ENTRE TIEN EMOI 116


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ENTRE TIEN EMOI 116

 

Celui-ci se glisse quelque peu transi dans le chaos. Sans fermer les doigts. L’élan présent de l’oiseau accroché au revêtement des branches départementales. La nature de l’arbre tient au flottage dont on fait la coque. Avec le cerisier à gain, les voiles s’accrochent aux oreilles comme une chanson qui se tient de printemps dans l’absence de saison propre. A force d’eau l’almanach est juste bon à faire du papier mâché. Un pont qui prendrait l’eau en matière de construction navale c’est de l’aberration chromatique qui ne fait que des effets d’optique en décomposant la couleur en bandes au point de se retrouver noyé. Le sauvetage en appelle à remettre les choses ordre. Une eau douce au creux de l’épaule. Pour aller remplir la cavité de l’aisselle. Tendre rosée dans laquelle bougent des images pileuses. Arrivée  au moulin des seins, au bief central l’adduction motrice ne lâche rien de la marche en noria. Le convoi équin amenant le blé est en route. Allongée sur le dos à m’aime le sol. Un nuage ouateux attrape les mots qui ne servent à rien, la trémie refoule le granulat bâtard, le reblog voit son fil séparé de l’hameçon et les dents de chameaux des likes sont retenus dans la marge à ne pas franchir. Ton ventre en reprenant son bombé sait quand la tripe en se coiffant d’astrakan pour l’hiver n’a pu à se méfier des écobuages. Dans le noir où se repose l’atelier les tubes ne sont pas désallumés. La joue contre la têtière ils suivent la voie nuptiale

Il faut du silence
aux mots
pour ne pas rayer le chagrin

il faut du silence
autour des morts
pour entendre leur vie

Yvon Le Men

Au bord de l’endroit sec accouchant des Eaux-Neuves des offrandes s’élèvent en papillons.

Niala-Loisobleu – 12 Novembre 2019