COULOIR D’AVANT POUR APRES


COULOIR D’AVANT POUR APRES

Sortant du noir quelques images reconnaissables amènent du jour sur la voie. Cette maison dit quelque chose, là ce bois me raconte une cueillette de mûres ouverte sur des rires

La traverse chante lancinante au tempo des poseurs de rails. Chants de coton qui prennent en mal de do

Au tintement de la première vache gagnant l’herbage le troupeau occupe lentement la route secondaire. Le chien aboie pour ramener le cortège à l’abri d’éclaboussures des bouses

En passant devant le lavoir aligné au passage de la rivière, un bruit de lavandière qui se dégrafe bat des bras l’ouverture de la planche qui sert d’écluse

Le cheval tire l’aqueux au haras. Dans son lit la jeune nonne rêve une envie qu’elle taira en confesse

En lisière sur la meule l’agitation des moineaux donne au coq le droit de cuissage sur l’aube

Avant que le curé ne gagne la chaire faible du premier sermon, sur le trottoir un chien lève la patte et va renifler les chaleurs qui viennent alentour

C’est ainsi entre désunions et accordailles que les choses se font

A se demander parfois de la vie et de la mort qui arrive au poteau le premier et d’où vient cet esprit de compétition pour une médaille?

Niala-Loisobleu – 18 Août 2021

SUR LE MOTIF D’APRES


SUR LE MOTIF D’APRES

Dans les pieds du sable campagne le chevalet

loin derrière le premier cri de l’oiseau-mutant du poisson qui croyait au signe à la craie

histoire de pousse retourné vers le bas

César doutait de ce qui n’était pas lui-même

Un ciel gris débute l’été en présage du probable 4ème en voie à venir d’un soir de plaisir dans les dunes

C’est fou comme le cynisme du comportement m’inspire son contraire

avec la rage au départ de la toile qui, en récupérant le sel de l’évaporation de l’ô, enceintera l’utérus de ma bataille

La mise en boîte nuit comme la cage à l’oiseau, seulement le disc-jokey enfourchera sans scrupule le premier devoir de respect en chutant au sot de la haie

C’est fou comme l’en vie de faire cet enfant autrement, m’habite.

Niala-Loisobleu – 27 Juin 2021

L’Autre Côté de la lune

Arthur H

juste devant moi
Pas à côté
Au sud du Nord


Au nord du Sud
Je la poursuivais
Sans me douter
Qu’elle m’attendait
On the dark side of the moon
On the dark side of the moonJ’ai dû m’écarter
Des chemins tracés
Au sud du Nord
Au nord du Sud
J’avoue j’ai eu peur
Quand je suis passé
De l’autre côté
On the dark side of the moon
On the dark side of the moonComment aurais-je
Pu m’apercevoir
Qu’elle m’attendait
Sur la face cachée
Comment aurais-je
Pu deviner
Qu’elle m’attendait
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon
On the dark side of the moon

LA BONNE AIRE


LA BONNE AIRE

A la sieste au bord de la voix

lascive

la source sourd

deux chevaux au flanc

Les hautes-herbes roulent leurs vagues jusqu’à l’escale

que le gallinacé panache à la crête de sa célébration séculaire

L’été s’en pare

Ether Nesles retour d’un appel…

Niala-Loisobleu – 18 Juin 2021

A MON FRERE, MARCELLO COMITINI


A MON FRERE, MARCELLO COMITINI

Qu’ô qu’une désolation ne t’éther nu

Marcello

Ainsi je suis d’oulipo

malicieux écureuil à tête d’aiguille

sur la voie d’un céleste qu’on voit pas

mais qui roule sa Poule

tel un Robert malicieux

A la vie refaite en bleu de Pierrot

aldente

pour resucrer la fraise avant de la goûter

hors de sa Comédie

Restons aux claires ostréicoles afin de laver le sel des algues vertes de la vie

Je t’embrasse comme un Frère…

Alain

LA BOÎTE A L’ÊTRE 46


LA BOÎTE A L’ÊTRE 46

Par le rayon de soleil hors catégorie qui l’éclaire, ma boîte bat en corps par l’oiseau niché dans sa main. Le temps a coulé. Ma dernière conversation remonte au 7 Décembre 2018. Epoque que les moins ne peuvent pas connaître, tant ce qu’elle portait d’espoir naturel, qui n’avait pas besoin de vaccin pour perdurer. La suite quand on l’avance au Centre fait monter le filet d’air dans l’enfoui, sans qu’un anachronisme tente de boucler la page

Le chat est maître de la bambouseraie

ces longs étirements font ses griffes à la densité végétale qu’un sentiment de fond poursuit dans l’organique taire d’hier et d’aujourd’hui

Le mystique y développe la force d’une composition chimique dans laquelle les effets de l’âme prédominent assez pou laisser les erreurs de l’humeur du quotidien loin derrière.

Le banal s’enfonce dans l’ignorance qu’il choisit d’adopter

s’habillant de tout ce qui dissimule

A confondre le système de fonctionnement de la Nature avec ses petites habitudes, l’Ëtre se plante à côté

L’automne mûrit en se tapissant dans le pourrissement , elle est la parturiente qui refuse le déni

La pointe rose de l’oeil qui crève à la branche n’est pas profane, elle initie le printemps dans son ensemble absolu.

Niala-Loisobleu – 8 Avril 2021

POUR L’EN, BRILLONS…


POUR L’EN, BRILLONS…

De feu à la mèche de l’olivier sans s’égarer du noyau

l’ô live extra vierge de ceinture

remettre des doigts aux moignons des ormeaux

quand l’amer monte des tankers à faire un rail d’où et sans

à faim que l’arbre à la greffe engrosse le motif de vivre non-garroté

le galop du cheval dans la crinière

et sous le masque de faire ouvrir l’écluse de l’estuaire

à la décante de marie-salope pour le propre

sans devoir sortir couvert d’autorisation.

Niala-Loisobleu -2 Avril 2021

A L’AVEUGLE-FENÊTRE


A L’AVEUGLE-FENÊTRE

Petit-linge interdit

la corde à sécher

saute par la fenêtre tirée de vue

des épanchements de jardinières printanières

Reste la pièce d’appui pour le pigeon-voyageur de retour de distribution

Une mouche sur la joue du bateau dans la scène de mon Paname plumé en conte d’hauteur.

Niala–Loisobleu – 4 Mars 2021

A PIED-D’OEUVRE EN NOUVELLE LOGE


A PIED-D’OEUVRE EN NOUVELLE LOGE

Niala, devant l’ébauche de « LA VIE, POUR L’AMOUR MAINS TENANTS…», en dialogue pictural avec « l’Homme de Clarté » toutes ailes déployées.

Rien de ce qui fait nuit n’obstruant son Jour

je n’ai pas retenu ce qui tire ma main au chevalet

« Ainsi commence la Clarté »

entendis-je

les oiseaux chanter en entrant dans l’ébauche

Le perçant de son regard ne pourra plus jamais descendre

l’effet plume

au ras de l’existence

De ce qui s’élève il est l’entité

Confondus en une m’aime sincérité

l’Enfant et moi

faisons le premier mouton d’un troupeau

qui tire mon âme du précipice

haut vers l’alpage

à l’escalade du Bleu Nouveau

Niala-Loisobleu – 25 février 2021

NOUVELLE L’HUNE


NOUVELLE L’HUNE

Oh terre, terre !

m’écrie-je dans le porte-voix du trou dans la brume

Les vapeurs de couleur qui montent des abysses, ont le bon-pied des grands départs, carguez toute la voilure mes gabiers

on va franchir le tropique

et célébrer le rite de Neptune

Dauphins-pilotes faites remonter les roses jaunes du Capitaine du fond de sa demeure anglo-normandes, Petit-Frère prend la barre et cap au vers

Le sourire dans l’amphore et la cale au ventre plein d’espoir !

Niala-Loisobleu – 17/03/18

 

 

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