ACCROCHE-COEUR


ACCROCHE-COEUR

La Chaume et l’Atelier préparent les valises de l’Expo qui occupe toute la place

Entre le temps alternatif, ses humeurs, fatigues et caprices

ce vent des pauvres qui ne trouvent qu’à se plaindre pour vivre à tous propos

Ma vieillesses se porte tellement bien qu’elle accepte les douleurs d’un corps prêt à vivre

pourquoi ma peinture laisse les commentaires froids te demandes-tu Ma ?

C’est simple parce qu’elle loue l’amour sans concession de vie

L’enfant et le vieux font un seul qui s’émerveille au sein de la plus vaste horreur qui puisse exister

Et ce point de vue est hors de règle parce qu’il n’affleure pas l’existence, il faut creuser pour s’en approcher

L’oiseau lutte pour sauver l’arbre

Le cheval tire pour quitter l’ornière

J’expose ma jouissance d’aimer.

Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2021

LE VOYAGE DE PLUME DOIGTS


LE VOYAGE DE PLUME DOIGTS

Des stances transparentes traversent les pas perdus

Propre qui sale l’eau douce d’un frottis sorti d’art-re du coquillage

la coquille étape et gîte le chemin de St-Jacques

On voit plus loin du haut des tours

quand la main d’un signe écrit de ses lèvres le noir regard bleu de ses yeux

sous la voile être

Saxifrace au bec l’oiseau rocaille le rempart..

Niala-Loisobleu – 13 Juin 2021

Jacques Bertin – Un voyage

Un voyage »

J’ai retrouvé dans la coque la vieille fêlure
L’humidité qui suinte comme l’éternel poison
Et j’ai pleuré, assis la tête contre la cloison
De l’autre côté le moteur battait son chant profond
Celui qui vient de l’enfance
Et dont les basses fréquences
Toujours ont raison

Où tu vas poser ton sac
Fais un lit avec tes larmes
Il flottait dans cet endroit une odeur de goudron et d’urine
Gravé dans le travers de la blessure on distinguait un nom
Une illusion ou un message ou une marque de fabrique
Le monde passait contre les hublots lentement comme un monde
Les façades prétentieuses croulaient dans les angles morts
On voyait des visages de femmes glacées et pensives
Marquant la brume comme d’immatures soleils d’hiver
Je ne sais pourquoi je me bats le bateau me conduit dans l’aube
Ah vers la haute mer, bien sûr, comme chaque matin
Je me retrouve faisant mon méchant trafic dans un port incertain
Il faut payer cash, en devises fortes et avec le sourire
Je ne sais pourquoi je me bats. J’ai pleuré dans la chaleur torride
Le monde est beau! Les femmes se donnent avec des airs de s’oublier!
Nos victoires sont devant nous qui nous tendent la main!

Où tu vas poser ton sac
Fais un lit avec tes larmes

CES INSTANTS PROVIDENCE


CES INSTANTS PROVIDENCE

Vent à la frontière qui marque le lieu où la voix caresse de soie à soi

Quelques mots sur le papier laissé sur le carreau

au coin de la table

à la ligne du commencement de peau

ça commence au quatrième bouton pour descendre de la bretelle à l’agrafe

élastique d’un saut

l’air soulève pas de questions

les enfants chat balance pour eux

M’aime pas eu peur, dit l’oiseau quand tes seins ont sauté du balcon

Seul le cheval est venu tout près pour boire avant qu’une mauvaise raison les rentre.

Niala-Loisobleu – 8 Avril 2021

LA NUIT ON NE PEUT


« Au jardin fruitier » – Niala 2014

 La Nuit On Ne Peut

Ta poésie Jacques, collée aux semelles, tu me chantes chaque brin d’herbe battant le chant de ma vie. Voici un autre printemps à l’aurore approchée du couché. Soleil à saute-mouton au levé blessant d’un étoc en embuscade. Qu’attendre du silence assiégeant qui force derrière le rapt des fruits de son coeur?

Ils étaient trois les garçons, deux les filles. Ajoute à ça leurs multiples ça gonfle le sac à faire corps-mort et couler au fond à étouffer les vents-porteurs.

Sans échanges l’Art dans toute sa signification n’est plus l’Art

La couleur pourra-t-elle prendre sur le jour en négatif ?

La main à quai ne sait que tremper le pinceau, lui laisser que le mouchoir, quel mauvais tableau ça fée

Imagine un amour sans rien en savoir, quel bluff impossible pour le symbole de l’oiseau

Voilà j’ai eu le ressortir d’images décollées qui m’a pris quand le coq à chanté, c’est mains tenant à toi Bertin d’en chanter la résurgence pour que le cerisier meurt pas de stérilé.

Niala- Loisobleu – 21 Mars 2021

La Nuit On Ne Peut – Jacques Bertin

La nuit on ne peut vraiment plus échapper

On rentre dans une grange à la charpente
Inquiétante comme l’éternité

Les amis d’enfance dorment dans le foin,

Quelquefois l’un d’eux s’éveille
Et me regarde, et se rendort

Il y a de très jeunes filles, dont je suis éperdument
Amoureux
Un peu de leur neige sur mon épaule est restée
Il y a si longtemps et la neige est restée
La nuit on ne peut vraiment plus échapper …

Je sors en douce de ma vie par la porte du fond
Ou êtes vous, ou êtes vous, la nuit vous découvre et vous couvre ou êtes vous
Est ce que vous me cherchez aussi, dites si nous allions,
Comme autrefois dormir dans des décors de hasard avec de bons feux d’odeurs
Est ce qu’on nous permettrait d’y mourir
Enfant perdu, enfant puni, est ce que vous rodez autour du parc interdit
Où le jour et la nuit Dieu vous accueille juste pour vous donner l’avant goût du retour