LA BOÎTE A L’ÊTRE 46


LA BOÎTE A L’ÊTRE 46

Par le rayon de soleil hors catégorie qui l’éclaire, ma boîte bat en corps par l’oiseau niché dans sa main. Le temps a coulé. Ma dernière conversation remonte au 7 Décembre 2018. Epoque que les moins ne peuvent pas connaître, tant ce qu’elle portait d’espoir naturel, qui n’avait pas besoin de vaccin pour perdurer. La suite quand on l’avance au Centre fait monter le filet d’air dans l’enfoui, sans qu’un anachronisme tente de boucler la page

Le chat est maître de la bambouseraie

ces longs étirements font ses griffes à la densité végétale qu’un sentiment de fond poursuit dans l’organique taire d’hier et d’aujourd’hui

Le mystique y développe la force d’une composition chimique dans laquelle les effets de l’âme prédominent assez pou laisser les erreurs de l’humeur du quotidien loin derrière.

Le banal s’enfonce dans l’ignorance qu’il choisit d’adopter

s’habillant de tout ce qui dissimule

A confondre le système de fonctionnement de la Nature avec ses petites habitudes, l’Ëtre se plante à côté

L’automne mûrit en se tapissant dans le pourrissement , elle est la parturiente qui refuse le déni

La pointe rose de l’oeil qui crève à la branche n’est pas profane, elle initie le printemps dans son ensemble absolu.

Niala-Loisobleu – 8 Avril 2021

POUR L’EN, BRILLONS…


POUR L’EN, BRILLONS…

De feu à la mèche de l’olivier sans s’égarer du noyau

l’ô live extra vierge de ceinture

remettre des doigts aux moignons des ormeaux

quand l’amer monte des tankers à faire un rail d’où et sans

à faim que l’arbre à la greffe engrosse le motif de vivre non-garroté

le galop du cheval dans la crinière

et sous le masque de faire ouvrir l’écluse de l’estuaire

à la décante de marie-salope pour le propre

sans devoir sortir couvert d’autorisation.

Niala-Loisobleu -2 Avril 2021

A PIED-D’OEUVRE EN NOUVELLE LOGE


A PIED-D’OEUVRE EN NOUVELLE LOGE

Niala, devant l’ébauche de « LA VIE, POUR L’AMOUR MAINS TENANTS…», en dialogue pictural avec « l’Homme de Clarté » toutes ailes déployées.

Rien de ce qui fait nuit n’obstruant son Jour

je n’ai pas retenu ce qui tire ma main au chevalet

« Ainsi commence la Clarté »

entendis-je

les oiseaux chanter en entrant dans l’ébauche

Le perçant de son regard ne pourra plus jamais descendre

l’effet plume

au ras de l’existence

De ce qui s’élève il est l’entité

Confondus en une m’aime sincérité

l’Enfant et moi

faisons le premier mouton d’un troupeau

qui tire mon âme du précipice

haut vers l’alpage

à l’escalade du Bleu Nouveau

Niala-Loisobleu – 25 février 2021

NOUVELLE L’HUNE


NOUVELLE L’HUNE

Oh terre, terre !

m’écrie-je dans le porte-voix du trou dans la brume

Les vapeurs de couleur qui montent des abysses, ont le bon-pied des grands départs, carguez toute la voilure mes gabiers

on va franchir le tropique

et célébrer le rite de Neptune

Dauphins-pilotes faites remonter les roses jaunes du Capitaine du fond de sa demeure anglo-normandes, Petit-Frère prend la barre et cap au vers

Le sourire dans l’amphore et la cale au ventre plein d’espoir !

Niala-Loisobleu – 17/03/18

 

 

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Que de l’amour au sel de gué rendre !


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Que de l’amour

au sel de gué rendre !

Est-ce d’être né des deux plus grands conflits que le monde ait jamais connu que je suis l’écorché d’une paix prétendue ?

La contribution me semble en tous points évidente, les blessures que j’en garde ne cicatrisent pas la mémoire. A mon amour inné, mon acquis n’a pu qu’élargir la tessiture du chant libre. Top de murs ça tient trop debout les poteaux de torture.

J’ai à peindre des colombes en bleu, l’aigle s’est fait trop blanc, les tomettes elles,  devant demeurées rouges de leur feu, j’ai aussi à trépaner l’idée de vengeance pour réduire sa tumeur à néant, ce en quoi je suis et serais  l’innocent d’y croire

ce qui ne pourra couper au rasoir le fil sur lequel je traverse

Un balancier pour l’équilibre d’un espace, pas de parapluie pour excuse de contorsions

Que de l’amour au sel de gué rende !

Niala-Loisobleu – 11 Février 2018

RAMENTEVOIR


RAMENTEVOIR

 

A la tombée des sons, instant où dans les yeux fermés, la poitrine sort ses rondeurs charnues, notes couleur pulpe au grain de figue

palpite l’humide aquarelle à la fourche du saule qui pleure

nous serons la barque à réatteler  nos moulins aux chevaux de la manche, le goémon au prélude, les varechs tirés des marées basses, plein le fardier

A l’escapade l’attente, à l’escapade !

Niala-Loisobleu – 3 Février 2018

 

Attente, vous avez dit Attente


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Attente, vous avez dit Attente

 

La vie cosmique a des critères sans correspondance au fourbi des hommes et encore moins à l’usinage des dieux, cette invention de leurs peurs qui fabrique des interdits

Comme deux insectes volants entendant l’appel de l’autre sur un continent détaché, prennent leur envol pour le lieu de rencontre distant de milliers de kilomètres, nous sommes partis un matin du lendemain de la veille, mains tenant, du m’aime surnaturel

la force d’aimer néantisant l’impossible au seul fait qu’il échappe à sa notion

entité de la réalité vraie du rêve

L’attente prépare à cette odyssée

par le rite initiatique qu’elle induit

par l’épreuve au détriment de l’envie dépourvue de la moindre racine

 

Au plus épais du brouillard

pierre à pierre

j’ai construit les marches une à une, de l’étage où allumer le feu

signal t’indiquant la voie du chenal

Au milieu de nulle part un été sans soleil a renversé printemps dans hiver

tonnant sans mesure

ouvrant en larges fissures le plane taillé à la bosse

ne respectant rien qui plaise à priori

Attente

attente

attente

Que dit le rien ?

Tout

Ta fenêtre ne se trouve dans aucune pochette magique

A se casser les dents

s’arracher les ongles et les genoux

se balafrer le front

se beurrer les yeux

se fracturer aux éboulis, aux chausses-trappes,

dans toutes les suppositions d’une pensée perverse

le cri du lamentable réflexe

l’orgueil du dépit

la vanité de l’égo

il faut surmonter l’écueil et on y arrive

Alors en toute simplicité

effacée comme la présence vraie

je te vois

Non

Je te découvre

écorce humide

feuillu arc-en-ciel

redressée des courbures que le mal t’a fait

telle

cette vérité irracontable qui présidât au premier voyage

branches déployées en rayons de lumière de la nuque aux épaules

au tombé des seins

sur le bombé de la palpitation du ventre

si belle en creux

que je tais mon cri au fond de lui

l’échine traversée de cette émotion donnée par l’insensé espoir qui porte la flamme de l’inconnu à rallumer tous les seoir.

Niala-Loisobleu – 23/01/18

Le Ventre où la Chambre d’Echos


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Le Ventre où la Chambre d’Echos

 

Harpe ventrale

Au cœur du Mystère

Bruit d’utérus inséminé par les voix naturelles

Un être va donnant du pied

Rythm and blues

La main se profile empreinte digitale

Du plus loin l’origine témoigne à bruits de sabots

Raucité rupestre inscrite dans les cordes vocales

Burinée empreinte instinctive

Nous sommes de ce non-lieu qu’il faudra défendre

Dents contre l’amère offense

Dont l’innocent nouveau-né devra répondre dès la naissance

Injustice ?

Oui et Non…

Moi je choisis l’initiation

La vie se doit d’être son paradis sans devoir le payer de sa mort

Gardiens pacifiques les oiseaux veillent

Pierre arc-boutée à l’élan de l’arbre

Dans lequel le tracé s’introduit de son savoir

A l’ascension musculaire au disque solaire

Selon les lois de l’Architecture du Ventre de la Mère.

Niala-Loisobleu – 25 Octobre 2017

CHEVALERIE


CHEVALERIE

La nuit à cheval sur le jour

pose sur la lune

mes sabots en clair-obscur

 L’eau tisse un voile de rosée

pour faire front au paysage aride

A l’orée des claires dans la baillée des huîtres

je n’irais pas commémorer  la perle des coquilles vides

Cette côte me voulant plus sauvage encore

que la faune et la flore d’une diversion imposée

mon concept de l’amour reste lié à la quête du graal

Les arbres tremblent toujours en premier

en réception souterraine du plus intime de la racine

infiltrée par la le rugissement des lions

Je n’enfouis pas les chevaux et les bisons

d’une fresque laissée par l’Homme

à 36.000 années de là

dans l’espoir de retrouver la vie

au souffle d’Amour de tes seins

Terre aux ocres rouges

charbonne-moi de sanguine

et pose-moi en Amazone

sur le trait d’une sarbacane

chantant des couleurs de plumes avides d’aimer

Pour que Toi

Tu sortes de ton sommeil artificiel

Libre de corps comme d’esprit…

Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2016

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