UN CAILLOU DANS LA POCHE 2


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UN CAILLOU DANS LA POCHE 2

Des tourbillons peuvent  soudainement arrêter le courant, plongeant la Lumière dans l’étranglement. Les nuits de pleine-lune sont friandes de ces complications paradoxales. Alors qu’on y voit comme en plein-jour, des éboulis invisibles vous bloquent la voix. Respiration coupée la forêt bat des branches, étouffée par des blocages de la sève respiratoire.

La Voix Bleue sort l’enfant du cauchemar dans lequel ses jambes trop petites n’arrivaient pas à sauter le barrage.

Par la face du carreau, on peut voir le fond du Sel. Les moulins à ô tiennent toujours l’aube à portée de la clef de sol. Ce qui sombre est étranger à ce qui coule, quelque soit la nature du courant.

La gorge se désobstrue. La page est à l’ouvrage, Encre levée. Entends comme le caillou respire dans la poche.Son poumon. L’Oiseau-Coeur respire à plein vent.

Niala-Loisobleu – 12 Août 2017

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Un Caillou dans la Poche 2

2017 – Niala – Acrylique s/Canson Aquarelle, encadré s/verre 30×40

Comme si à force de question, je me répondais sans toucher à ta place…


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Comme si à force de question, je me répondais sans toucher à ta place…

Au bout qu’y-a-t-il ? Une représentation de ce que l’on cherche. Certains, pessimistes par nature, diront ouais mais c’est l’image d’un échouage.

Aqua réponds-je: on n’âge qu’en ses artères. Si t’es de ceux qu’impassent, pourquoi tu dis je sors chercher puisque t’es rien. La quadrature du cercle ça te dit ?

-Mais de quoi il cause, là l’Oiso ? Je pédale à le lire ?

– Mais andouille, si tu savais me lire tu saurais que je parle toujours d’amour. En allant  d’un endroit à l’autre de ses multiples paysages.Je parle à mon Coeur. A la fois Elle Emoi. En cheminant par le chemin que l’ouverture des volets, m’a montré le matin. Oh, ces chemins sont rien à voir avec les vices innés ordinaires. Pas non plus des autoroutes, chez moi pas de péage, tu te balades gratos. Capito ?

Aimer c’est un polissage de soi des plus difficiles. Garder l’équilibre de l’Autre, ouah des fois, m’aime honnête, tu débordes dans son privatif, que tu deviens cannibale. Tu fais con presse. Etouffoir. Baillon. Muse lierre…

Je sais les besoins qu’on a de l’autre en des moments se mettent en érection, que t’es entraîné dans une ascension volcanique que t’en as plus le sens de la mesure. Tu causes plus tu laves à tout cramer.

Toi, t’as des besoins de t’en aller tout seul, pourquoi pas Elle ?

J’ai troqué mes clic et mes clac
Contre des cloques et des flaques
Un sac à dos pour oublier
Qu’avant c’est toi qui me pesait
Ce qui m’emmène, ce qui m’entraîne
C’est ma peine, ma peine plus que la haine
Oh ma route, oh ma plaine
Dieu que je l’aime Et tournent, et tournent dans ma tête
Les images du long métrage
Où tu es belle et moi la bête
Et la belle n’est jamais sage
Quand tu diras que c’est ma faute
Que je n’ai jamais su t’aimer
Au diable toi et tes apôtres
Je m’en vais

Et ce qui perle sur mon front
Gouttes de pluie, gouttes de froid

 Donne des ailes, donne dont

L’envie de m’éloigner de toi
Et mes larmes, et mes armes
Sont ma peine, ma peine plus que la haine
Et mes larmes, mes larmes
Dieu que j’ai mal

Et tournent, et tournent dans ma tête
Les images du long métrage
Où tu es belle et moi la bête
Et la belle n’est jamais sage
Quand tu diras que c’est ma faute
Que je n’ai jamais su t’aimer
Au diable toi et tes apôtres
Je m’en vais

Je m’en vais
Je m’en vais

Et tournent, et tournent dans ma tête
Les images du long métrage
Où tu es belle et moi la bête
Et la belle n’est jamais sage
Quand tu diras que c’est ma faute
Que je n’ai jamais su t’aimer
Au diable toi et tes apôtres
Je m’en vais
Je m’en vais

Vianney
Oui, je l’aime. Elle me fait silence, non-dit, et pour tant la réponse je me l’a d’ailes: on s’aiment libres…
Niala-Loisobleu – 20 Décembre 2016