Un chien court rejoindre son matin


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Un chien court rejoindre son matin

A travers l’écorce

un chemin se fait canif aux poignées

il reste rien à cueillir dans les rizières sèches

le printemps a toujours poussé de vent la flamme de l’offrande

Les vertes herbes ouvrent la tige, oh respire, chaque jour et plusieurs fois la marée suit le mouvement perpétuel de la renaissance

Si il neige c’est un dérèglement que les hommes s’affairent mieux que personne…tiens les deux bords au plein milieu, comme des enfants portent la traîne de la mariée à l’écart  des grandes orgues.

Bien sûr que tu peins en corps…

Illustration: Pierre Bonnard

Niala-Loisobleu – 19 Mars 2018

 

FENÊTRE SUR


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FENÊTRE SUR

Me sortant la main du trousseau, je tourne de deux doigts le verrou, libérant l’accès public. Bien sûr à condition que….certain secret ne quitte pas son jardin pour franchir ma frontière. Le verrou tourne dans les deux sens…

Le soleil est là qui lèche le glacial du jour malade. Le crabe, reste à battre, un sourire, épuisé certes, se tient devant. Je repousse un peu le bruit des assiettes dans le bac à douche, la vaisselle s’égoutte parler au milieu de l’allée dans le caddy. J’ai envie de passer une chanson de peinture sur le chevalet. L’atelier que je tiens fermé depuis longtemps, s’anémie. J’irai dehors le temps de cueillir la vue d’un visage, une souffrance qui se partage, tire pas la gueule. Elle se refait les jambes à croire.

Les arbres vont bien dans leur tête, ça se voit en les prenant l’oreille au tronc. Ce qui bat, a la sève dans la veine, c’est pouls-droyant.

Niala-Loisobleu – 13 Mars 2018

Illustration: Peinture, Pierre Bonnard