MI-Ô PIS


MI-Ô PIS

« Quoi de plus agréable pour les aînés que la poussée de fiers arbustes qui leur feront sur leur vieux jours un peu d’ombre ? La jeunesse est tout ce que nous fûmes, qu’elle nous affectionne ou qu’elle nous déteste. C’est bien cela, la grande randonnée ! »

René Char

(Correspondance avec Jean Ballard, 1935-1970)

De ces pas trop courts, restent à l’étendue les traces d’une suite, d’abord griffonnée de nappes en nappes des bistros où des santés se sont répétées dans l’entrechoquement des vers.

A la nôtre, à le tienne vaut mieux que courir…

Tiens je ne te touche pas que des dits doigts, ne crains que je te paume

je ne joue pas

m’aime quand je jongle avec tes seins

en équilibre sur leurs pointes

je vois clair

La couleur de la pensée en trois D…

Des deux je n’ai jamais été celui qui a ignoré l’Autre

Je les ai t’été sans relâche et sortis de ton corsage m’aime quand il dort dans sa cage.

Niala-Loisobleu – 18 Mars 2017

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A Mon Fils


A Mon Fils

Quand mon épaule s’est retournée

ta porte a laissé un trouble au-delà d’un cri de défense

Cet effroi du couloir de ton école a pétrifié l’éclat d’un sourire enfant

Pourquoi à l’affiche avoir mis un titre en place d’écrire parodie

et m’avoir rejoué mandoline la scène d’étroits coups

avec accessoires petits-enfants

et roses blanches

en inversant la chute

puisque de plus ô

me voilà qui en retombe

plus exsangue qu’un  s’que l’être a de plus décharné d’âme ?

 

Je me revois plein d’entrain en gare d’Angoulême; le coeur à la boutonnière, partant pour continuer de refuser la vengeance d’une disgrâce criminelle. N’est pas pour moi de se morfondre en attendant de pouvoir s’appeler Monte-Cristo. Quand derrière un prétexte, tu as mis Papa je t’aime, j’ai rien vu…

d’autre que te retrouver

tout pareil qu’une vieille quête que je marche sans faire la manche.

Mon Fils vouloir être authentique

c’est d’abord ne pas s’affubler d’autant de masques qu’il y a de possibilités de ne jamais être un Homme. Je saigne de ce coing planté à fendre…

Quand tu y seras…mais plus avant…fais-moi signe

je n’ai jamais quitté ma place

Niala-Loisobleu – 25 Novembre 2016

 

 

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L’ATELIER


L’ATELIER

L’air

le feu vont

où l’eau les porte

Séparées les mers ont le m’aime sel.

Dis-moi la parole de ton creux, je te chanterai l’aria de l’Homme et de la Femme, ce fruit du Seul Jardin.

Ce baiser qui t’arrive – nos bouches en langue universelle –  n’a que mains tenant le premier écho de la pierre. Remuement charnel de nôtre avance posant sa part d’éternité en parole d’humanité.

N-L – Les symptômes de l’Unité – 22/11/16

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Viens, Libre, à ma pensée…


Viens, Libre, à ma pensée…

Des glycines d’étoiles suivent mon esprit tonnelle
comme ce vent que tu libères de ta poitrine déboutonnée
a du bleu dans la nacre rose qui me trace un parfum de dentelles
par l’envolée d’haleine passée depuis la porte ouverte de ton jardin pubien
Nous ne monterons aux  étages de nos chambres claires
qu’après que les cours désengouées de privilèges
auront levées l’interdit de se rouler dans l’herbe
Libres serons alors de voler en oiseaux chapardeurs de cages
Enfants de toits mon Amour !
Niala-Loisobleu – 1er Novembre 2016
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Pieds en l’air la chaise renversée chaloupe l’évasion, absence seins phoniques


Pieds en l’air la chaise renversée chaloupe l’évasion,

absence seins phoniques

Des parasites bafouillent sur la modulation de fréquence
La méga herse s’est couchée en travers de la chaussée
Au milieu du canal le pont-levis est relevé
Les notes s’engloutissent
Le sabre de la nouvelle lune coupe le crêpe de la nuit
Pas un geste de la parole ne rompt les barreaux

 

Aux mains griffant les décombres d’un bonheur arraché
Sur la langue de la plage sèchent des mots échoués

Salive enregistrée
Raides d’un sel qui les a conservé intacts
Mots de tout que le silence n’a pas étouffé
Juste mis en attente
Ma mémoire d’amour guette
Du plus haut de la hune
Le signe
Le souffle
L’onde

Qui va recercler les hanches des canards

Le lien patient a cassé la glace de son étrave

Elle se dresse
Jour en corps au centre de la nuit
Demandant pardon aux hommes de n’avoir su trouver l’emplacement du bonheur
Présence à portée de coeur
Debout dans ses yeux
Sur le sable qui moule ses chevilles
Au seau appâté par la pelle de son désir
Trois cormorans crient d’elle et de lui
L’île n’est plus lointaine
Il y est pour ailes mais où est-elle
La marée s’est retirée pour laisser passage aux pieds
A contre-courant la nage est vaine
Les coquilles crissent leur vide au marché nus pieds
L’eau douce sale les larmes et bleuit les joues
Le jour n’est plus loin
Occis gênes et pièges menant droit aux naufrages
Une lueur tend son cordeau mauve sur l’horizon
Qui dévoile le chenal
Sur le môle nimbé de blanc un home attend seul
L’ouverture des portes de l’écluse pour changer d’étiage

Niala-Loisobleu

31 Octobre 2016

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