RIS D’EAU


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RIS D’EAU

 

A l’appui de la croupe dandine un pas résonnant, l’émoi intime répand sa longue ondulation de crinière. Dressée entre les deux oreilles  pulmonaires cette substance gazeuse précise la direction du vent dominant . Un caillou qui parle bien tenu au fond de la poche, draine les vases, restituant ainsi l’identification odoriférante en lieu et place des ténébreux noms latins liés aux calices. La tige piquée droite hors des pailles montre alors la protubérance juste de l’oeil quand par la paupière la nudité dévoilera la forme du secret en préservant le fond. Les gardiens des jarres assurent au monde la pérennité primordiale sans battre-tambour.

A l’arc tendu, mes reins bandent ce que j’ai reçu à transmettre. Quand de la pierre le serpent a cédé le fruit nous avons pu faire l’amour sans craindre l’opprobre.

En voyageant à la pointe du roseau, je laisse à l’âge assez de souplesse aux eaux profondes. Les aisselles de ma fontaine abreuvent les chevaux.

 

Nialka-Loisobleu – 25/09/19