Nâzim Hikmet et Piraye


Nâzim Hikmet et Piraye

Piraye était une femme blessée avant Nâzım. C’était une femme piégée dans une maison avec ses deux enfants, laissée sans amour et très blessée. Il était retourné chez sa mère avec ses deux enfants et avait perdu espoir en la vie. Elle avait mis fin à son mariage avec un homme infidèle et fermé ses portes à l’amour. Nâzım Hikmet a rencontré Piraye lorsque sa femme, dont il ne pouvait pas divorcer, était un fardeau sur son dos . Leurs deux familles étaient contre cette union. Piraye est une femme non divorcée avec deux enfants, et Nazım est un communiste… Malgré toutes les difficultés, Nâzım Hikmet et Piraye se sont mariés avec un grand amour. Nâzım aimait les enfants de Piraye comme les siens. Piraye a reconnu le cas de Nazım comme le sien.  Nâzım Hikmet et Piraye ont pleinement partagé le sort.

Les mains tiennent le bruit des bouches qui nagent ensembles

Des arbres empêchent l’eau de s’évaporer

Sur la surface le sein qui flotte gonflé sert d’atterrissage à l’oiseau

D’un hommage venu au bon endroit le quai s’est approché pour unir sans distinction

Le poète se délestant des jours tenus entre les barreaux, ôte ses habits l’un après l’autre

Les îles ne sont pas toutes dans un archi pele-mele

L’humain sent le chien qui n’a qu’un arbre attaché à l’abri du passant pour tenter de justifier

Je surréalise pour amarrer le rêve à destination par la voie parallèle de la poésie

Les heures ont été longues mais le tant est seulement ce qui conte vraiment

De toutes manières tu sais que rien est le seul tout qui n’oublie pas le visage du beau que l’on aime

Niala-Loisobleu – 8 Septembre 2021

Nâzim HIKMET – La plus belle des mers

Publié par Çetin Bayramoğlu le décembre 5, 2011 dans NAZIM HIKMET

La plus belle des mers
est celle où l’on n’est pas encore allé
Le plus beau des enfants
n’a pas encore grandi
Les plus beaux de nos jours
on ne les a pas encore vécus
Et ce que moi je voudrais te dire de plus beau
je ne l’ai pas encore dit…

On pourrait ajouter
Le plus beau des voyages
on ne l’a pas encore fait…

Nous Les Poètes


Nous Les Poètes

Nous ne sommes que bons à rien de ce et ceux ne connaissant que main_mise sur ce qui manifeste son souffle. Poussant de la tête et des membres l’amputant. Une morsure au coeur par chaque pouvoir qui enferme l’illimité de l’espoir. La race humaine n’a de sens qu’à la verticale, zénith solaire du bleu eSpace. Toi l’imposteur t’étant fait un trône de la liberté, nous te renversons quel que soient tes moyens de nous combattre. Faire des horizons sur une ligne brisée, du vert dans le brûlé, du clair dans le sombre, de l’amour dans la haine, comme de l’air sur des fausses notes, c’est ton obsession égocentrique, pas notre chemin dans l’infinité des possibles.

Niala-Loisobleu – 16 Juillet 2017

Mes frères,
couplés au bœuf décharné, nos poèmes
doivent pouvoir labourer la terre,
pénétrer jusqu’au genou
dans les marais des rizières,
poser toutes les questions,
rassembler toutes les lumières.
Telles des bornes kilométriques, nos poèmes
doivent distinguer avant tout le monde
l’ennemi qui approche,
battre le tam-tam dans la jungle.
Et jusqu’à ce qu’il ne reste plus sur terre
un seul pays captif, un seul prisonnier,
ni dans le ciel, un seul nuage atomisé,
tout ce qu’ils possèdent,
leur intelligence et leur pensée, toute leur vie,
pour la grande liberté, nos poèmes.
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DON QUICHOTTE

“Le chevalier de l’éternelle jeunesse
Suivit, vers la cinquantaine,
La raison qui battait dans son coeur.
Il partit un beau matin de juillet
Pour conquérir le beau, le vrai et le juste.
Devant lui c’était le monde
Avec ses géants absurdes et abjects
Et sous lui c’était la Rossinante
Triste et héroïque.

Je sais,
Une fois qu’on tombe dans cette passion
Et qu’on a un coeur d’un poids respectable
Il n’y a rien à faire, mon Don Quichotte, rien à faire,
Il faut se battre avec les moulins à vent.

Tu as raison,
Dulcinée est la plus belle femme du monde,
Bien sûr qu’il fallait crier cela
à la figure des petits marchands de rien du tout,
Bien sûr qu’ils devaient se jeter sur toi
Et te rouer de coups,
Mais tu es l’invincible chevalier de la soif
Tu continueras à vivre comme une flamme
Dans ta lourde coquille de fer
Et Dulcinée sera chaque jour plus belle.”

.NAZIM HIKMET

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Oeuvre André Masson

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