LES YEUX VERS


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LES YEUX VERS

 

Lin

dans l’Autre

Aussi loin que la mer dépasse le regard

allongé

dans la force motrice de l’oiseau-libre

dans les ruines de toutes guerres inhumaines

je ne vois

que toi reconstructive

Colombe

sur ma tête

nidifiée au coeur

Entends parler l’Atlantide

énergie dépolluante.

Niala-Loisobleu – 09/03/19

Les volets sont toujours les premiers à l’ouvrir


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Les volets

sont toujours les premiers

à l’ouvrir

 

On se lève de s’être jamais couché, droits de vent et des r’hiers, la nature qu’o a combative bien sûr n’est que la petite page de nombreux tomes où l’histoire s’écrit depuis, de puits. un combat pour gagner la joie, cette part de satisfaction suffisante pour dire je suis bien dans le tant qui me ressemble.

Les volets sont toujours les premiers à l’ouvrir.

Du point de vue de l’art j’ai laissé le motif en dehors de ma vision créative. L’ingestion après s’être frotté au quotidien a des pouvoirs de compréhension pointue. La vie emballe trop de papier journal en le faisant passé pour du cadeau. Les cheveux bolducs ne sont que des perruques, le poil dit la vraie couleur dès le premier coup d’oeil. Aujourd’hui pour toi émoi le sein du jour c’est pas alimentaire. Tes mots me parviendront avant que mon pinceau soit ec, je le tremperai de ton encre.La sirène n’a pas eu à se poster pour un stop sur le chemin, l’île y pute, qu’elle s’appelle, merci, j’ai besoin de rien mamazelle. La poésie chante sur la brûlure accidentelle ou traquenarde. J’embrasse les parties cachées de son corps imparfait. Quelle campagne vient alors m’inviter à continuer !

Niala-Loisobleu – 17/02/19

LES DENTELLES DE MONTMIRAIL

Au sommet du mont, parmi les cailloux, les trompettes de terre cuite des hommes des vieilles gelées blanches pépiaient comme de petits aigles.

Pour une douleur drue, s’il y a douleur.

La poésie vit d’insomnie perpétuelle.

Il semble que ce soii le ciel qui ait le dernier mot. Mais il le prononce à voix si basse que nul ne l’entend jamais.

Il n’y a pas de repli; seulement une patience millénaire sur laquelle nous sommes appuyés.

Dormez, désespérés, c’est bientôt jour, un jour d’hiver.

Nous n’avons qu’une ressource avec la mort : faire de l’art avant elle.

La réalité ne peut être franchie que soulevée.

Aux époques de détresse et d’improvisation, quelques-uns ne sont tués que pour une nuit et les autres pour l’éternité : un chant d’alouette des entrailles.

La quête d’un frère signifie presque toujours la recherche d’un être, notre égal, à qui nous désirons offrir des transcendances dont nous finissons à peine de
dégauchir les signes.

Le probe tombeau : une meule de blé. Le grain au pain, la paille pour le fumier.

Ne regardez qu’une fois la vague jeter l’ancre dans la mer.

L’imaginaire n’est pas pur: il ne fait qu’aller.

Les grands ne se perpétuent que par les grands. On oublie. La mesure seule est blessée.

Qu’est-ce qu’un nageur qui ne saurait se glisser entièrement sous les eaux?

Avec des poings pour frapper, ils firent de pauvres mains pour travailler.

Les pluies sauvages favorisent les passants profonds.

L’essentiel est ce qui nous escorte, en temps voulu, en allongeant la route. C’est aussi une lampe sans regard, dans la fumée.

L’écriture d’un bleu fanal, pressée, dentelée, intrépide, du Ventoux alors enfant, courait toujours sur l’horizon de Montmirail qu’à tout moment notre amour
m’apportait, m’enlevait.

Des débris de rois d’une inexpugnable férocité.

Les nuages ont des desseins aussi fermés que ceux des hommes.

Ce n’est pas l’estomac qui réclame la soupe bien chaude, c’est le cœur.

Sommeil sur la plaie pareil à du sel.

Une ingérence innommable a ôté aux choses, aux circonstances, aux êtres, leur hasard d’auréole. Il n’y a d’avènement pour nous qu’à partir de cette
auréole. F.lle n’immunise pas.

Cette neige, nous l’aimions, elle n’avait pas de chemin, elle découvrait notre faim.

 

René Char

A LIN RESTE BLEU


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A LIN RESTE BLEU

 

Il y a toujours une grosse mer dans le jour, quand ça tangue l’érailleur de fibres que je suis sort le rabot de la passion qui fait la planche aux bordées de l’esquif. L’eau ne monte que par sa proximale humidité, l’herminette taille la mine à tracer la ligne de flottaison. Sur les desseins de mes crayons, l’herbe estompe une ombre de fraîcheur, Quoi que tu huiles un crissement force la place. Les pierres les mieux polies ne peuvent rien contre le langage outre en scié. A choisir je préfère l’esprit à la ouate pour m’éclairer. Il est vrai qu’à mal tolérer on lâche jusqu’à son origine et la profondeur d’un long parcours culturel. Que faire sinon tenir la chaîne par le maillon qui transmet et ignorer son sens érosif s’attaquant au maintien intrinsèque de l’individu. Puisqu’il faut partir, attendons le jour venu sans faire en sorte d’être absent de ce qui vit pendant qu’on est en corps dedans. On laisse si peu de soi, un enfant peut avoir de son sang mais rien de  reconnaissance. Il est également possible qu’il vous en veuille au nom de l’avoir fait autrement que vous sans que c’est à voir avec un handicap, juste une jalousie perverse bête et destructrice capable de calomnie.

Non je ne suis pas noir et j’aime Nougaro comme  je l’ai voulu.

Niala-Loisobleu – 15/02/19

 

JE CHANTE LE SOI MEME

Je chante le soi-même, une simple personne séparée,

Pourtant je prononce le mot démocratique, le mot En Masse,

C’est de la physiologie du haut en bas, que je chante,

La physionomie seule, le cerveau seul, ce n’est pas digne de la Muse;

je dis que l’Ëtre complet en est bien plus digne.

C’est le féminin à l’égal du mâle que je chante,

C’est la vie, incommensurable en passion, ressort et puissance,

Pleine de joie, mise en oeuvre par des lois divines pour la plus libre action,

C’est l’Homme Moderne que je chante.

 

Walt Whitman (Extrait de Feuilles d’herbes)

ENTRE CREUX


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ENTRE CREUX

 

Dans la vapeur montante

Un souffle qui se lâche

Il est possible de retrouver la vision du rêve dans sa version originale

Le glissement du vent dans l’herbe tend à diriger les yeux vers la position du banc qu’entourent des senteurs forestières

il n’y a pas de lavis qui meurent de sécheresse.

 

Niala-Loisobleu – 13/02/19

 

DERNIERES COULEURS AVANT DE METTRE L’ATELIER AU LIT


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DERNIERES COULEURS

AVANT DE METTRE L’ATELIER AU LIT

 

D’ocres-verts et de jaunes-bistres coulent des formes que ta peau suscite

spalter tous poils dehors

au réceptacle rouge du feu de briques à joints blanc faisant four à cuire à la grande pelle

des coquelicots gardés dans l’état de leur blé tiennent l’ondulation droit dans les hanches

le regard au pivot des tournesols voisins – un cheval présent dans le sillon – au loin un clocher sonne

la voix lève à ses cordes cet appareillage

par ce mouvement rond qui balance en piqué

pendant que de la brèche que l’araire avance aux oiseaux marins monte le troublant parfum d’humus de cette terre ouverte à la pluie

à quai

relevé sur ses jambes le pilotis supporte le ciel , celui qui fait sa voûte à part du bruit, une respectueuse et totale présence corps à corps du silence à pleine bouche.

 

Niala-Loisobleu – 10/02/19