues pour les jeter dans un ravin silencieux.

 

Autrement

J’ai rêvé d’oiseaux au grès peint de mes lendemains

Sur la corde d’un tapis qui chantait et me tenait la main.

Autrement

Le poignet complice au pli contourné de l’habitude pour un autre langage

comme un gibier dompté au matin et pour la douceur bleue de son pelage

Autrement

La peau et son œil humide d’animal sauvage

quand vous aligniez des chats crevés dans des cirques sales et bien sages

Autrement

Le sabot se balançant à la marge

comme un épervier sans pardon pour la ligne droite

que vous traciez sur mes pages les nuits sans sommeil

Autrement

la capitulation du rêve à boire en creux tous les dommages

aux nuages secs d’un ciel sans soleil

 

Autrement

Je trébuche

parfois

mais je gravite

au-dessus de vos toits.

 

Barbara Auzou.

 

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A la veille d’un voyage.

 

À la veille d’un voyage d’intentions mortes, et en l’absence de violoncelle, nous avons confié la clef des larmes à la scie circulaire du foyer et emprunté d’un pas leste les chemins parallèles du jardin et son orchestre improvisé.

Désormais sans adresse nous faisons des fagots du peu de mots qu’il nous reste et c’est à peine si nous sommes surpris de sentir nos pieds gourds s’y réchauffer répondant bientôt à la solitude de la pierre par une insolente et vibratoire santé

à faire de la fleur vaine

les saisons du fruit effronté.

 

 

Barbara Auzou.

 

P1050677

 

La main de nos chemins.

 

Nous étions faits pour l’instinct

et nous flairions d’autres routes

que celles qui éloignent de la fraîcheur

et à la bouche assoiffée sèment le doute

comme une main qui nous retient.

 

Nous apprenions du silence

ce qui est bon pour la mémoire

et de l’instant à déjouer l’impatience

qui suspend le geste allant de soi

au front bombé du soir

comme une main qui nous maintient.

 

Nous accomplissions le partage

de l’ombre et de la lumière

pour alléger le poids à la paupière

et à la nuque qui ployait

éprise de la gravité du voyage

 

nous devenions les mains de nos chemins.

 

Barbara Auzou.

 

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Les bancs de haute lutte.

 

 

Chaque soir, c’était chose faite. Comme une affaire trop grande à ne pas décevoir.

Nous nous accrochions à l’écho des miroirs, interchangeables et sertis d’ombre.

Et à ceux qui nous attendaient dans un pli de nuages, occupés à écarter du pied les poussières de la nuit,

pour suspendre à nos fronts inquiets les fruits de l’émotion brute

et à nos oreilles toutes les cerises,

 

nous répondions par des promesses de jardins en nombre, au banc solide des hautes luttes,

de regards de lames de fond qui seraient seuls juges de nos efforts constants à extraire l’or

de ce qui s’enlise

et de mains qui repriseraient les ans

puissamment cabrées devant un ciel déchiré

et qui attend.

 

Barbara Auzou.

 

P1050494.JPG

 

La gravité.

 

Nue et désemparée

au jour qui la traverse

d’affronts, de tensions,

de fureurs et d’accalmies,

à la forge et à la cendre,

la gravité pâle en sa robe

d’interrogations et d’envies

redonne confuse l’attention claire au geste

et la connaissance de ce qui s’ingénie

à rompre, à briser, ou à renaître au tison.

 

Elle qui s’était clouée le cœur

à la combe et au versant le plus escarpé

de la tourmente du tout- ou- rien et du conflit

accepte à l’aurore de se laisser bousculer, tendre,

et tous les rires dedans qui restaient à secouer

se répandent féconds et en pluie

au crépuscule de la fleur.

 

Barbara Auzou.

 

P1050472

 

A tenir le ciel.

 

L’air avait le cœur sec

et les éclats du vent,

volutes vouées à l’échec

martelaient de cris sourds

un soleil confisqué au matin.

 

Et nous tenions le ciel

à la tenaille de nos mains

pour que le territoire de nos printemps

ne disparaisse pas des cartes

et ne fasse feu de paille

aux masques éteints du renoncement.

 

Alors seulement,

des nouvelles géographies

nous nous trouvions heureux

et nous nous accoudions ravis

à la rampe d’un jour radieux.

 

Barbara Auzou.

 

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Sans mémoire.

 

En vérité, je n’ai pas de passé,

je n’ai rien retenu

de ce qui m’a traversée.

Et de la fureur des intempéries

ne demeure au ventre qu’un arbre couché

sur lequel les enfants s’affrontent

pour un royaume clair de verticalité.

Les oiseaux y font le reposoir

de leurs rêves de matins blancs et d’épées

à fendre un ciel d’abandon déçu.

 

S’il est un lieu où migrer,

il aura un avenir sans mémoire

peuplé de mangeoires

de sandales usées

et de myosotis invaincus.

 

Barbara Auzou.

 

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Purs.

 

Nous aurons des mains de nouveau-nés

et des rameaux d’attente fébriles aux doigts;

ce sera un mardi frileux je crois;

nous laisserons la pudeur éparse au jardin suspendu

pour que le soleil n’ait pas à s’en plaindre

et les histoires qui se déroulent hors de nous

accrocher seules leurs insomnies

à la cime des arbres nus et qui ont froid

de l’usure d’un ciel maintes fois reprisé

qui déteint en proverbes grossiers

sur nos fruits vermeils.

 

Barbara Auzou.

 

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Tard le soir.

 

Tard le soir s’étend

et s’allonge la rumeur

en intimes territoires

de la figure déchirée du monde

qui pénètre le foyer réfractaire,

s’enfle, se presse, désigne au cadran

endormi à la cheminée des heures

ce qu’il reste à parfaire

pour rendre au jour son odeur

d’herbe mouillée et au pouls

l’indispensable ardeur.

 

Et l’on mesure au ruban du matin

la part de souffle à rendre en partage

Qu’il faudra desceller de l’acier du sein

pour qu’une lumière plus droite

s’érige dans un soleil multiplié

où s’ébattent en liberté

les menthes sauvages.

 

Barbara Auzou.

 

P1050483

 

L’absente.

 

Ne m’appelez pas

je n’ai pas de réponse aux pourquoi des saisons

les montres pendent à ma pensée perdue

et vous me dérangeriez tout au plus.

 

Je n’ai pas mis le pied dans le sabot du jour

je ne suis pas là où l’on me voit

à l’empreinte de mille directions

flottante au seuil des alentours

 

Ne m’appelez pas

je dors dans le pouls d’ une autre ville

dont les avenues me parcourent en espaces de silence

et la proximité reste le leurre de la distance

à ma voix suspendue

 

Ne m’appelez pas

Montrez-vous sage

Je suis simplement de passage

entre la réalité

le songe

et la page

 

Barbara Auzou.

 

P1050320

 

D’autres voies.

 

Sur une nuit déçue de ne pas régner en sa violence exténuée,

s’est posée l’aile du possible dardant une lumière rompue à apaiser la fureur de la terre, ses soubresauts de semelle irascible suffoquant à l’étreinte refusée du matin

bientôt refroidie et qui s’éloigne lentement tandis qu’aux fronts mêlés de rides communes comme des nuées colorées à la matière anonyme et au souvenir du maintenant , se dessinent inédits, simples et inouïs, des chemins contents.

 

Barbara Auzou.

 


P1050458

 

Oui mais à peine.

 

Traverser avec élégance

la vie vivante mais à peine

comme s’il fallait un peu d’air

un peu d’absence

à ce qui est blessé. Déveine

de bleus froids en transhumance

voués à l’effacement qui garderaient

de l’automne les apparences.

 

S’éloigner avec prudence

de la bouche du soleil et

de sa rouge empathie

comme s’il fallait un peu de fraîcheur

à ce qui est blessé. Lavis

de séduction peinte au cœur

vouée à l’esquisse qui garderait

des couleurs toutes les nuances.

 

Barbara Auzou.

 

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3 réflexions sur “Les jardins suspendus de Barbara Auzou

    • Il est fort fait t’hure plus que recommandable😍
      Je voyage
      ô combien à ton bord
      claque la voile
      et remontons des tourbillons aux caïmans au bleu de l’estuaire
      Merci pour tout ma Barbara, c’est plus qu’un plaisir de créer avec Toi…

      Aimé par 1 personne

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