TOUJOURS DE M’AIME


TOUJOURS DE M’AIME

De la main qui sans cesse recommence

le contact pileux est un peint saut dès le matin

les visages n’ont d’yeux que pour se croire

agenouillés l’un sur l’autre

pendant que les villages mettent leurs maisons en érection

Quand tu me tiens la barbe

comme le chien je saute

plus joyeux qu’un propos racoleur pourrait promettre

Comme si refaire le m’aime geste est un nouveau à chaque fois…

Niala-Loisobleu – 23 Septembre 2020

A PROPOS DES VISIONS DE L’OEIL


A PROPOS DES VISIONS DE L’OEIL


La dioptrie en convergeant d’un bord du mirage à l’autre ajuste au né la position que j’appelle oasis…te disais-je un instant à peine où rien ne me
ne me pleurait les yeux

Je me corrige faute d’un manque incurable de correcteurs de vision

les ophtalmologues ma bête noire

m’ont bouffé le fond d’oeil à la fourchette à huître

la vie en a prie la noyade au point de mettre du naufrage partout alors que repeigneur de ciels je suis toujours en haut de l’échelle

Le cloisonnement doit être à l’origine de ça dans lla multiplicité de ses faons d’être

Quand je suis né il y avait 3 classes, la condition humaine les a réduite à deux, en augmentant la différence

Ubuesque

La classe comme disait La Fontaine selon que vous serez puissant

Alors comme la mer nous porte mieux que le macadam on se voit mieux en proue d’un Kon-TIki

C’est mieux qu’amphore au fond

mais galère royale entre deux zoos quand même

Mes yeux qui ne m’épargnent rien dans la vague la plus scélérate se font brassières pour l’enfant qui t’aime

C’est pas le choix que préfère la lumière et ses watts pour sortir d’ombre

mais dans la manche à traverser c’est autre chose que couler…

Je te dis ça comme un cheval roi-lion surnommé Ulysse…

Niala-Loisobleu – 20 Septembre 2020


EN ÉTAT DE NATURE

EN ÉTAT DE NATURE

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Dans la vallée de
Gogulcar les norias
Tournent à l’antique avec un bouvier et des bœufs.
Virgile tout attendri contemple ce tableau,
Sourit au temps qui dure et reprend son scooter…

Il vient de loin en loin voir un peu s’il y a
Du bonheur en campagne ou de l’aigreur chez ceux
Qui restent dans les champs à remuer de l’eau,
S’il y a des secrets à ranimer ou taire.

Est-ce un aveuglement que l’harmonie visible?

Les femmes en saris rouges qui ramassent des piments

Ont-elles de la beauté une approche paisible?

Les heures, le labeur, la fatigue, les lourdes charges
Répètent la même pièce où l’on ne sait qui ment
Dans la lumière poudrée d’un Âge d’Or en marge.

André Velter

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LA PIERRE POSEE


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LA PIERRE POSEE

Passe un vol d’hirondelles

reste des nids sous la dalle

le Capitaine à la table d’orientation et la rose aux vents

des bateaux de papier plié

tes seins si attendus qu’ils débordent de mes mains

et au loin toujours plus près, ce piano-mécanique qui tourne l’enfant vers moi

dans le bain sacré du caniveau où l’âne abreuve de fantastique

l’homme dans son jardin de soleil…

Niala-Loisobleu – 23 Mai 2020

D’IRIS EN IRIS, PASSE ET REVIENS


Artists Goli Mahallati Goli Mahallati Art Work

D’IRIS EN IRIS, PASSE ET REVIENS

 

Ciel et ses seins

Ronde lumière

L’arc-en-ciel au spectre enfante blanc

 

Alors les barreaux ne peuvent garder Vincent muet

l’oiseau bleu

nidifie son ventre par la toile

 

Au bout des Alyscamps

la nécropole

ouvre la maison jaune

 

Ex-Voto: Je t’aime, tais-toi

se met en vitrine

comme un cri d’Arles

 

Niala-Loisobleu – 25 Avril 2020

 

 

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L’EPOQUE 2020/13 – EX-VOTO: JE T’AIME, TAIS-TOI


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L’EPOQUE 2020/13 – EX-VOTO: JE T’AIME,TAIS-TOI – NIALA – ACRYLIQUE S/TOILE 81X65

L’EPOQUE 2020/13

EX-VOTO:

JE T’AIME, TAIS-TOI

 

Le soleil joue à cache-cache et s’y compte jusqu’à sans

tout ce que vous voudrez à la seule exception de la poétesse

 

L’enfant rit

-Faut-être idiot pour croire qu’un arbre ça ne pousse que dans l’encombrement

Puis il rit

Ernesto l’a rejoint avec ses dominos à lui, son roulement à billes, son cheval à bascule et son tricycle, la table des 9 en tremble – elle a pas tort – l’oiseau s’est glissé pour testamenter

Présente dans le suiveur du soleil, elle est là à sa pêche tout en ô

fébrile, lascive, tendre, maternelle, amante, et pouls et pouls et pouls

racontent les seins en courant d’un bout à l’autre d’une maison, de ses arbres à fruits et surtout à soie

La mer dans son étendue fait drap

à proue

en sel

dunes dehors

sans palisses pour culotte

si nue que le panicaut est au ventre à chanter son chardon violet, un autre jour il sera giroflée avant d’une envie de lis de mer, l’endroit est d’une salinité élevée faut en appeler à la claire de l’ostréiculteur

Et l’euphorbe lui va s’emparer de l’intérieur des cuisses, son rival le liseron des dunes viendra compléter la Belle-Jardinière

le bouquet fera merveille en photosynthèse

Voilà les yeux grand écran

mon scoop, ma veillée bavarde pour un taiseux, le bois craque dans la cheminée ou guitare sur la plage, les cordes rauquent, les mains claquent, les talons frappent, le bougainvillier la gagne, la fontaine l’élève, les tapas périmètrent la place des vagues, c’est chaud

le bateau papier-musique orgue de Barbara attrape le vent pour s’exprimer

Chaud comme on reste

la mort peut venir elle ne pourra s’offrir cette vie

raison pour laquelle il me fallait dire seul le N°13, ma chance, puisqu’il couche le cheval contre ta peau, Ma

Que cette Lune nouvelle et pleine en Taureau accouche…

Niala-Loisobleu – 23 Avril 2020

VEHICULE EMOI BLEU


ATELIER 22 AVRIL 2020

VEHICULE EMOI BLEU

Les yeux dans la glace du feu
l’acrobate s’élance
Au jongleur
d’envoyer les toits sur la Chaume
nourrir les oiseaux
Une forêt nordique, des chevaux sauvages au milieu de la route, les grands lacs
s’il reste un ferry des enfants traverseront le fjord
Assise au balcon la toile transporte l’ego à travers son chapiteau
les roulottes abritent l’haleine de la ménagerie, une petite-fille est sortie remplir la lune sous le regard de la toile en chemin vers sa terminaison
Au milieu de la piste les clowns répètent pour sortir le rire des enfants de la fosse d’orchestre
L’oiseau peint au tableau
Niala-Loisobleu – 22 Avril 2020
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REQUIEM


 

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REQUIEM

 

J’étais jeune

impétrant face  au testament

la mer a multiplié son sel

et le soufre a purifié ne gardant de l’utile qu’un baluchon vide au bout du bâton

L’heure est venue, adieu la Cayenne

bonjour le silence

je demande un modeste accès à la Beauté au bon gré du vent.

 

Niala-Loisobleu – 24 Mars 2020

 

A 16 H 55


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A 16 H 55

 

Alentour la couleur stagne entre deux larmes

Dedans le bouche à bouche lève le tapis

Je sens battre les poings contre ma poitrine

Par la plaie la nature s’exprime

Dis sa souffrance

Rugis

Tempête

On ne peut pas voir apparaître les habitants

Il est trop tôt

Cependant ils collent au serein

La place de leur âme est  dans la nappe

La vie n’accepte pas de se suspendre elle est en voix

Niala-Loisobleu – 28 Février 2020

SI, NON, JE…


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SI, NON, JE..

 

Si là c’est gris comme méchant

à l’aimerie de mes brosses

je frotterai jusqu’à trouver le damier où j’avance rose d’un jaune de meules à affûter la morsure du coupé

et au regain pris pour reconnu je léguerai mon chant aux oiseaux en partant…

 

Niala-Loisobleu – 28 Février 2020