25 ANS AUJOURD’HUI QU’ELLE EST MORTE MARGUERITE ET MOI JE NE SAURAIS PLEURER


25 ANS AUJOURD’HUI QU’ELLE EST MORTE MARGUERITE ET MOI JE NE SAURAIS PLEURER

Ah Duras, con treverse à tous propos

Entre deux parties le bien et le mâle du féminisme inavoué

Sacré dilemme qui enfin se termine dans le choix sans s’en remettre au pétale de la marguerite

Au bout de quoi, rien ne tient de bout, tout commence chaque matin Espoir pas toujours jusqu’au soir

L’aube n’a pas d’âge les criminels sont de tous tants

Aimer c’est apprendre à vivre ou à laisser

Toit jusqu’au seoir, terre de poils, le manche comme il se doigts à tisser la toile au sein du végétal haleine et minéral orgasme

Sans trahir il était une foi…

Niala-Loisobleu – 3 Mars 2021

Que me van aniquilando

Je n’ai pas chanté pour que tu m’écoutes
Yo no cantaba pa que me escucharas

Pas même parce que ma voix était bonne
Ni porque mi voz fuera buena

Je chante pour moi d’aller
Yo canto pa que me se vaya

La fatiguilla et la douleur
La fatiguilla y la penaQu’ils m’annihilent
Que me van aniquilando

Les gens disent
La gente anda diciendo

Et je continue mon chemin
Y sigo por mi camino

Que les nuages ​​sont détruits par le vent
Que las nubes las destruye el vientoJe ne sais pas ce qu’il a donné
Yo no sé lo que le dio

À la jument menthe verte
A la hierbabuena mare

Qu’il était vert et séché
Que era verde y se secóComme je n’étais pas commis
Como yo no era escribano

Je ne savais même pas ce qui se passait
Ni yo sabía lo que pasaba,

Ils ont dit qu’ils avaient rendu justice
Dijeron que hacían justicia

Voyant qu’ils nous ont émerveillés
Viendo yo que nos marabanQu’ils m’annihilent
Que me van aniquilando

Les gens disent
La gente anda diciendo

Et je continue mon chemin
Y sigo por mi camino

Que les nuages ​​sont détruits par le vent
Que las nubes las destruye el vientoEt tu es comme la canne
Y eres tu como la caña

La canne se reproduit en Ombrie
La caña cria en umbría

Que tousser les airs
Que a tos los aires

En fait leur courtoisie
Les hace su cortesíaQu’est-il arrivé hier
Lo de ayer ya se pasó

Et aujourd’hui se passe
Y lo de hoy va pasando

Demain personne ne l’a vu
Mañana nadie lo ha visto

Mundillo nous marchons
Mundillo vamos andandoQu’ils m’annihilent
Que me van aniquilando

Les gens disent
La gente anda diciendo

Et je continue mon chemin
Y sigo por mi camino

Que les nuages ​​sont détruits par le vent.
Que las nubes las destruye el viento.

Pas même parce que ma voix était bonne
Ni porque mi voz fuera buena

Je chante pour moi d’aller
Yo canto pa que me se vaya

La fatiguilla et la douleur
La fatiguilla y la penaQu’ils m’annihilent
Que me van aniquilando

Les gens disent
La gente anda diciendo

Et je continue mon chemin
Y sigo por mi camino

Que les nuages ​​sont détruits par le vent
Que las nubes las destruye el vientoJe ne sais pas ce qu’il a donné
Yo no sé lo que le dio

À la jument menthe verte
A la hierbabuena mare

Qu’il était vert et séché
Que era verde y se secóComme je n’étais pas commis
Como yo no era escribano

Je ne savais même pas ce qui se passait
Ni yo sabía lo que pasaba,

Ils ont dit qu’ils avaient rendu justice
Dijeron que hacían justicia

Voyant qu’ils nous ont émerveillés
Viendo yo que nos marabanQu’ils m’annihilent
Que me van aniquilando

Les gens disent
La gente anda diciendo

Et je continue mon chemin
Y sigo por mi camino

Que les nuages ​​sont détruits par le vent
Que las nubes las destruye el vientoEt tu es comme la canne
Y eres tu como la caña

La canne se reproduit en Ombrie
La caña cria en umbría

Que tousser les airs
Que a tos los aires

En fait leur courtoisie
Les hace su cortesíaQu’est-il arrivé hier
Lo de ayer ya se pasó

Et aujourd’hui se passe
Y lo de hoy va pasando

Demain personne ne l’a vu
Mañana nadie lo ha visto

Mundillo nous marchons
Mundillo vamos andandoQu’ils m’annihilent
Que me van aniquilando

Les gens disent
La gente anda diciendo

Et je continue mon chemin
Y sigo por mi camino

Que les nuages ​​sont détruits par le vent.
Que las nubes las destruye el viento.

Matin


Matin

Quand je mourrai, mon bien-aimé
ne chante pas pour moi des chansons tristes,
oublier les faussetés du passé,
Rappelez-vous que c’était seulement des rêves que vous aviez.

Quelle fausse invulnérabilité!
Où est maintenant, où sera-t-il demain?

Quand je mourrai, mon bien-aimé
n’envoie pas de fleurs à la maison,
Ne mets pas de roses sur le marbre de ma tombe, non,
N’écris pas de lettres sentimentales qui seraient juste pour toi.

Quand je mourrai demain, demain, demain
la peur de penser que je serai toujours seul aura cessé
Je serai toujours seul demain, demain.

 

ETAT DES LIEUX 17


 

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ETAT DES LIEUX 17

 

Suspendu à la cloche de la sortie, un béret sans nom de bateau, se demandait où il avait bien pu accrocher son pompon. On navigue à vue sans trop y voir pour pas s’éperonner.

Mais les toiles veillent

Carnac est bien dans l’alignement

un menhir dans la sacoche il est trop tard pour m’empêcher de pédaler.

Elle le sait

les mains hors du guidon, j’entends le timbre de sa voix acquiescer sans le dire. Sa poitrine remonte le fond marin à bord du chenal Par les rias l’estran vient soulager le mal de dos des coques à sec.

Le roux qui sanguine les mèches sur son front me rappelle les domes de la Vallée des Temples au soleil couchant. Recouvert de feuilles d’hors son front volontaire tient la pile du prochain pont. Mine de rien. On se déchire l’identité dans un contexte qui vous a exilé sans pitié.

Comme Victor l’a tant jeté du haut de son belvédère, Guernesey vous retient pas prisonnier, il y a les récifs des requins, dents de l’amer, le coeur pourtant tient librement  la croisière sans lâcher son secret.

J’embrasse l’embouchure au goût fort de liberté, gorge ouverte aux embruns. Il y a toujours quelqueque sel dans la pire des fadeurs.

Niala-Loisobleu – 27/02/18

 

Ne pleure pas si je chante à la portuguesa, danse avec moi…


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Ne pleure pas si je chante à la portuguesa, danse avec moi…

 

Dans l’écume où tu marches

j’ai trempé mes cheveux

De mousse avec ma barbe ils ont blanchis les sangles des labours

Cheval de mer à tête de drakkar mes prières ne sont qu’un courant de moulin à marées

fou comme une rivière qui mit le mont en Normandie

pour que j’y dragonne tes  seins, tes miches et tes ailes..

 

Fado, fado, fado tu transportes l’accent des larmes par bonheur fertiles

toutes les guitares suspendues au souffle inextinguible de l’amour

dans le déploiement pulmonaire des accordéons du couloir des marelles

métro poli tain pour mieux se voir transportés en dehors du cadre de glace

l’aisselle de cheval à rab montée à cru

pour les steppes tartares des contrées sauvages sous la yourte de poésie…

 

Niala-Loisobleu – 26/02/18