PARCE QUE CE SOIR


 

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PARCE QUE CE SOIR

 

Cette herbe où j’ai tant pissé est là qui jaunit d’un manque de caresses. Que te dire autrement qu’en vieux cheval je te bouchonne à l’ancienne. Quand t’écume à la Marguerite pétale après pétale, combien traduisent dans le texte  oh bien moins que la floppée qui te disent « j’aime ». On marche dans un milieu aveugle qui glosse dans la merde. Sais-tu ? Oui bien sûr comme on est parvenus à sortir de ce foutoir. Faudrait les émasculer. Avec la bouche en cul de poule ils savent que dire c’est moi la plus grosse au masculin, mais je connais pas d’endroit où l’équité règne à égalité comme dans celui-là. Quand elles abordent le sujet je plains les gagneuses à qui elles ôtent le pouvoir d’achat. Petitesse comme le beau souffre d’exister. Je suis fatigué, J’ai à te dire. Rien ne me tord plus que d’aller dormir. Si je meurs trop tôt  à quoi s’aurait servi de dépasser l’insignifiant , non que je prétende à l’irremplaçable, juste que l’autre peinture que tu m’as mise au coeur me dit d’aller plus loin encore. L’exception que tu présentes me donne envie de ne plus jamais me laver les mains.

Niala-Loisobleu – 03/05/19

 

CONTRESCARPE


 

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CONTRESCARPE

 

Ton vol

cet immense saut.

Il n’est pas 19 h que déjà on a rattrapé l’omnibus avant que la gare sorte de l’attente.

Ricochant sur les ponts le courant se disperse pour laisser l’usage aux mouvements manuels. Je te draisine dit-elle en riant aux éclats. Quoi répondre sinon vérifier la pression de son pouls. A ce moment précis on pense en commun à Ernesto. Les parents se précipitent à l’école pour obtenir une réunion. Marre.

De la fenêtre où tu pousses je vois venir le retour du peintre.

Le soleil révise sa table de multiplication.

Aucun chat noir n’est sorti de la pochette de mauvaise-surprise. Garde tes gants blancs sans serrer les genoux.

Niala-Loisobleu – 02/05/19

HELAS OUI…


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HELAS OUI…

Du lit froissé

qui mâche son chewing-gum

hausse le silence

et écoute

Suis là

rien que pour toi

Ma…

Toujours enfant…

Niala-Loisobleu – 1er Mai 2019

MA, INDIA SONG-MOI


MA, INDIA SONG-MOI

La butée des étoiles crevant les murs de pénombre, soupiraille

Mékong, Mékong d’ailes t’as

Les bambouseraies sont si épaisses que tu sièges au rotin de mon jardin

Une pluie d’échassiers blancs sur l’eau boueuse d’un souterrain clandestin

Sur l’estrade des voix enfantines portent costume autour de leurs pupitres – blancs encriers retenant les mots-bleus – reste-t-il un cheval pour détrôner les buffles du labour au mi-mollet des rizières

Dans l’orientale promenade asiatique qui fument encens, tes cuisses de printemps s’ouvrent en file amant sur le citron vert incisé de tes yeux chocolat, dessein lourd du lit et trois. Un mari choisi vouloir. Elles disparaissent dans les tunnels les années illusoires. L’âge pose enfin l’origine de sa naissance en année 50

Me voici sur la Rive-Gauche, Seine épique, des cavaliers sont en route pour le Graal, j’ai ton écharpe autour des reins. Les torches d’un donjon sortent de la cheminée monumentale. Toujours de veille, tu grattes l’espoir qui se regarde du haut des remparts

India Song

Langoureux ton corps devenu liane glisse aux roulés-boulés

de nos états érotiques

Femme

Que je peins

Dans ta lettre-or-née

En pages sur tous les murs

Comme je t’aime…

Niala-Loisobleu – 28/04/19

ENTRE TIEN EMOI 73


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ENTRE TIEN EMOI 73

Comme le rire de l’enfant aux dents de lait, le caniveau emporte ce qui a été jeté plus souvent pour nuire que par un geste machinal. Jeter et noyer un acte doublement symbolique de dépit.

L’apparence entretien si facilement la méconnaissance des choses et le jeu d’en cacher l’existence.

Ainsi dans les passages de formation, l’adolescent profane croit-il pouvoir mêler des fausses vérités à ce qu’il n’arrive pas à franchir pour retrouver face au coeur d’un tourbillon d’affect.

Clarté tu résides au Centre du paradoxe, expliquant d’une certaine manière la complexité de la transparence.

Ce ciel charrie des orages dans un froid à haute température. Coups bas et sourires ont le même costume que la mode décadente en cours promotionne à grand bruit. Un grand débat fondé sur une sable à lapin pitoyable

Un ciel si triste qu’il ne se retenir de pleurer sur lui-même. Je garde du cauchemar qu’on m’impose le choix de mon rêve, Ma.

Niala-Loisobleu – 24/04/19

SUR LA VOIE


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SUR LA VOIE

Au bout des paroles la chanson continue, le fleuve met au large

tant d’oiseaux blancs le bordent comme on lit à l’enfant pour qu’il s’endorme

la voile avalera les bruits de moteur

Glissent les gares des mariages de la voie secondaire

train de campagne qu’une guerre du rail surveille de son poste d’aiguillage

Les jardins publics au bord du grand-bassin culottés petit-bateau pour la première croisière, le cheval a gagné la queue du Mickey

Trop de valises perdues en consignes de sales attentes

On prend femme ou mari

mais qu’en est-il pas même le reste d’un enfant

juste un mouchoir au bout du quai

Le tant faute

te voici

en vie

qui coules de cette couleur du temps

Les orgues laissées derrière l’église, tu parvis un oui pour mon nom.

 

Niala-Loisobleu – 7 Mars 2019