Je me Marie si tu savais combien


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Je me Marie si tu savais combien

Un coq et un levé, que l’odeur du café enrobe, chaude nudité, un petit animal vient de traverser le taillis et tout autour de l’habitude à mentir, franche comme un gant de toilette leur langue ravit assez d’espace de lumière pour rester humbles dans l’infinité des étoiles.

Arboricole attitude que la sève lance pour le bois à cabane, l’écorce liège nageant les océans, tu te souviens petit-garçon j’avais envie de voir sourire ton absence de reconnaissance. Ce qui a manqué traîne comme une cicatrice bornée que la pugnacité de pas virer catastrophe tient à distance. La croisée qui tricote les mailles des fenêtres tient au quelque part de ses aiguilles le lieu de rencontre espérée. Vient l’heure. Combien de fausses essences a-t-il fallut couper pour préserver la vue ?  Pour la forêt vierge le tant ne compte pas.

Il y a vif à parier que ceux qui viendront confirmer l’espoir d’être, connaîtront la récompense de leurs souffrances. L’éventré de cabane planche sur le sujet, tenace comme une vache et son train. La terre est bleue comme une orange et pourtant elle est  infestée de serpents, mais rien ni fait, l’arbre à paumes choisit la vérité, il convainc que les initiés mais que feraient-on de profanes sinon un gâchis de plus. Je mal de voir la bêtise se faire supporter par une majorité grandissante d’individus, que l’Aude soit remisée par la stratégie d’une comédienne de sentiments, sotte et bécasse, est d’une injustice flagrante, mais en cette matière je suis pour l’élitisme  de l’authentique.

Je me Marie si tu savais combien…

 

Niala-Loisobleu – 20 octobre 2018

ENTRE ET METS


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ENTRE ET METS

Le café n’a pas encore ôté ses facultés énergétiques, outre les doux arômes le décrassage du bulbe poursuit son chemin. Tous volets qui s’ouvrent, décollent en vibrations d’empênage alors que le soir le craquement de la poutraison marque davantage le côté dépressif obscur. Mes jambes ont  le don de monter l’imaginaire à l’endroit d’altitude voulue. Une aire en corniche, vue lointaine, où la mer prend toute la perspective. Les oiseaux du matin sont de la famille des fourmis, ils ne s’arrêtent jamais de renouveler le symbole de vie qu’ils portent en eux. Le concept des choses a suffisamment remué de discussions durant la semaine, plus souvent pour rien et de trop pour en faire un plat du dimanche. Les grandes idées ça garde pas de mourir…Tonton Georges en Sète quelque chose. Je parlais de mer à mon écho, il s’est mit à sourire disant rien n’arrête le mouvement des marées. Enfin, façon de dire, les hommes finiront par faire fondre le sel, alors rien ne pourra plus retenir, tout disparaîtra dans le grand fade. Au-dessus de la montagne, l’aigle tourne, de son oeil il voit le sec craqueler une nappe phréatique. Sous mon lit les moutons dorment, au moins ils connaissent la place qui est la leur . Par la fenêtre de la cuisine j’ai vu le cheval s’ébrouer. Il avait de si grandes ailes que vite j’ai sorti l’appel pour creuser un pare-feu…

Niala-Loisobleu – 15 Juillet 2018

POUR LA LUMIERE


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POUR LA LUMIERE

Au bord des craies muettes et d’un tableau d’asphalte, des pinceaux secs ont amassés du remblai de l’un, toc de la plante bleue, lin pour l’autre.

Qui poussera autre que ronce dans les gravats sinon l’épine selon saints mats yeux ?

A tourner tout un non en comédie

croire pouvoir dissimuler sa peur de s’engager n’est que désertion

naufrage d’un chercheur d’hors imposteur.

Ma Muse et moi n’habitons pas au bord de l’amer. Nos arbres ont les mêmes parasites que les vôtres et nos rivières étouffent de la même asphyxie qu’en tous lieux où les tronçonneuses se déploient.

Nous ne serions rien qu’inexistants en l’acceptant

Aussi le refusons-nous

Par la création en continu.

Niala-Loisobleu – 8 Juillet 2018

LUNE-MARINE


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LUNE-MARINE

Une barque penche

ronde comme ta hanche la mer se rapproche

A cheval sur le vent un parfum d’ambre sort du moulin de tes reins

cerf-volant ta pensée franchit les murs

dérobe l’instant d’inattention qu’on cachait sous le parasol

on ne voit plus rien des serviettes étendues sur le sable

une sirène au loin peut découdre ses croisières

jambe levée tu ouïes à l’étoile

Dans la frondaison la  barque luit de toutes ses écailles…

Niala-Loisobleu – 6 Juillet 2018

 

CHAGALL ME FAIT MONTER AU PLAFOND, L’Ô PAIERA


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CHAGALL ME FAIT MONTER AU PLAFOND, L’Ô PAIERA

Dans le coin sombre du livre entre deux éléphants trompe-livre et une boule de flacons de neige, une fleur séchée tient l’emplacement du chemin par la porte de derrière. Chapitres à la voix enrouée qui montent souvent en chair dessiner un mouton. Les bûchettes  du jeu des mille bornes allument un retour sur soi-même avec de la peine à la clef

Voyage dans un bagage accompagné, une liste d’objets inutiles s’en est allée au gré du vent. D’où venaient-ils, bof d’ici et de là, un jour de brosse Adam, des espadrilles aux basques d’une chemisette à carreaux de chapelle romane, trempés dans des couleurs vitrail, un mouchoir et ses noeuds (ne perdons pas la mémoire), un trousseau de jeunes mariés sang clefs.

De la ficelle, un organe sexuel et son couteau pour sortir des aléas survenant à l’improviste, et aussi des boutons sans fils, de Fred Astaire, de Marguerite Monnod, d’Anémone, de lits las point sonneurs, des boîtes de cachous, de vals d’ah, de bons bons en glaise pour ranger l’herbier des chemins et leurs petits cailloux.

Aussi des bornes, des rames à voiles, des mâts de cocagne, du sable émouvant, deux coeurs tracés entre l’écume du tant, un réverbère et son allume-heur. Dans une montée d’arbres, des cris d’oiseaux et des bruits d’elle, quand ouverte au soleil qui se lève, des rosées lui sortent le parfum des champignons de l’humus trempé. Terre ouverte entre deux labours à semer.

Un papier couché sous le crayon, tressaute de griffonnages mystérieux, indéchiffrables par les disciples de Freud, emmêle en boucles touffues des aisselles avec des pubis comme un premier temps pileux où l’Homme et la bête désiraient de concert se manger l’un l’autre.Pour survivre sans panique.

Les étagères misent sur roulettes pourront emmener les bibliothèques en bord de mer, comme sur le dessous des ponts, au faîte de l’arbre. Cette signature de Bon Jour si j’en garde la sérénité, la lune-cigare en rougira d’aise si, en y mettant l’index, je me l’allume joyeux.

Chagall un poisson qui dense carpe diem, yiddish  espoir, une petite écuyère rêve d’amour au cirque louche d’un monde raciste, tire la paix à cheval de parade. Marc le peintre humaniste couleur de poète.

Niala-Loisobleu – 9 Avril 2018