TRETEAUX LE SOIR


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TRETEAUX LE SOIR

Une maison d’oiseau sur sa branche

dans ta veste ma salle de bien

puis dans ma poche le caillou traversier

un pied sur la pédale  et le reste en danseuse

de

Médrano

petite écuyère de Chagall tournant sur ses pointes

Pendant que le do tourné, passe un nuage, le soleil se remet Barbara en platine « Quand reviendras-tu ? » dit la voix off aussitôt abattue par sa plus belle histoire d’amour c’est vous

Sans se recoiffer le triangle des Bermudes remet l’avion dans sa culotte

et le pilote dans le droit chemin du pays bleu

Un rabbin  tire le chandelier à sept-branches du pinceau et l’allume, Marc dit ça Vava

Je sors les seins balles de la veste et m’embauche chez peint d’air pour jouer avec les ours dans la parade à la loyale

Le chien noir montre qu’à son âge on peut en corps avoir du caractère

Niala-Loisobleu – 16/10/19

GRANDS FONDS 5


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GRANDS FONDS 5

 

Tandis que se sonnent 18h45, je tire du fauteuil le corps en meilleur état que je l’y avais déposé deux plombes avant

la mer très grosse

vagues d’immeubles , pas compté les étages, par l’escalier très proche de l’impossible, métaphore destinée à donner une image de l’effort physique et intellectuel dans lequel je ramais

Ah oui

qu’est-ce qu’une métaphore

Procédé de langage (figure, trope) qui consiste dans une modification de sens (terme concret dans un contexte abstrait) par substitution analogique.

Voilà, passons

Si je dis que depuis hier j’ai peint dans l’eau comme un malade pour ne pas me noyer, on comprendra pas davantage. Les Grands Fonds c’est mon destin. Tandis que j’oeuvre, wordpress me gaule Count Basie et le com que j’avais mis sur HORS DU LANGAGE DE B.A

C’est plus possible

Je n’ai pas dit plus sur EST-CE

que déjà ça déborde de la bassine

pourvu que j’ai les pieds pour taper au fond

Niala-Loisobleu – 04/10/19

PS – Si un un fin connaisseur me dit juste comprendre rien mais mais que Chagall je ressemble, je le poubelle.

La fraîcheur qui vient de loin


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La fraîcheur qui vient de loin

La nuit s’apprêtait à lécher l’environnement

tu m’as dit viens l’herbe est absolument sommniférente

Toujours gourmand de néo logisme je t’ai fait confiance

j’ai dit oui

déménageons pour ailleurs

sans changer d’adresse…

 

Niala-Loisobleu – 1er Juillet 2019

REQUIEM


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REQUIEM

 

J’avais dit la pierre

en ne développant pas suffisamment l’herbe

erreur fatale

un soir qu’ayant emporté le plafond de l’Opéra au jardin

elle m’a Verdi le pantalon

je t’avais dit

le printemps s’achève, c’est un fait

mais c’est pas parce l’été arrive qui faut pu être, m’as-tu répondu

mais pas d’souci

as-tu ajouté

l’herbe tâche pas sur la peau

montre-moi comme tu vis Chagall la première fois…

 

Niala-Loisobleu – 20 Juin 2019

 

 

 

 

 

 

COMME DIT A LA RECREATION


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COMME DIT A LA RECREATION

 

Tu voulais savoir ce que je ferais

alors voilà

je vais  où je t’ai dit…

N-L 6 12/06/19

OURDIR LE BLEU

Ourdir le bleu

dont on possède l’ombre ou la clarté.

Les savoyards logent dans la maison croquée.
Comme l’étain.

le cuivre est sourd :

cruches et tabatières

en témoignent.
Passe ton chemin.

porteur de coquilles.

Ensemble de tracés, de clameurs.

Les genoux ont des coussins.

La sombre, en son poivre,

est fagot de sureau,

blancheur mourante.

On ne peut que voir

à petit feu.

On ne peut qu’annoncer

la langue et sa manœuvre.

Nerfs dont on ne sait ni le nom, ni le chemin, ni la rivière fluide, nerfs de laine ou de foin, nerfs, je vous appelle.
Vous longez, silencieux la main, la jambe.
C’est le cœur qui vous tient serré dans sa lumière.

Cri mâle ou parole qu’on jette aux ajoncs !
Souvent, le souvenir.
Souvent, la récolte.
Quinquets et sabots sont dérision.

Grondeur intègre et bleu.
Les plantes et les veines emmêlent tiges et cheveux.
J’arrive au sommet du mont : le clocher dressé, la fièvre.
Opaque devin qui me traîne.
Les pirogues ont des mains papelardes et des éboulis muets.
J’élève l’élève, et la langue, en ce moulin moelleux, fait figue, fait flèche.
Et c’est le démêlé très doux qu’on suppose en la cosse.

Vin chantant.
Toupie.
Lave l’œuf à grande eau.
Bonnet de laine ou grain de blé.
Bon sabot plumé.
Ou orge, ou gorge.
Ou orme assouvi.

Maisons de papier, de foin, où vivent ensemble arbres et mulots, voici vos villes, vos étreintes
La poutre et le carreau ont mille raisons de craquer, de fendre toits et portes.
Au jardin, le linge prend feu pâle, capture en vain papillons ou mains.

Tout est bon : le lierre, les murs gris, le feu franc, les lèvres et les jambes.
Nous irions voler, dès qu’aube tombe, chats et bestiaux, femmes sans langue.
Et je marche à travers les souches mates, les sapins, comme endormi, palpé sous la peau, animal sans ombre.

Le doux appareil frotte le linge contre la main.
Et nous sommes sûres de voir muscles et tendons.
Fallait-il amincir la peau fine et les ongles ?

L’œil sans cloison n’étouffe qu’une clarté sans famille.
Me voilà dans l’épaule.
Me voilà dans le talon qui claque ou qui ronronne.
Partout, les mains dorment, frêles et liquides, dans le geste enfermé d’un dormeur bleu.

Touche toutes les armes

l’orange et la chaux,

la douleur très ronde

où l’œil est un puits,

le genou dodu, la châtaigne.

On verra le pays

vivre dans la querelle

du charbon repu.

L’écureuil poursuit jabots ou crécelles.
Claque un cabaret !
Mon timon noir ameute les filles, les femmes.
En chandail jacquard, je fais le jade, franchis l’éventail du coq et du pou.

Chacun des bras, chacun des doigts.
Y compris la cuisse et le genou, la maison, le papier, l’enclume, et l’odeur ovale des arbres, le lait qu’on avale.
Papiers à grandes jambes dans le ruisseau vert.
Repas de grenouilles.
Jambes courtes du sang, jacquemart bleu d’amblève, amande en langue de chat.
J’allonge en vain le cœur jaune: jambe de bois n’ose.

Bourgeons ronds, menus grains

dont l’œil s’emplit.

Et c’est la pluie

dont nous aimons

les liens, les pattes,

les boules de nerfs.

Déjà, plumes et châtaignes

font rouler l’ombre :

on dirait qu’un soleil

meurt noyé,

qu’un enfant court

dans le parfum des aulnes.

Oubli gelé de la sève très blanche, l’hiver.
C’est ici le lieu, la rotonde.
C’est ici le lieu.
Nul ne se cherche un visage : flots de givre en mon ventre, flots d’étoffe, de graines, ou de grains coupés en deux.
Les enfants font des rondes, avalent des poignards.
Mettront-ils à feu et à rêve le home des voleurs ?

Langue avide vers le couloir que défend la herse aux oiseaux froids.
Déluge emplumé des yeux, dédale de doigts très fins.
Dans la maison ronde, l’arc du borgne, touche le cœur.

Nous vivions de laine,

de crayons de couleur,

d’eau fraîche, d’estampes.

Les fenêtres en papier

n’étaient pas des tambours.

Nous aimions le candi, la cannelle,

les femmes sans bras,

les garçons sans regard.

Muscles doux et volés

sous la peau qui caresse

la peau, qui coupe

le souffle.

Court projet des doigts,

des dents à la carie.

Salve de salive !

Donc, tu vis, tu choisis

la maison détruite,

ses poutres, ses mannequins,

l’empire de la main nue.

Péroné rouge, te voici, long sous le gel, outil de longue taille, cassé deux fois, vers midi.
Enfant de petit doigt, nous aimons ta nage et clamons à cris nus : feu logé ! vaste neige !

J’avoue qu’un ouvrier serre le plus grand talon, conserve un outil bleu le plus longtemps possible.
Vive épreuve, action de neuve envergure, où l’arbre est debout dans la bouche du parleur.

La main laisse à la main la paume et les dix doigts, la femme ou l’étendard.
Viens à moi, fileuse, fille sans recours…
L’épaule gauche est la bosse du deuxième cœur.

Coupe en quatre lèvres et cheveux : l’épingle est visitée, le sabot parle bas, le chemin fait le tour de la chambre et du cœur.

Langue à vendre

ou œil sourd

dans un panier d’aveugle…

Et va la veine

au cœur.

Et dort le dormeur

dans le poing, dans l’oiseau.

Le feu volé, je le donne à ce parleur dans une maison vide, à ce marcheur très doux dans une forêt touffue.
Et je coupe les ciseaux.
Je ne tranche pas le cou de la femme que j’aime.

Connais-tu le figuier?
La clarté sans couture vit dans la bouche.
C’est la femme endormie qu’il faut suivre: la rivière l’assouvit, la très pâle enchantée, muscade en son parfum, l’éveillée sans retour.

Jetais cavalcade ou sel pur dans le chemin des veines, le chameau de l’aiguille ; forêt, je salue tes étais, tes papiers fondus. À mamelon entier, je préfère
demi-sabot, quenouille, ou grenouille dans la bouche: c’est soleil, c’est fracas d’eau nourrie de viviers, de vive nuit, de vin clair qu’on a bu dans les fermes, au fond des puits glacés,
claquant dents et scies; marchez vivants, enfants de laine, dont les yeux sont jouets de cerises, et caressez goupils et filles.
Orée des cheveux.
Orée des mains, des chemises.
Mentirai-je sur les doigts?
Je fuis à courte paille au sommet des maisons.

Carcans et châssis font ténèbres.
Chassent la peau, la neige, et j’essaie de retenir bras d’enfants, chenilles, paupières dans cette chambre où, finalement, tout se joue: le vivre à perte d’œil, le nourrir
en son melon, le grossir en cette potiche gardeuse de billes, de pièces de monnaie, de fragments d’ongles de jade !
Exulte le chant très franciscain.
De l’attente enfiévrée, je sors très pâle et seul, près des ciseaux primaires.
Des masses de foin fondent.
On entend les osselets crisser, les drapeaux coudre leurs couleurs.

Car si je scie le doigt, je scie le feu, la flamme femelle du corbeau: anis, cannelle, pépins, levain, radis, poivre, voilà plus qu’il n’en faut pour survivre en ce cocon
touffu.
Tout fait farine à
Iveldingen.
Je me souviens: j’essuyais les cheveux, les vitres, les carreaux, les verres laissés à terre, que les bafouilleurs avaient oubliés.
Et nos enfants juteux marmonnaient maints embrouillaminis; lève un seul sabot: la houe rouille.
Fourre de papier le mannequin que tu portes sur le dos, tel un nain tatoué, un frelon nu qu’on châtre sous le préau.
Allonge un long membre dans la maison des doigts: lave le va-et-vient qui meurt dans la mort.

Coquin vêtu de vert, je t’embrasse en tes balafres, et te crie: scie les mains et les sabots, et cherche en ton chien les plumes ennuagées.
Viens avec moi: la peau tire les genoux vers les yeux ; je tue le feu, le linge où vit le plat papillon du front, les charbons délavés des veines, les pupilles mates des bambins
qui vont à l’école.
Et je me dresse, et je hurle à la hâte les indistincts mots du pus noir.
Voile, voile l’orage, l’organisation des pas du sable et du bois.
Rêveur chaud que la menthe assouvit, vis ici parmi les encres et les chiffons et les fragments de peau; pulpes, verrières, plantes grasses, émaux n’étoufferont pas la petite
femme dans la savonnette.

Opaque lointain.
Montagne en neige.
Le papier noyé boit les mots où la femme en lèvres fend le cuir dont tu sais les tendons, les mortes frondaisons.
Mirabelles dans des paniers de lin; fleur d’amandier dans l’œil.
De quel époux se séparer?
Je touche outre.
Au-delà des doigts, l’orfraie ou la haie fïleuse et ses chemins poudrés ou pointus, qui vont vers les étangs piles, les miroirs gredins, les puits vengeurs, d’où
sortent des brassées d’enfants minuscules.
Ah!
Sommet de nos centaines de vitres, de nos moleskines, de nos trajets coupés en huit.
Février est un homme court.
Les doigts pendus aimaient les doux vernis d’Isabelle en gris, les cœurs de jade ou de
Jacques.

Ma campagne passe par l’œil dont tu cousais l’étoffe, la blancheur canaille, la prunelle.
Et les cloutiers rêvaient.
Et les dormeurs, appuyés aux échelles, aha-naient.
Fruits duvetés des pommiers, la coque est pleine.
Hors d’ici, voleurs de filles; qui secondera les bras courageux de l’hyène et les efforts du grand cheval bleu?

Pourvu que j’écrive «froidure» ou «demi-sentier» ou «carcasse» ; haute givrée, la voici onglée sous l’œil jeune et je ne sais lui parler,
mangeant les mots qu’elle donne, hurlant «scalpel» , matins ouverts dans une maison, dans un oursin, dans une espagne à l’envers, où le nalôn se sert de mes mots.
Je juge un juste espoir.
Je pends le papier à l’aide d’un croc.
La main prend peur si le fruit rapetisse ou gagne le grenier vrai des filles qu’on engrosse, qu’on veut toucher demain dans la dent, toujours à l’intérieur.

Puisque claques font ténèbres, jeu de peuple en naufrage.
Ouvrier de bonne menthe, je sais que tu m’aimes.
Eclate.
Suis la poutre et saute à travers l’œil glacé de la poule ou fais semblant de l’enivrer, lucide.
Je suis l’odeur de mon odeur, corps déraciné qui naquit de mon ombre, dans la foulée d’un incendie qui marche à pas de sang dans mes membres, et mes vertèbres, et mes
épaules fragiles.

Et voici l’astuce, le terrain mou des yeux, des regards de glu sous la table.
Hésitez, soyez plus noir que l’horloge éventrée dans des jardins engloutis.
Je marche et suis vieillard.
Je marche dans le parleur orange, dans l’oreille immense d’un parc de vitres, où chaque plante sort d’un œuf.
Hurle ou ne hurle, tu verras des maisons sur le flanc, des enfants d’orge, qui viennent voir leur mère dans le ventre de ta mère.

A sombre venue, je lisse la chambre et suis organe de noir massage à travers maints ouvriers les pieds cassés, les moignons bien vivants dans des guêpes et des encriers nus, dont
j’étais le sauveur.
Perpétue la trace et le fol enjeu, damne et cloue, laitier bébé que je tatoue, que je traverse d’une masse argileuse, avec mes aigrefins, mes vautours pointus, mes cadenas
enveloppés de laine. À qui dirai-je que j’écris pour écrire un seul mot qui me tient à jambe?

Arrache à foudre sans demain le glas poilu de l’œil: déjà tu te sers des mâchoires pour avaler l’œuf premier, puis la langue, et des milliers d’amandes, dont le
goût te traverse, hors du toucher rêche.
Prunelles ou baies par tombereaux, assaillez-moi !
Pitié, poux ou arbres de noir rejet, vierges carnages !
Je dirai demain que je pars vers vos étraves, prêt à déchirer les jutes, les ganglions, les estomacs, les tissus somptueux des jaunes d’œuf, dans le dédale sec du
palais d’os que ma main possède.
Et je suis ici dans chaque cri qui coupe en deux la nourriture.
Ave.

Village dont on se sait brisé ou gourmand.
Je lance à bonne vitesse un flacon d’orange et je dors dans le village de mes épaules, dans le village de mes jambes, dans le village de mes yeux, dans le village de mes cheveux, dans
le village de mes ongles que je regarde souvent.
Ongles sans
Pyrénées, sans vains parloirs : êtes-vous là, étiez-vous là sans histoire, quand on me demandait d’entrer dans la prison
Saint-Léonard, poupée bouffie de son ?

Bois à goulée le citron, la neige, le thé.
Je n’écris pas, je mange à poings perdus dans ma vie effilée, fil tendu de l’ongle, où des cerfs lèchent un peu de bon sang pendu.
Je m’insurge à chaque rondeur du corps où mes mains inondent une douleur de grenade, un bon sens évidé: luxe ou taillis, réminiscence, plan d’eau vaine, plan de
verveine à chaque étage.
Au grenier, je nage entre les os norvégiens des enfants.
Je saute et diminue de clarté, car le tambour que j’ai aimé m’engrange et m’endors roulé dans un grain de sel.

Petits souliers mous, je vous aime, puisque je vis à
Halbachermuhle, dans un moulin creux, qui croît le long des aulnes, à
Amblève, où sont mes blancs parents, de longs chemins enroulés dans les jambes.
Quatre caisses de bois craquent, et mon cœur, mon corps allègent le feu qui palpe une dernière fois les hanches des branches, les landaus muets de quelque châtelain
cru.
Navigateur béni, crois-moi, je tiens à courts bras l’orfraie dont les plumes poissent le col ; ma femme plie le linge enneigé, les plies, les soles, dans l’armoire en
noyer.
Incestueux promeneur, mange ton ombre et grave, ce mardi, ton nom et le mien dans le cuir peureux, dans l’écorce mate.
Mille phalènes sont dans les yeux ; les fourmis, dans les jambes, ont des genoux minuscules, et nous économisons notre regard en ne le posant qu’où nos lèvres se posent, sur
le chemin chevelu de
Meyerode.

Glotte où petits oiseaux me font mourir de cris.
Sont, sont ainsi longs doigts de pied ou jouets de couleur pour de nègres oranges.
L’étouffement de la paume a permis le voyage : le voyeur est caché dans la dernière phalange et casse tout : les yeux qu’on gardait pour le bon regard, les pieds bots
empalés.
Ah! juristes sans vérité, que faire?
J’oins les parties de mon corps de liquide douceâtre et de miel et suce enfin arbres et robinets.
Passe, garde à cheval, et ne me crois pas.
Je vis le remous à l’intérieur du cœur et ne suis ici qu’en demi-voyageur.

Bête à bête.
On dit bien qu’on ira battre une panse à pleines mains, cacher dans la fontaine un gigot de velours, voler le cœur gonflé d’un garçon très noir, dont les muscles en
sommeil n’ont pas de nom, n’ont que fièvre sans foudre, ou jardin épais.
Je suis joyeux ; ceci me donne un remontoir de papier, puisque je vais à la campagne faire mûrir les tambours, récolter les rivières ou lécher l’eau pure, compter les
grains moussus, les cerises cerise.

Jacques Izoard

BEN COMME SES SOIES


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BEN COMME SES SOIES

Un manche tenant ses soies dans sa virole

pose du bout

sur palette en canapé

Chant

une alouette face au miroir

voit venir le saut de l’ange

La pâte arc-en-ciel

courbe

le nuage en forme solaire

Je peins

Ma

trois doigts en bulles

Niala-Loisobleu – 28/05/19

QUAND MES GENOUX CONVERSENT


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QUAND MES GENOUX CONVERSENT

 

Du jour qui vînt les bras levés à la fenêtre, un goût profond de roulis mit son balancement

Le chien eut un très léger tressaillement

Sur la crédence la buée des étoiles et quelques poils de comète à cheveux longs pris dans l’anneau

L’arbre est secoué de frissons

Calme le fleuve servit d’exemple à retenir l’attitude

La morsure au flanc

Ne montrer de la vie sereine que la somme sans lui laisser faire le mal qu’elle ne peut s’empêcher

Si le vent se lève de mauvaise humeur mets tes deux mains à retenir que les mots d’amour qui sortent toujours de ton encrier, j’aurais de mon côté la bonne couleur à placer dans ton sourire de poitrine

Et dis leur de te laisser en paix, ça fait trembler la clématite quand la mauvaise humeur des autres s’ajoute à ce qu’il faut supporter soi-même

Reste assise sur mes genoux, ma main cause à ta poplité, le cheval laisse l’aqueux couler et du lointain cette fanfare annonce qu’il y aura parade. Je t’aime d’un bout à l’autre.

Niala-Loisobleu – 16/03/19