Je ne marche pas de ce pain là, j’aime que bleu.


Je ne marche pas de ce pain là, j’aime que bleu.

Ils ont fait les routes d’épines de tessons de vers. Cheminées à la plante mocassin cirée au caillou de la pierre à briquet. Long, plus long qu’une vie à marcher. Même pas une goutte à boire. Les arbres à musique éteint de leurs pas de dense. Sec comme un sein d’outre vide battant la cadence au genou d’une prière désespérée, qu’aucune lueur n’éclaire, à part l’aura d’une image religieuse télécommandée d’un orgue mécanique. Pourquoi ? Pourquoi ?

 

Marcher

Un seul souci… marcher… …
Dans le noir… Marcher…
Dans la nuit
épaisse de la voûte fraîche l’enclume son
métallique approche. Marcher…
La procession s’enroule en pelote, et doucement
l’air se raréfie, la voix de fer s’alourdit: le marteau
frappe et résonne et gémit.

Un seul souci… marcher… …
On débouche : aire faite d’yeux.
Yeux aveugles, yeux œillus, yeux clos, yeux diaphanes
Yeux éteints, yeux écarquillés, yeux sources trompés
par les miracles de l’humain.

Un seul souci… marcher… …
Aire faite de bouches.
Bouche qui rit, bouche qui crie, bouche qui aboie
Bouche muette
Bouche ouverte, puits profond où se noie la parole.

La route des aires court : aire faite de mains.
Mains tendues, mains ouvertes, mains feuilles,
mains désirs, mains nées du toucher
de la terre-mère.

Un seul souci… marcher… …

La route des aires se répand : soudain
s’exhalent des milliers de parfum.
L’aire des sens : ultime plaine.
Parfums du vent vivant du vouloir, vertes passerelles
pour enivrer le souffle des légendes ballerines.

Marcher…

Le martèlement de la voûte renaît…
La procession tourne et revient …
Sortir… Sortir…

Dans le cerveau de l’homme s’achève le songe étrange du voyage.

Lucia Santucci

 

Ils ont écopé les mers de leur liquide amniotique, obligeant les poissons à voler des échasses pour ne pas boire la tasse. Des galets, des sans foi ont violé Madeleine en tournante afin d’inventer la lapidation. Frottis sec d’une inguérissable brûlure. Le coeur y était. Ah la torture selon vivre comme un chien. La vraie nature du bipède séparé de la bête unique ment par on dit. Homme de peu ton intelligence est le génie du mal. Pourquoi ? Pourquoi ?

Je ne marche pas de ce pain là, j’aime que bleu.

Niala-Loisobleu – 12 Juillet 2017

 

lightbulb_sun_by_mark wilkinson

 

MARCHER


MARCHER

Un seul souci… marcher…
Dans le noir… marcher… Dans la nuit épaisse de la voûte fraîche l’enclume son métallique approche. Marcher… La procession s’enroule en pelote, et doucement l’air se raréfie, la voix de fer s’alourdit: le marteau frappe et résonne et gémit.
Un seul souci…marcher… On débouche : aire faite d’yeux. Yeux aveugles, yeux sillus, yeux clos, yeux diaphanes Yeux éteints, yeux écarquillés, yeux sources trompés par les miracles de l’humain.
Un seul souci…marcher… Aire faite de bouches. Bouche qui rit, bouche qui crie, bouche qui aboie Bouche muette Bouche ouverte, puits profond où se noie la parole.
La route des aires court : aire faite de mains. Mains tendues, mains ouvertes, mains feuilles, mains désirs, mains nées du toucher de la terre-mère.
Un seul souci…marcher…
La route des aires se répand : soudain s’exhalent des milliers de parfum. L’aire des sens : ultime plaine. Parfums du vent vivant du vouloir, vertes passerelles pour enivrer le souffle des légendes ballerines
Marcher… Le martèlement de la voûte renaît… La procession tourne et revient… Sortir… Sortir…
Dans le cerveau de l’homme s’achève le songe étrange du voyage. » 
Lucia Santucci
J’irai jusqu’au bout, les doigts dans le né, une lanterne au tonneau, bruits sabotés filés du rouet que le m’aime cri file en corps aujourd’hui 83 ans après…
N-L
24 Novembre 2016