N’ÊTRE PAS


 

 

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N’ÊTRE PAS

Fermer le temps présent le temps nécessaire à s’en purger pour se replacer au bon endroit, besoin de ça pour sortir de ce temps de merde où tous, hommes et éléments s’accordent pour conduire à rien. Cézanne en premier pour héberger la révolte constructive. Des murs solides et vivants chassant les faiseurs de mots maîtres de la phrase creuse. Puis Marguerite pour approcher la netteté allant au but en sachant que peu comprendrons, mais ce peu devenant le tout il faut le jeter. Je ne peux peindre un monde qui base sa vérité sur un mensonge. Le non-dit actuel s’en prend à tout sans mesurer. Ce sens étant totalement dépassé. Personne ne veut plus se reconnaître. Nous sommes dirigés par un homme qui erre et dans cette reconnaissance de son inaptitude pense à démissionner pour se faire réélire. Ce n’est même plus pitoyable, c’est la loi du néant, son pouvoir totalitaire. Je vais pas me pisser dessus et me vomir, non je veux arrêter cette déchéance au moins sur le plan personnel.

Arrêter juste pour séparer le désastre d’un suicide au profit d’un choix de l’ignorance globale qui se vante de savoir. Pouvoir se sauver et non vouloir le pouvoir d’en profiter. Internet héberge ce deuxième pouvoir, celui que je répudie.

Je ne veux pas perdre ma vitalité en vivant mon quotidien dans l’inaction d’aimer au premier chef. Le sujet onirique est affaibli par un autre virus. Celui d’une réalité matérialiste prête à tout pour occuper l’espace de marché. Réduite à ne plus pouvoir prendre en compte la stricte mesure de précaution.

L’économie mondialiste reprend autorité sur l’existence des individus pour n’être plus.

J’écrirai la couleur du vivre, la vigueur d’aimer isolé  de la masse pas de mon idéal, pour sauver le seul concept qui vaille.

Niala-Loisobleu – 13 Juin 2020

DU BITUME ABSENT


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DU BITUME ABSENT

Tiens prendre une pomme et se laisser croquer par Cézanne devant la victoire d’une montagne forçant le classicisme académique à se corriger. Le silence ne se rompt pas dans le bruit des cartes que les joueurs abattent. Pas plus que la fumée des pipes n’éteint le passage de l’absinthe à travers la cuillère. La salle est si vivante. Les murs ont du dans leur jeunesse avoir une liaison avec la blancheur. Le temps des aventures a laissé ses traces. Le volet bat au fenestron du grenier. Le peu de lumière peut laisser les araignées dans l’ombre, sous la poussière plus rien ne salit, les toiles de Paul ne font que mûrir avec clarté. Ma pensée en traînant dans les senteurs fruitières monte la vallée. Hier j’ai ensemencé l’herbe dans l’endroit de la cigogne. Depuis une maison blanche se penche au-dessus de la falaise quand je passe. je peux prendre le bruit des vagues pour me rafraîchir les tempes, les yeux puisent très profond. Il me semble parfois que je n’ai plus pied.

Niala-Loisobleu – 01/07/19

REBLOG


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REBLOG

A deux pas de ma naissance…je me souviens de tout… j’arrivais un matin de Novembre dans une ruche plus que fourmilière. Un froid si aigu règnait en mâitre que je ne vois d’autre explication à la présence créative qui imposait son énergie. D’un piano sans queue sortaient les cris de la pierre tordue dans le métal d’une statue équestre, pendant que la laine filait la lisse d’une vague enchantée. Ô des Capitaines sur chaque pont de ma rive gauche de Seine…ça ne manquait pas.

Des peintres, des sculpteurs, des lithographes, des compositeurs, des danseurs, des comédiens, des poètes, des chanteurs, des acrobates et puis et puis….Avec des empreintes de Bateau-Lavoir et de Dôme, mon dernier foyer créatif parisien se dressait sur ses pieds en faisant venir des artistes pluridisciplinaires du monde entier. Force, énergie, puissance, rien n’y manquait. Le monde se révoltait dans l’arène de la capitale du pays France. Révolution d’Octobre, révolution Khalo, révolution Picasso, révolutions qu’un créateur sans précédent avait tiré de lui, monsieur Paul, Cézanne pour la Ste-Victoire de l’Art. Zola torchant l’article, si J’accuse, les voleurs de blogs aujourd’hui c’est pour l’irrespect qu’ils portent au génie humain.

Quand Barbara se laisse partir à la plume que ou qui crois-tu qu’elle copie hein, Bouffi, crois-tu qu’elle a pas germé la naissance de sa pensée dans ses tripes, en accouchant ses mots ?

Et c’est à elle, à personne d’autre ce qu’elle écrit, personne a le droit de le copier sans son autorisation, c’est la propriété intellectuelle, la propriété de tous les écrits littéraires, musicaux, plastiques, musicaux, etc…

En vous les livrant elle vous donne…ne lui prenez pas…Sans au moins un commentaire.

Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2018