L’EPOQUE 2020/4: DANS L’ATTENTE


L’EPOQUE 2020/4: DANS L’ATTENTE

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le quatrième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU: Dans L’ATTENTE . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

dans l'attente

L’EPOQUE 2020/4 – « DANS L’ATTENTE »
Niala
Acrylique s/toile 61×50

 

 

De tout ce dont on croit avoir fait le tour

Fleur et sable des joues  Eaux et algues des sexes 

Jours vécus à genoux sur l’expérience expropriée

Elle-même de l’âge Parole incapable de se prononcer

Harcelée par ses détours et les maisons qui l’habitent

D’étage en étage pour en assurer un contour à soi seul

Nulle trace de divinité  Mais ce don cette attente

Feu et fer conjugués Cette joie spirituelle sur le grand genêt

De ton visage L’hérésie tremblante de ton amour

Je veux les toucher de mon aile

Ô toi qui ne sais rien

 

 

 Barbara Auzou.

 

DANS L’ATTENTE


DANS L’ATTENTE

Frotter les pierres pour un seul jus d’ocre épluché de la peau

J’avais des doigts dans les jambes, un ventre de feu et le mental d’un bleu  de camisole, le poil promis au blanc de tunnel et sans rien,  fis ce que je jugeais tout, c’est à dire peindre mes illusions visionnaires à l’écorché. Moqué du doigt aussi bien dans les lancements de carrière, tous types de danse de salon que dans les repas mondains, courses de couloirs à la médaille et reptations ventrales à la gloire

L’horizon derrière le rideau de fer tient la fin de mon oeil dans son acide à n’y plus rien voir de bon. Bon à teigne, instable, peu recommandable, sale type

Peindre pour peindre et cracher sur  ce qui tombe, dire je t’aime à pleines dents, dur dur dur

J’avais juste la majorité à la première exposition

De me taire ici plus de soixante ans après ça m’a refait crier au bon endroit

ô comme j’ai peint aujourd’hui en me jetant dans mon indécence, toute honte au bon endroit

DANS L’ATTENTE 

de rien d’autre que ce que je suis, aussi mauvais qu’insupportable, mais nu bien après l’âme

et sans rien en faire montrer

gardant aussi pour moi le poème, non de dieu que je l’aime…

Niala-Loisobleu – 18 Février 2020

L’EPOQUE 2020/3: LA CÉRÉMONIE


L’EPOQUE 2020/3: LA CÉRÉMONIE

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le troisième de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU: LA CÉRÉMONIE . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

la cérémonie

L’EPOQUE 2020/3

« La Cérémonie »
Niala
Acrylique s/toile 55×38

On a jeté nos trébuchements

 Dans les bras de la force

Avec le poids juste de l’âme

 

 Brûlé nos contes à dormir debout

 

Ce fut douce et féroce cérémonie

 

  On a caracolé vers de justes noces

Sous un soleil de cuivre à bercer

 Longuement nos murailles natales

Pour les laver de la compromission

 Refait à neuf nos genoux ravis

 Par la caresse étale

 

Il aura fallu cette cinquième saison

 Accouchée d’une hémorragie d’étoiles

Dans la nuit d’un plus haut manège

 Pour qu’au calice et à la crinière

Qui déjouent le drame je reste

 A jamais et à la toile

 

Ton excessive épouse   

 

 

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/2: Rendu voyageable


Après les Époques 2018 et 2019, voici le second de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : « RENDU VOYAGEABLE » . Merci de considérer que le poème est indissociable du tableau et vice-versa…

rendu voyageable

L’EPOQUE 2020/2 « 

« Rendu voyageable »

Niala
Acrylique s/toile 55×38

 

 

Debout dans l’ordre du désir

Il y aura la chair audible

Au cygne du cou

Ensemencée rythmique

Et venus du plus loin que les seins

Des ponts sans garde-fous

Où le verbe éclate avant de fuir

Dans les bouches aquatiques

Il y aura un soleil gonflé de prunelles

Qui parfume déchire et se tait

Pour pousser plus loin sa lumière

Vers les portes dérobées de la nuit

Rendues voyageables

Il y aura des mains adorables

Fondant le grain

Comme une saison supplémentaire

Qui fidèle revient

À son fruit

Barbara Auzou.

L’EPOQUE 2020/1: SEMAISON


L’EPOQUE 2020/1: SEMAISON

 

Après les Époques 2018 et 2019, voici le premier de cette nouvelle Époque 2020 avec BARBARA AUZOU : SEMAISON.

L'EPOQUE 2020 1 SEMAISON 46X38

L’EPOQUE 2020/1

SEMAISON

Niala

Acrylique s/toile

46X36

 

Comme on porte en nous

Les analogies les rudiments de tout

Tu me renifles je deviens

Jusqu’au terme et debout

Tu me promènes dans tes prairies

Humaines Je te conçois et te rassemble

Mufle ravi

Nos mains lentes nos mains lestes

Font tomber les clôtures

Qui figuraient l’amour

Ses harpes diffuses ses accords insensés

Ma fureur vaincue ta douceur accélérée

Habitent le geste en signent la facture

Le fruit La terre célèbre sa totalité

Sa semaison sous nos sabots secoués

De rires s’érige LA maison

 

 

Barbara Auzou.

SUR LES GENOUX


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SUR LES GENOUX

 

On va juste écrire

L’EPOQUE 2020

sur la nouvelle pierre

mise debout aujourd’hui

L’atelier est à ton odeur sauvage et fauve

extraite

en assemblage

de cette fleur au charme qui exclut tout dessein de Gorgone

A présent qu’elle arme

vient sur mes genoux pendant que la toile sèche

Niala-Loisobleu – 15 Janvier 2020