A bout portant


L’élan stoppé dans la course ne laisse apercevoir qu’une longue colonne de voitures devant et derrière la route où tant bien se glissent les véhicules de secours

Une heure passe et puis deux sans que rien bouge dans un sens comme dans l’´autre

Le rail de sécurité se montre sous divers aspects que l’esprit chemine et refoulé du but initial

Audierne reste inaccessible

Quand l’hélicoptère qui s’est posé repart une averse l’accompagne

Douarnenez fera escale en justifiant plus du passé que du présent

Le sourire de ce jour devra faire deuil décemment. Des êtres inconnus sont sortis du cadre

Locronan sied merveilleusement pour la jonction mystique avec ses pierres éternelles

Au retour j’ai vu que les pies qui gardent la petite-maison n’avaient rien perdu de leur allant. Ainsi va le tant

Aujourd’hui voir au-dessus le dedans devrait avoir leur plumage en noir et blanc

Bonjour Ma, j’ai ta couleur en conserve, fraîche du jour…

Niala-Loisobleu – 28 Septembre 2021

Corps de garde des filles


Camaret veille de l’Ecole dess Beaux-arts en compagnie d’un régiment de carabins venu à la rescousse sur la tradition orale

Le chant est sans détour comme la mer à le sens de l’accueil

Éternelle jeuness qui s’accorde aux mouvements des reins

Je grimpe ton lundi en Frère de ta côte pour lui donner l’élan qui pourrait faire défaut

Bonne journée Ma…

Niala-Loisobleu – 27 Septembre 2021

Les petites maisons


Du matin humide d’où elles ont fini par sortir, elles s’ébrouent au premier rayon de soleil

Il pourrait se faire un peu prier histoire d’inviter à la prière dominicale

N’oublie pas que tu es en lieu de pardon

Et ta sœur ?

Juste un temps idéal pour laisser la route attendre un peu

Et tomber le masque..:

N’est-ce pas Ma?

Niala-Loisobleu – 26 Septembre 2021

Matin


Autour des petites maisons pas réveillées l’oiseau laisse son regard dépasser la pointe de Brez

Par la mer le Mont est visible

Plus qu’un pas pour être face à cette embouchure qui tient à cœur

Ce sera un doux dit-Manche

Assurément…

Bonjour Ma.

Niala-Loisobleu – 26 Septembre 2021

TROIS FRAGMENTS DE L’HYMNE IMPOSSIBLE PAR PIERRE OSTER


TROIS FRAGMENTS DE L’HYMNE IMPOSSIBLE PAR PIERRE OSTER

La terre est un savoir !
D’où les eaux, d’où les rochers jaillissent.
La nuit, la plaine et la mer fondent un savoir proche des murs.
Et, là, là ! la, solitude aux couleurs de la nudité des choses,
Le soleil gravit les collines…
Il redescendra dans les champs,
Dans les mares, dans l’herbe.
Autant de mares, autant de portes
Par où le ciel rejoint le chaume…
Arbres meurtris, chemins détruits,

La campagne se tait.
J’en conjure, en accepte la paix.
Le silence
Signifie-t-il que les talus… si hauts, face au dieu du
Tout,
Que les talus, de l’orbe des planètes au labyrinthe des plantes,
Ferment sans cesse une prison ayant la forme d’un vallon ?
D’un vallon protecteur.
Et, grâce à l’humus, à quelque manne
Humide, à la richesse de la rosée, au repos déjà solennel
Du matin, je me voue à l’espace… À sa beauté je m’inféode
Bien avant que les heures ne brillent…
Ah ! je mesure à loisir
Le petit jour…
Sur l’horizon le soleil s’arrondit, s’exalte.
La nuit le couronne…
Ah ! le soleil nous dicte et nous
Vole une réponse !
Alors la pluie, infime, élémentaire,
Orne des traces qui m’enchantent, étouffe à présent le fanal
Qui, augurai, fatal, à la surface, à l’intérieur des gouttes,
Vacille et les épuise…
Imagination, quête et création
D’un royaume.
Et je serre ou je lâche une poignée de brindilles.
Je me veux serviteur, gardien, complice et tenant du poème épars
Des sens.
Serviteur des maisons dans leur sommeil.
D’une

grange,

D’une charpente…
Un édifice, un creuset…
Le ciel pourvoit À notre besoin d’infini…
Le temps compose et cohabite
Avec les vagues !
Avec les vagues, avec les vagues.
Avec
Des sentiers que nul ne sonde !
Avec des carrières, des grottes
Doucement désertes…
Avec de nouveaux rochers sous la voûte

des écueils,

Héros de l’abîme !
Et le jour vient à les surprendre au niveau de

la mousse,

De l’écume.
Audacieux, plus qu’audacieux, presque audacieux,
Nous les interrogeons

Restons fidèles à la tendresse de la lymphe

Laissons-nous conduire à l’unité des fleurs.
Unité abondante.
Et

La règle est de croître…
Du côté d’une frontière ou d’une ligne

d’îles,

La très chaste et très vénérable et redoutable
Vénus
Nous domine. À l’aplomb des toits les étoiles clignotent,
La nuit s’en empare !
Ah ! me soumettre à la naissance du soleil, À sa plénitude…
Avoir le désir d’accompagner pas à pas sa solitude.

Pur, précieux, facile embrasement des bâtiments de l’éther,
De maints bassins monumentaux !
Le jour se relance et nous

drosse

Le long d’une plage…
JJ vogue.
Il abrite un port abrupt.
J’en scrute et j’en occupe, en défends la grandeur.
Je m’en inspire.
J’ordonnerai, je retrouverai, dirai, surgeons, drageons.
Surgeons ! détaillerai à souhait les mots d’un éloge des feuilles.
Un baume se répand sur la blessure des bois.
La lune au bout de

nos doigts

Varie et nous séduit.
Nous devinons que le brouillard consume,
De la tôle des hangars aux piliers du temple et de la base des

hangars

À la grange, allume et consume un absolu de transparence.
Notre lot?
Guetter, prudemment,
Fépiphanie du feu. Épier le

retour

Du guide obscur…
J’oublie, à fouler le sol, je rêve ou j’évoque
La bataille des saisons.
Je recherchç et m’attribue le butin
Que l’automne pille.
Et l’hiver le confie au matin.
Les mois

commandent

De sauver la sève…
Au gré d’une voix, d’un chant parfait.
Immobile, immobile et mobile, encore immobile et mobile,
Le soleil détecte une route, instaure un paradis de roseaux (dont
La pointe nous frôle) et lui dispute la mer.
La mer recule,
Nous apprend l’orgueil du jusant.
Le vent, le tisserand.
Hisse une voile, la détisse…
Appareillage ou naufrage
En guise de message.
Attentifs, actifs, sereins, captifs,
Il nous échoit de saisir, de choisir la sainte poussière,
D’épouser la fortune inégale !

Pierre Oster

LUMIERE INTERNE


LUMIERE INTERNE

Accroché au froid comme une lente aux tresses juvéniles de la saison naissante le jour se traîne

les vendanges dispersent leur premier moût autour d’elles

La clef du chant est sur la porte de l’atelier

ma main t’éclaircit au touché

Bonjour Ma, demain je serais plus près de ta mer, de quoi faire une cérémonie

Niala-Loisobleu – 23 Septembre 2021

AU DIAPASON DE VOIE


AU DIAPASON DE VOIE

Sortie des brouillards de l’oeil et des asphaltes en fonte voilà la route à la côte surplombant de sa carte maîtresse les virages

De la corniche où tourne la mer les vagues de cris d’oiseaux marquent la présence des marées

Phare dressé sur les granits d’armor à la pointe des fraises de tes seins et aux hanches de tes poignets battants. Ce regard renversé dans l’embrun jeté par l’amour imprimé au relevé de la nuisette

Mystique transfusion du sans qui réunit à la source des ratés de l’existence

Claire expression de la branche, un enfant privé donne la réponse à l’errance existentielle

Mon dos bandé comme l’arc de naissance donne ton adresse au GPS

J’arriverai quoi qu’il arrive Maria

ce merlin là ne tue pas les chevaux, il les Brocéliande

Panorama des Monts d’Arrée rejoint au nombril de la légende

le chemin retrouve l’empreinte du seul creux du ventre où le corps-mort rend le mouillage absolu.

Niala-Loisobleu – 22 Septembre 2021