VEGETALE ETREINTE


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VEGETALE ETREINTE

Le soleil commence son ascension, la partie Est du jardin entre ses mains pour la tendreté de ses plantes qu’il embrasse comme un bébé

Fougueusement je m’intéresse au frais

dans le creux des plis

Pleine bouche

les pots d’artichauts décoratifs, la jarre ventrue à deux mains tenue par les poignées

Chercher dans le repli le secret où l’insecte vit

S’enfoncer par un trou

sortir par un autre

l’aisselle du saule est riche

je choisis

pour l’exemple le nombril d’hortensia où l’ardoise écrit bleu

la promesse de seins fleuris montre déjà où ses boules feront massif

Je ressors par un tubercule d’iris tellement noueux que j’en ai violacé

un papillon me bouche-à-bouche en sapeur-pompier

Je suis sauvé

accrochant mon chapeau de paille au vestiaire suspendu, j’entre dans la cage qui conduit à la mine

Comme c’est profond

Voici le riche filon fessier de quoi remplir mon wagonnet

et remonter en haut du terril

Les arbrisseaux poussent des cris de rut qui donne au chien une lueur dans la truffe à coller au puits

et quand roulant dans la menthe pâmée je réalise que Proust m’agace, mais pas au bon endroit, j’ai déjà la bouche plaine

j’enlève mon marcel

Les abeilles sont à la chaîne florale dans la pure tradition des ruches

En rase-motte je fais une manoeuvre d’atterrissage….

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2020

ENTRE TIEN EMOI 73


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ENTRE TIEN EMOI 73

Comme le rire de l’enfant aux dents de lait, le caniveau emporte ce qui a été jeté plus souvent pour nuire que par un geste machinal. Jeter et noyer un acte doublement symbolique de dépit.

L’apparence entretien si facilement la méconnaissance des choses et le jeu d’en cacher l’existence.

Ainsi dans les passages de formation, l’adolescent profane croit-il pouvoir mêler des fausses vérités à ce qu’il n’arrive pas à franchir pour retrouver face au coeur d’un tourbillon d’affect.

Clarté tu résides au Centre du paradoxe, expliquant d’une certaine manière la complexité de la transparence.

Ce ciel charrie des orages dans un froid à haute température. Coups bas et sourires ont le même costume que la mode décadente en cours promotionne à grand bruit. Un grand débat fondé sur une sable à lapin pitoyable

Un ciel si triste qu’il ne se retenir de pleurer sur lui-même. Je garde du cauchemar qu’on m’impose le choix de mon rêve, Ma.

Niala-Loisobleu – 24/04/19