DU BALCON


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DU BALCON

 

A la criée des oiseaux, quelques miettes de partout venues du peint quotidien

Par les trous du feuillu, rideau d’arbres, un chemin de corniche posé en lambrequin

Tu es marguerite et coquelicot, aube communiante, les trois gouttes d’une chanson, ma langue en chaise-longue sur la tienne, rien au-dessus des chevilles, genou poplité, le linge qui claque comme on est au large vraiment détachés de ce monde se voulant adulte et plus rien d’enfant

Tu as dit tessiture j’ai persisté, le cheval a henni

Du balcon le caillou de ma poche a lapidé l’impasse

Au fond du jardin dans l’herbe qui te sent, en t’ouvrant la clôture s’est mise à rire sur les roulements à bille des jours où à part nous il y a personne dans les douves du château  de la plage d’un vieux microsillon de kiosque à musique

Chanson d’amour qu’on sait par choeur.

Niala-Loisobleu – 4 Août 2019

LA MESURE DE SEL


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LA MESURE DE SEL

 

Les petits-bois se desserrent de l’opaque

La crémone libère la stase du vers translucide tandis qu’un mouvement anime à dessein le murmure avant-cri, un chemin apparaît

Du flot inerte de l’estran-bas, après la bulle et le grain de sel, un couteau se dégaine du sable et tranche  le noeud de l’aine. Je vois se percer le corps-mort retenant le plomb, par le chas le maçon reconstruit le fil de la verticale. Derrière , dans le coeur du bois la pierre n’a pas laisser fuir la sève

La herse a les crocs qui philtrent la luzerne de la ciguë, le pré court au devant de l’oxygène et laisse les enfants se rouler dans l’herbe des jeux de cache-cache

Niala-Loisobleu – 4 Août 2019

CHAMBRE D’ÔTE


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CHAMBRE D’ÔTE

D’abord il faut la trouver cette maison

que tout sépare de la façade des lieux habités

pas la même couleur de bord de mer

d’une riviéra dans sa grosse-motte

l’heure des messes non affichée

le marchand de fri-fri enseveli dans la baïne

la lande sans parkings

qu’un accès à pied

le bâton sonnant la Cayenne

nous y v’là

Son lit d’herbe remonte les effluves de peaux

en brassant à l’hélice le miroir d’eau

et la table sur le pont te tient en entrée et dessert dans l’écrasé du raisin.

Niala-Loisobleu – 30 Juillet 2019

NOTRE BEAU MIROIR AVANCE


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NOTRE BEAU MIROIR AVANCE

il n’y a que le frémissement de l’arbre à soi glissant aux troncs

qui d’ailes luit ?

demande un passant

seuls ses seins danseurs touchent les éclats de la boule du plafond

répond son ventre  percé de mon bec

quel isocèle va et vient dans un seul grand écart

je retiens 2 fois 10

et j’ôte les mains froides

pour la preuve prenez les empreintes

de nos cadavres exquis

enlacés dans cette petite mort

Niala-Loisobleu – 28 Juillet 2019

QUAND L’ART EN SORT


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QUAND L’ART EN SORT

 

Je tremble en corps

tu t’en étonnes avec cette chaleur

C’est vrai j’étais sorti à l’intérieur

me protéger

Les turbulences créatives restent stables  je n’ai de mémoire que depuis que j’ai quitté l’actualité spéculative pour honorer ma définitive découverte au centre

 

Niala-Loisobleu – 01/07/19

ENVOL MATINAL


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ENVOL MATINAL

 

Au matin d’une gueule de bois

la ville traîne en des bris de bouteilles

tu sais je suis passé du pied du lit

par le jardin dans la fenêtre

tu n’étais sur aucun piédestal

de voir autant de vie en des seins

m’a fait rentrer directement dans la boîte à couleurs

 

Niala-Loisobleu – 22/06/19

 

VAINCRE LA PRETENTION DES ORAGES


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VAINCRE LA PRETENTION DES ORAGES

 

Au bas du chevalet l’autre peinture est là

j’ai dépassé la page blanche pris d’amour en plein silence

il faut parvenir à l’énième dimension pour sentir le dépassement des mots

une caisse de résonance une peau de percussion l’âme de  la genèse finissant par aboutir

 

Niala-Loisobleu – 19/06/19