MOTS D’ARBRES D’AU REVOIR


MOTS D’ARBRES D’AU REVOIR

Tu me bruisses papaïne

Extraite de tes secrétions suspendues aux sabliers

Laitances hévéa dévalant les escaliers de ma palette

En prospection minière au fond du feu de la montagne sacrée

Des feuilles aux nervures canalisatrices les gouttes de siccatif se refusent à sécher

Les castors ont été tenus à l’écart du projet de barrage

Ils pourront de leur queue battre le faire sans détourner la voie de nos vaisseaux

Entends-tu comme tu résonnes d’en corps plus loin ?

Hier un nuage a tenté de lever une armée de mercenaires pour renverser le point du jour

Termites en division sur des chevaux mécaniques blindés

Ils sont montés à l’assaut des petites vies vertes pointant aux branches en sommeil

Leurs lances-flammes pointés sur les salles de travail des fruitiers

En vouloir violer les enfants dans le ventre des femmes

Sabres brandis pour étêter les pépinières

Tu as si fortement tremblée de la racine, que tu as fait sauter le couvercle des volcans.

La mer en se renversant est montée si haut que des cabanes serrées les unes contre les autres, ont essaimées des armures bandées de flèches à crever les orages

Les craquements des rotules des branches a faire croire un instant à la fin du monde

Alors que ce n’était que la faim de vivre qui tordait les fûts

Soudain la montagne a monté ses pics de plusieurs étages

La cime mirador coiffée d’un arbre nouveau

Ouvrant des étendues au silence

Pour qu’il fortifie sa musculature en faisant de la fonte aux neiges noircies

S’écoulant

Par les brèches que les cris de Vincent ont percées aux murs de l’hôpital

Quand Léonard est parti en chantant Alléluia…

Niala-Loisobleu – 11 Novembre 2016

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LETTRES DE PANDORA « 5 »


LETTRES DE PANDORA « 5 »

Ce matin Pandora

s’il-te-plaît boucle-là

au nom de tout, pour tout le rien qui s’étale à la hune…

Allez loup ya, Pandora, remballe ta boîte à malices, avec tes certitudes nouées à tes doutes, tes affirmations biffées de ratures, tes engagements désertés, c’te berceuse à mitraille, les serments de la trahison, tout le panel de l’imposture en baise-position, le blanc plus noir que mort-né mis en pro jet. L’haut-le-coeur  de l’hypocrisie quand du vomis jaillit de mes narines d’avoir qu’à repousser les couleuvres de promesses rampantes faites par intérêt…

J’veux qu’Léonard soit tout seul à dire

que la vie c’est plus fort que la mort
Alléluia

Il paraît qu’un accord mystérieux
Que jouait David plaisait à Dieu
Mais la musique ne t’intéresse pas, n’est-ce pas ?
Ça fait comme ça :
La quarte, la quinte,
Le mineur tombe, le majeur monte,
Le roi surpris composant Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Tu voulais des preuves malgré ta foi.
Quand elle se baigna sur le toit
Sa beauté au clair de lune te subjugua
A un tabouret elle te lia
Ton trône brisa, tes cheveux coupa,
Et de tes lèvres tira cet Alléluia

Je suis déjà venu m’étendre
Et j’ai marché dans cette chambre.
Car je vivais seul avant de te connaître.
Sur le porche j’ai vu ton fanal.
L’amour n’est pas marche triomphale.
C’est un froid et c’est un meurtri Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Jadis, tu ne me cachais pas
Ce qui se passe ici en bas,
Mais maintenant ce n’est plus le cas, n’est-ce pas ?
Souviens toi, lorsqu’en toi j’entrais
De même la colombe sacrée
Chacun de nos râles était Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

Tu dis qu’en vain j’ai pris le nom
Mais je ne connais pas le nom
Et puis, qu’est-ce que ça peut te faire, au fond ?
Dans chaque mot brille une flamme
Et qu’importe que l’on proclame
Le sacré ou le meurtri Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia

A faire de mon mieux j’ai cherché
Ne pouvant sentir, j’ai touché
Je t’ai dit vrai : je n’suis pas venu tricher.
Tout est allé mal et pourtant
Je viens devant le Dieu du Chant
Sans rien d’autre à mes lèvres que Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia, Alléluia
Alléluia

Et qu’on pour qu’on

Alléluia

on ne pleure pas que de ce qu’on reste indifférent

mais qu’on chante

Alléluia

tout l’espoir qu’au delà de tout on porte en soi !!!

So long Léonard

Niala-Loisobleu – 11 Novembre 2016