ÊTRE FIDELE


bacchanale-204_25848

 

ÊTRE FIDELE

 

Avons-nous vieilli selon nos désirs ?
Sommes-nous plus beaux que notre jeunesse ?
Avons-nous choisi la vie que l’on mène ?
Dormons-nous le soir sur nos deux oreilles ?

Sommes-nous fidèles à nos utopies ?
Avons-nous gardé nos jardins secrets ?
Reconnaissons-nous nos vieilles erreurs ?
Chantons-nous les mêmes chansons qu’autrefois ?

Être fidèle, à son poids d’hirondelle
Être la sentinelle, à chaque nuit nouvelle

Rester sensible à ce monde terrible

Être encore accessible à des amours possibles

Avons-nous gagné nos châteaux d’Espagne ?
Pleurons-nous encore pleurons-nous souvent ?
Avons-nous gardé des doutes amers
Sur l’amour des autres des dieux incertains ?

Cherchons-nous encore le soleil des hommes ?
Avons-nous la haine de l’indifférence ?
Avons-nous le poids de nos idées folles ?
Sommes-nous encore debout dans la nuit ?

Être fidèle, à son poids d’hirondelle
Être la sentinelle, à chaque nuit nouvelle

Rester sensible à ce monde terrible

Être encore accessible à des amours possibles

 

Paroles & Musique:   Bruno Ruiz

 

L’églantine de mon jardin


L’églantine de mon jardin

Elle a les mains devant son cœur, des doigts qui touchent des parfums,

Des pieds qui n’ont pas de moteur, et des gestes de physiciens,

L’églantine de mon jardin…

Elle a des amours de jeunesse qu’elle porte comme des petits chats

Quand on lui dit de les poser, elle vous regarde, ne comprend pas,

L’églantine de mon jardin…

Elle n’a pas de nom, pas de vie, elle vit seulement à quatre heures

Dans une chambre loin d’ici où se révèlent ses envies…

L’églantine de mon jardin…

Elle fait de la faiblesse comme d’autres font de la fierté,

Elle vous domine quand elle se baisse et ramasse votre fierté

L’églantine de mon jardin…

Elle a de la mélancolie qui ressemble à de la vertu

Quand on la pose sur un lit on dirait une enfant perdue

L’églantine de mon jardin…

Elle n’a pas de nom pas de vie, elle vit seulement à quatre heures

Dans une chambre loin d’ici où se révèlent ses envies…

L’églantine de mon jardin…

Elle a des lèvres entr’ouvertes d’où s’échappent des serpents

Qui se posent sur mes lèvres, envahissent mon étang…

L’églantine de mon jardin…

Elle a des barrières infranchies qu’elle n’ose pas escalader

Quand elle parle: elle rit et se penche pour vous regarder…

L’églantine de mon jardin…

Elle a bien un nom, une vie, mais je ne m’en rappelle plus

Elle s’est éclose dans ma vie, au jardin des sentiers battus,

L’églantine de mon jardin…

 

Paroles et musique Môrice BENIN