Calque Erre


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Calque Erre

 

De froid qui transpire

bat la porte

vide-voûte la cour recule

Etoile le passant

rentre dans tes épaules

cet oeil sournois

Les images se taisent sans bon vouloir
on leur dit
soyez sages, en ce moment c’est dur mais
mais quoi

Rien n’est dissemblable quand c’est d’élans spontanés que le jour passe
les crises , les abus, tromperies, fatigues, contraintes, et harcèlements
c’est du n’importe quel quotidien
seulement l’Amour lui, n’a rien d’ordinaire

Il trouve son air dans l’en vie

la fougue

nette et franche

au bout des lèvres

ne rampant pas dans sa boue

 

Niala-Loisobleu – 19 Décembre 2017

 

Illustration :La Vie, l’Amour 2 – 2017 – Niala- Acrylique s/toile 55X46

 

Des chemins clairs qui figurent sur le plan, parfois des noms de rues s’effacent, se glissent alors des impasses aux fonds baptismaux induisant une erreur de naissance…


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Des chemins clairs qui figurent sur le plan, parfois des noms de rues s’effacent, se glissent alors des impasses aux fonds baptismaux induisant une erreur de naissance…

Me levant du ban de mon existence, je me souvins que j’avais abandonné mes clefs dans l’appartement avant d’en claquer la porte. La cage d’escalier ne laisse plus passer le moindre bruit de conversation. Lurette qu’aux paliers, DO NOT DISTURB, ça balance comme à pari à la ficelle de chaque poignée de porte. A qui demander « Où par là ça mène-t-il ? »

Nib de Gaston, pas plus qu’un autre pour répondre au téléfon.

Angoisse.

Entrant dans mon jardin secret, derrière le gros cerisier, je trouve le rossignol faisant passe pour tous mes tiroirs

Soudainement un bruit de roues sort du plafond de la cage, le câble des cordes vocales de l’ascenseur, en se tendant, perdait les zoos.

Je me dis, ouf ça va renaître

-Alors qu’est-ce qui t’arrive ? demande Aurore

Passé le frisson d’impression d’au-delà, je reprends conscience. La petite fille de la femme austère est devant moi, elle me tend son sourire. Puis tourne sur les pointes. »Salto tout l’monde »qu’elle dit en riant comme un petit rat dans ses grands égards… Pas Degas n’apparait de derrière les rideaux. Donc pas de vieux salaces dans l’entr’acte. Les lumières me montrent le plafond.

Un émerveillement !

Il est empli de Chagall. Je tremble, pleure, l’émotion me coule des tripes. Plus de fantôme de l’ô qui paiera comme l’injustice l’exige. Il s’est fait avaler par le trou du souffleur. L’instant d’après icelui-ci me dit « Remballe les films d’épouvante, remonte l’heur à la voile, hisse la trinquette et tire un bord, cap au large. On déhale des cons, on s’écarte des lises, des étocs, des naufrageurs, des-on-m’a-dit-que-vous-êtes-au-courant, on casse la mire de la télé-bobards, des émissions qui montrent les richards dépouilleurs d’îles désertes aux SDF, genre la Tessier & Nikos and co, merde à vos bans comme aurait dit Léo !

Aurore me saute au cou, son parfum de gosse me tourneboule. C’te môme à m’sort la barbe de l’attente de la toison d’or.

Le Petit-Prince, son frère Théo au ciel, la p’tite soeur Line agnelle, les roses, les épines, le serpent et le renard, le désert, la serpette et la belette gonflent les binious genre fez noz que ça gigue du talon dans les Monts d’Areu. Me v’là r’venu à Brocéliande. Merlin assis au centre de la ronde clairière me dit :

« Vas ton odyssée jusqu’au bout de la confiance, elle cédera pas, t’es assez un Pi pour muter croyant en ta foi ».

La mer sort de l’épave et remet taire à flots

Du château de sable un don jonc tresse la corbeille de la mariée.

Le matin referme les portes de la nuit

Je la chevauche à cru

J’tiens d’bout

Niala-Loisobleu – 26 Août 2016

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El pájaro


 El pájaro  

Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …
Pajarillo, tú me despertaste
Enséñame a vivir.
En un abismo yo te esperé.
Con el abismo yo me enamoré.
Pájaro, me despertaste.
Pájaro, no sé porqué.
Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …
Pajarillo, tú me condenaste
A un amor sin final…
En un abismo yo te esperé.
Con el abismo yo me enamoré.
Pájaro, me despertaste.
Pájaro, no sé porqué.Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …
Pajarillo, tú me condenaste
A un amor sin final…
En un abismo yo te esperé.
Con el abismo yo me enamoré.
Pájaro me despertaste.
Pájaro yo sé porqué.Mírenme, a la vida vuelvo ya…
La la la …

L’oiseau

Regardez-moi, je reviens à la vie…
La la la…
Petit oiseau, tu m’as réveillée.
Apprend-moi à vivre.
Dans un abîme je t’ai attendu.
Et je suis tombée amoureuse de l’abîme.
L’oiseau, tu m’as réveillée.
L’oiseau, je ne sais pas pourquoi.

Regardez-moi, je reviens à la vie…
La la la…
L’oiseau, tu m’as condamnée
À un amour sans fin…
Dans un abîme je t’ai attendu.
Et je suis tombée amoureuse de l’abîme.
L’oiseau, tu m’as réveillée,
L’oiseau, je ne sais pas pourquoi.

Regardez-moi, je reviens à la vie…
La la la…
L’oiseau, tu m’as condamnée
À un amour sans fin…
Dans un abîme je t’ai attendu.
Et je suis tombée amoureuse de l’abîme.
L’oiseau, tu m’as réveillée.
L’oiseau, je sais pourquoi.

Regardez-moi je reviens à la vie…
La la la…

 

 

 

 

EL DESERTIO


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EL DESERTIO

He venido al desierto pa reírmede tu amor
Je suis venue dans ce désert pour rire de ton amour
Que el desierto es más tierno y la espina besa mejor
Car le désert est plus tendre et l’épine m’embrasse mieux

He venido a este centro de la nada pa gritar
Je suis venue au centre du néant pour hurler
Que tú nunca mereciste lo que tanto quise dar
Que tu n’as jamais mérité ce que j’ai tant voulu donner

He venido yo corriendo, olvidándome de tí
Je suis venue en courant… En t’oubliant
Dáme un beso pajarillo, no te asustes colibrí
Embrasse-moi oiseau, n’aie pas peur colibri

He venido encendida al desierto pa quemar
Je suis venue enflammée dans ce désert pour brûler
Porque el alma prende fuego cuando deja de amar.
Car l’âme prend feu quand elle cesse d’aimer.

L’étendue gratte des demains pour faire tomber le vide

et libérer la langue du sable qui enlise ses baisers…

Niala-Loisobleu – 2 Mai 2016