ENTRE TIEN EMOI 79


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ENTRE TIEN EMOI 79

 

Le soir tombe et pourtant comme un coq un chant de levé est en marée montante. Extraordinaire l’essentiel garde le dessus. Les heures furent parfois longues mais le résultat n’aligne qu’un positif total, cette exposition porte l’unique trace d’un renouveau  dans un succès incontestable. Merci public, merci d’avoir su marquer ta satisfaction, ton bonheur de trouver la vie.

 

RIDES DU TEMPS

Plus je crie plus le vent est fort

La porte se ferme

Emporte la fourrure et les plumes

Et le papier qui vole

Je cours sur la route après les feuilles

Qui s’envolent

Le toit se soulève
Il fait chaud
Le soleil est un aimant
Qui nous soutient

A des kilomètres

J’aime le bruit que tu fais

Avec tes pieds

On m’a dit que tu cours

Mais tu n’arriveras jamais

Le vieil amateur d’art a un sourire idiot
Faussaire et cambrioleur
Animal nouveau
Tout lui fait peur

Il se dessèche dans un musée

Et participe aux expositions

Je l’ai mis dans un volume au dernier rayon

La pluie ne tombe plus
Ferme ton parapluie
Que je voie tes jambes
S’épanouir au soleil

 

Pierre Reverdy

 

Le rideau tombé la scène tremble en corps. Et la suite a trouvé lieu où s’épanouir. Ce soir des maisons à vivre m’accueillent à bras ouverts. Approche et tombe les paupières Ma, j’ai à pleurer entre tes seins.

Niala-Loisobleu – 27/04/19

ENTRE TIEN EMOI 44


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ENTRE TIEN EMOI 44

 

Attrapant mon désir comme un besoin de faire, je ne me surpris pas à rire aux éclats. Il faut savoir que cette nuit, des petites lampes solaires en guise d’yeux, j’ai parcouru ton monde souterrain. Denfert-Rochereau, les catacombes et Paris mine de ses immeubles est creux d’un plein mystérieux. Le lion veille à l’entrée comme une fontaine d’Alhambra, eau précieuse, ô de vie, ô aime moi. Fou comme un Bassan qui franchit les embruns à saute-mouton, je parcours la trajectoire infinie de notre oeuvre. Long-métrage, cité prise sur le désert, forêt rendue à l’Amazonie, l’air de ta poitrine tient le gonflé du soufflé sans retomber. Emoi, émoi, émoi, ? Je ne suis plus que peint saut, tu m’as mis en arbalète à la flèche d’un édifice sacrément païen. Déambulatoires les voûtes s’appuient sur de solides colonnes. Sur le parvis un oiseau sans melon t’habille de peau, une robe étolée de crin, longue traîne de seins, que des enfants portent. Si je mourrais sans Toi tu n’aurais d’autre choix que venir vivre avec moi jusqu’à l’éternité. Ce sera trop long ? Sur la terrasse dehors, Barbara est pleine de boutons sortis hier, elle va être en fleurs d’ici peu. Quant au cerisier c’est un émerveillement blanc marqué de ses pistils roses.

 

BARRE D’AZUR

Les débris culbutés dans le coin
Il ne reste plus rien

Les murs et le triangle
Pourtant

L’espoir qui nous soutient
L’objet que l’on tient dans la main
Il fait jour

Et l’on marche mieux
La rue est plafonnée de bleu

Et nos projets sont sans limite
On ne voit pas passer le temps
Qui va plus vite
Dans l’air

Sans savoir si l’on tourne à droite
Ou à l’envers

Pierre Reverdy

 

Bien sûr d’un bord de mer à l’autre des femmes font des enfants qu’elles ne voulaient pas, l’homme croit en on pouvoir mâle acquis Je sais pas si l’autobus 121 à la Mairie de Montreuil existe encore ? Il y avait des champs de thym et des vergers par Rosny qui me donnaient un feu de joie tout le long d’un désastre de la deuxième guerre mondiale pendant le trajet qui menait à mon père. Tu sais celui-là qui m’a fait lui ressembler en tout. J’ai amoureux, je suis , sois légère dans ta tenue, au travers des fleurs d’une nuisette voir le bouquet tendu par ta nature en plein jour me tourne la tête.

Niala-Loisobleu – 29/03/19

ORAGE


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ORAGE

La fenêtre

un trou vivant où l’éclair bat

Plein d’impatience

Le bruit a percé le silence

On ne sait plus si c’est la nuit

La maison tremble

Quel mystère

La voix qui chante va se taire

Nous étions plus près

Au-dessous

Celui qui cherche

Plus grand que ce qu’il cherche

Et c’est tout

Soi

Sous le ciel ouvert

Fendu

Un éclair où le souffle est resté

Suspendu.

Pierre Reverdy