LA BONNE AIRE


LA BONNE AIRE

A la sieste au bord de la voix

lascive

la source sourd

deux chevaux au flanc

Les hautes-herbes roulent leurs vagues jusqu’à l’escale

que le gallinacé panache à la crête de sa célébration séculaire

L’été s’en pare

Ether Nesles retour d’un appel…

Niala-Loisobleu – 18 Juin 2021

A MON FRERE, MARCELLO COMITINI


A MON FRERE, MARCELLO COMITINI

Qu’ô qu’une désolation ne t’éther nu

Marcello

Ainsi je suis d’oulipo

malicieux écureuil à tête d’aiguille

sur la voie d’un céleste qu’on voit pas

mais qui roule sa Poule

tel un Robert malicieux

A la vie refaite en bleu de Pierrot

aldente

pour resucrer la fraise avant de la goûter

hors de sa Comédie

Restons aux claires ostréicoles afin de laver le sel des algues vertes de la vie

Je t’embrasse comme un Frère…

Alain

DU REGISSEMENT AU MIEL


DU REGISSEMENT AU MIEL

Des jachères ces ovaires en reconnaissance ordonnent leurs armoires, aérant les tiroirs de comparaisons d’un esthétisme de pensées anatomiques au long des essences rencontrées

Là où l’à-pic retient le taire de ses pisées tirées des labours

A l’endroit où tordu de front aux luttes, l’olivier porte le plus de traces de souffrances

Ici dans la crique gardant la vie sous les pierres au retrait d’estran

Rien d’écrit sur le sable

Au faite où le charpentier fourbu trouve la joie dans l’accrochage du bouquet avant l’arrivée du couvreur

Dans ces herbes-hautes qui trianglent le carrefour décisif de la piste

Et puis dans la tendreté de l’églantine le cache-cache de l’oiseau au moindre bruit

Un nuage parasol

Un pin-maritime retenant le fil de l’odyssée de son aiguille

Trop de choses en corps pour ne retenir que l’exhaustif et modestement faire l’essentiel tour de soi

Voilà du bonheur qui s’était perdu en chemin

Et sans vanité se déshabille pour faire place à l’enfant nu qui vide son sureau pour flûter

Son parler animal seulement compris en dehors de ce monde grotesque, indécent, cruel et prétentieux

Les fleurs toutes

Une seule Femme

Forcément Mère

Je suis debout à cause de ça, porté haut, que si je savais pas pourquoi j’aurai resté bloqué en arrière comme un homme qui pense en avoir une plus longue.

Niala-Loisobleu – 9 MAI 2021

DE LA SYBILLE DE PAUL A TON JARDIN 1


DE LA SYBILLE DE PAUL A TON JARDIN 1

Quelque soit le temps

toujours le roulement de ton train sur les rails de l’espace

tacata de paroles de silence traversé de jeux de lumières

des troupeaux le berger avec son chien est le seul qui soit visible

L’étalage retenu en quarantaine

sans rien sur le corps laisse l’haleine pour se couvrir

mais l’oeil a son trépan que la sensibilité actionne

La surréalité sans laquelle rien des auteurs ne s’écrirait abolit le non transit

ils se traversent en parallèle de leur voie faire et

sans frustration ordinaire des caténaires qu’aucun problème hydraulique n’écluse

Sybille a tout révélé à Paul dès sa première fois

après qu’elle ait vu sa véritable identité et senti qu’on ne dépasse ses manques quand les montant à cru et non en Amazon

L’home branchu de l’oiseau tient porte-ouverte et l’être somnambule vêtu de noir se détourne.

Niala-Loisobleu – 29 Avril 2021

AUX ILES LOYAUTÉ


AUX ILES LOYAUTÉ

Rien ne peut arriver, pense le voyageur, à cette Mélanésienne d’Ouvéa. Dans sa robe mission rouge et blanche, elle est là, fleur d’hibiscus à l’infini, tombée
sur le sable éclatant. Son regard a franchi les récifs du lagon lavande, et plane sur la mer de corail.

Distraitement, elle joue, d’une main, avec trois coquillages et, de l’autre, caresse un petit chien jaune: ils sont des dizaines, dans l’île, qui se ressemblent tous. Au-dessus,
l’alizé fait chanter les palmes. Tout près, un bac, jadis utiLisé pour gagner l’atoll voisin, rouille dans les senteurs d’iode, moins immobile que le temps.

Jean Orizet

BLEU PAR NATURE (sans peur du figuré)


BLEU PAR NATURE (sans peur du figuré)

La pollution morale dépasse à te couper la parole. Là appuyé contre ma vie , ce que j’ai fait et veux poursuivre je reprends souffle, pas possible autrement

Tout est monument qu’un jour un mutant bouffe en se mettant devant comme le seul createur

Ô bêtise faut-il que tu sois petite pour te rendre méchante au point de ne croire qu’en toi

La musique récupère

Elle édifie

Se rendant compte qu’à part à l’identique on pourrait pas reconstruire Notre-Dame

Mais…

Et en pause devant cette peinture me voici saisi d’un trip sain et sans vice

Je fus si joyeux et toujours pugnace, que sombrer à présent serait donner raison à ce que je n’ai cessé de refuser dans des moments bien plus difficiles

Faire la peau au désespoir oh que oui

Jamais se tromper de cible, retenir l’amour comme la représentation onirique permanente et pas lâcher l’os, toujours remettre sur le métier

Non ne rien trahir des gens et des choses

non rien , c’est mon seul mais énorme capital

Sors ton caillou, ton cheval, ton vélo et vas sans arrière-pensée faire chanter l’atelier, il y a matière à…

Niala-Loisobleu – 20 Avril 2021

LA BOÎTE A L’ÊTRE 46


LA BOÎTE A L’ÊTRE 46

Par le rayon de soleil hors catégorie qui l’éclaire, ma boîte bat en corps par l’oiseau niché dans sa main. Le temps a coulé. Ma dernière conversation remonte au 7 Décembre 2018. Epoque que les moins ne peuvent pas connaître, tant ce qu’elle portait d’espoir naturel, qui n’avait pas besoin de vaccin pour perdurer. La suite quand on l’avance au Centre fait monter le filet d’air dans l’enfoui, sans qu’un anachronisme tente de boucler la page

Le chat est maître de la bambouseraie

ces longs étirements font ses griffes à la densité végétale qu’un sentiment de fond poursuit dans l’organique taire d’hier et d’aujourd’hui

Le mystique y développe la force d’une composition chimique dans laquelle les effets de l’âme prédominent assez pou laisser les erreurs de l’humeur du quotidien loin derrière.

Le banal s’enfonce dans l’ignorance qu’il choisit d’adopter

s’habillant de tout ce qui dissimule

A confondre le système de fonctionnement de la Nature avec ses petites habitudes, l’Ëtre se plante à côté

L’automne mûrit en se tapissant dans le pourrissement , elle est la parturiente qui refuse le déni

La pointe rose de l’oeil qui crève à la branche n’est pas profane, elle initie le printemps dans son ensemble absolu.

Niala-Loisobleu – 8 Avril 2021

LE TANT DES SEMAILLES


« LE TANT DES SEMAILLES » – Niala 2021 – Acrylique s/toile 61×50

LE TANT DES SEMAILLES

Hier était un autre monde aujourd’hui en mutation

à l’horizon, au ponant, l’assemblage du Maître de Chais secrètement se façonne à la sortie de l’alambic

Quelque chose de ce que j’ignore m’inspire confiance

L’oiseau de mon jardin en muant lance le grain au chant de semeur

plumes neuves serre-joint-majeur

Quand la montagne à ouvert son col pour chasser les Comtes, sont restés les aigles là où les tyrans avaient brûlé l’insurgé

De sous les pierres le serpent sorti du noeud n’a pu s’inscrire à la chasse aux oeufs , les cloches à la battue traquent au-devant du creusement du canal qui soutient le fleuve à gagner la mer

Du versant occitan où la langue tourne cette fois la broche pour sauvegarder l’animal sauvagement amoureux de son origine oubliée par un usage lapidaire de l’Histoire de soi, les grappes gonflent le pampre dans l’érection du ceps

Et déambulant autour du puits la chaîne pyrénéenne sort les vieux instruments des étuis des Cirques

Eloignant la mode des promesses qui soutient pour un court-délai encore les incompétents de haut-grade, l’apprenti se tait afin d’écouter et non d’entendre les diarrhées verbales faussement rassurer

Le Grand-Voyage à portée, le remonte-pente dévissé, debout sur nos jambes comme tenant le Beau sans le rabâcher comme un cricket crispant, ce qui reste de tant nous le chanterons pour semer la récolte laissée aux suivants

L’Enfant-Blanchi sert le coquelicot à rougir de sang.

Niala-Loisobleu – 1er Avril 2021