LA BONNE AIRE


LA BONNE AIRE

A la sieste au bord de la voix

lascive

la source sourd

deux chevaux au flanc

Les hautes-herbes roulent leurs vagues jusqu’à l’escale

que le gallinacé panache à la crête de sa célébration séculaire

L’été s’en pare

Ether Nesles retour d’un appel…

Niala-Loisobleu – 18 Juin 2021

A MON FRERE, MARCELLO COMITINI


A MON FRERE, MARCELLO COMITINI

Qu’ô qu’une désolation ne t’éther nu

Marcello

Ainsi je suis d’oulipo

malicieux écureuil à tête d’aiguille

sur la voie d’un céleste qu’on voit pas

mais qui roule sa Poule

tel un Robert malicieux

A la vie refaite en bleu de Pierrot

aldente

pour resucrer la fraise avant de la goûter

hors de sa Comédie

Restons aux claires ostréicoles afin de laver le sel des algues vertes de la vie

Je t’embrasse comme un Frère…

Alain

LA BOÎTE A L’ÊTRE 46


LA BOÎTE A L’ÊTRE 46

Par le rayon de soleil hors catégorie qui l’éclaire, ma boîte bat en corps par l’oiseau niché dans sa main. Le temps a coulé. Ma dernière conversation remonte au 7 Décembre 2018. Epoque que les moins ne peuvent pas connaître, tant ce qu’elle portait d’espoir naturel, qui n’avait pas besoin de vaccin pour perdurer. La suite quand on l’avance au Centre fait monter le filet d’air dans l’enfoui, sans qu’un anachronisme tente de boucler la page

Le chat est maître de la bambouseraie

ces longs étirements font ses griffes à la densité végétale qu’un sentiment de fond poursuit dans l’organique taire d’hier et d’aujourd’hui

Le mystique y développe la force d’une composition chimique dans laquelle les effets de l’âme prédominent assez pou laisser les erreurs de l’humeur du quotidien loin derrière.

Le banal s’enfonce dans l’ignorance qu’il choisit d’adopter

s’habillant de tout ce qui dissimule

A confondre le système de fonctionnement de la Nature avec ses petites habitudes, l’Ëtre se plante à côté

L’automne mûrit en se tapissant dans le pourrissement , elle est la parturiente qui refuse le déni

La pointe rose de l’oeil qui crève à la branche n’est pas profane, elle initie le printemps dans son ensemble absolu.

Niala-Loisobleu – 8 Avril 2021

POUR L’EN, BRILLONS…


POUR L’EN, BRILLONS…

De feu à la mèche de l’olivier sans s’égarer du noyau

l’ô live extra vierge de ceinture

remettre des doigts aux moignons des ormeaux

quand l’amer monte des tankers à faire un rail d’où et sans

à faim que l’arbre à la greffe engrosse le motif de vivre non-garroté

le galop du cheval dans la crinière

et sous le masque de faire ouvrir l’écluse de l’estuaire

à la décante de marie-salope pour le propre

sans devoir sortir couvert d’autorisation.

Niala-Loisobleu -2 Avril 2021

A L’AVEUGLE-FENÊTRE


A L’AVEUGLE-FENÊTRE

Petit-linge interdit

la corde à sécher

saute par la fenêtre tirée de vue

des épanchements de jardinières printanières

Reste la pièce d’appui pour le pigeon-voyageur de retour de distribution

Une mouche sur la joue du bateau dans la scène de mon Paname plumé en conte d’hauteur.

Niala–Loisobleu – 4 Mars 2021

A PIED-D’OEUVRE EN NOUVELLE LOGE


A PIED-D’OEUVRE EN NOUVELLE LOGE

Niala, devant l’ébauche de « LA VIE, POUR L’AMOUR MAINS TENANTS…», en dialogue pictural avec « l’Homme de Clarté » toutes ailes déployées.

Rien de ce qui fait nuit n’obstruant son Jour

je n’ai pas retenu ce qui tire ma main au chevalet

« Ainsi commence la Clarté »

entendis-je

les oiseaux chanter en entrant dans l’ébauche

Le perçant de son regard ne pourra plus jamais descendre

l’effet plume

au ras de l’existence

De ce qui s’élève il est l’entité

Confondus en une m’aime sincérité

l’Enfant et moi

faisons le premier mouton d’un troupeau

qui tire mon âme du précipice

haut vers l’alpage

à l’escalade du Bleu Nouveau

Niala-Loisobleu – 25 février 2021

NOUVELLE L’HUNE


NOUVELLE L’HUNE

Oh terre, terre !

m’écrie-je dans le porte-voix du trou dans la brume

Les vapeurs de couleur qui montent des abysses, ont le bon-pied des grands départs, carguez toute la voilure mes gabiers

on va franchir le tropique

et célébrer le rite de Neptune

Dauphins-pilotes faites remonter les roses jaunes du Capitaine du fond de sa demeure anglo-normandes, Petit-Frère prend la barre et cap au vers

Le sourire dans l’amphore et la cale au ventre plein d’espoir !

Niala-Loisobleu – 17/03/18

 

 

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Que de l’amour au sel de gué rendre !


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Que de l’amour

au sel de gué rendre !

Est-ce d’être né des deux plus grands conflits que le monde ait jamais connu que je suis l’écorché d’une paix prétendue ?

La contribution me semble en tous points évidente, les blessures que j’en garde ne cicatrisent pas la mémoire. A mon amour inné, mon acquis n’a pu qu’élargir la tessiture du chant libre. Top de murs ça tient trop debout les poteaux de torture.

J’ai à peindre des colombes en bleu, l’aigle s’est fait trop blanc, les tomettes elles,  devant demeurées rouges de leur feu, j’ai aussi à trépaner l’idée de vengeance pour réduire sa tumeur à néant, ce en quoi je suis et serais  l’innocent d’y croire

ce qui ne pourra couper au rasoir le fil sur lequel je traverse

Un balancier pour l’équilibre d’un espace, pas de parapluie pour excuse de contorsions

Que de l’amour au sel de gué rende !

Niala-Loisobleu – 11 Février 2018

RAMENTEVOIR


RAMENTEVOIR

 

A la tombée des sons, instant où dans les yeux fermés, la poitrine sort ses rondeurs charnues, notes couleur pulpe au grain de figue

palpite l’humide aquarelle à la fourche du saule qui pleure

nous serons la barque à réatteler  nos moulins aux chevaux de la manche, le goémon au prélude, les varechs tirés des marées basses, plein le fardier

A l’escapade l’attente, à l’escapade !

Niala-Loisobleu – 3 Février 2018