AU PLAISIR DU JOUR LE JOUR


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AU PLAISIR DU JOUR LE JOUR

La perspective d’une route qui s’arrête porte quoi ?

Un pont sur le rien.

Les pots qui tiennent les pinceaux, les tubes qui vont autre part qu’au hit-parade, un chevalet de poésie, tapis-volant

Ô mon caillou qui poche, à te porter tu sais haler à bicyclette sans polluer. Il faut dire qu’on sait se terre, on aime trop vivre pour se perdre en maux inutiles, ces actes qui n’ont que des mots et pas du tout de parole. Comment en si peu de temps a-t-on pu tomber aussi bas. Ils ont tué Jaurès, et puis dévoré 36, pour une société de loisirs pour oisifs. La gueule c’est rien que p’tits-bras pour tenir la maison propre et solide. En être parvenu à introniser un roi sur sur la chaise-percée d’une république de pacotille qui enterre avec faste faute de vie à offrir en toute simplicité, ça fait pu désordre, ça fait qu’il faut y mettre un terme sans attendre. L’écologie c’est depuis la trouvaille du bio, une façon de s’en mettre un peu plus dans les fouilles. On en parle dans le cadre d’une place à garder et à ne pas perdre dans l’élection à venir. A part veiller le poste au pouvoir, qui peux me dire ce qu’on fait en dehors d’en causer. L’écologie c’est pas que vertical, il faut d’abord que ce soit horizontal, que ça soit totalement posé sur le sol à nettoyer. Les rois du commerce libéral sont des dictateurs du pouvoir.

Demain c’est la cible, le leit-motiv….

Niala-Loisobleu – 09/10/18

Que de l’amour au sel de gué rendre !


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Que de l’amour

au sel de gué rendre !

Est-ce d’être né des deux plus grands conflits que le monde ait jamais connu que je suis l’écorché d’une paix prétendue ?

La contribution me semble en tous points évidente, les blessures que j’en garde ne cicatrisent pas la mémoire. A mon amour inné, mon acquis n’a pu qu’élargir la tessiture du chant libre. Top de murs ça tient trop debout les poteaux de torture.

J’ai à peindre des colombes en bleu, l’aigle s’est fait trop blanc, les tomettes elles,  devant demeurées rouges de leur feu, j’ai aussi à trépaner l’idée de vengeance pour réduire sa tumeur à néant, ce en quoi je suis et serais  l’innocent d’y croire

ce qui ne pourra couper au rasoir le fil sur lequel je traverse

Un balancier pour l’équilibre d’un espace, pas de parapluie pour excuse de contorsions

Que de l’amour au sel de gué rende !

Niala-Loisobleu – 11 Février 2018

Le Vélo à Encre 1


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Le Vélo à Encre 1

Les rues qui n’auraient mené nulle part ça n’existe pas, j’en suis sûr, Les plus belles ont toujours des escaliers en chemin. Un fleuve aussi. Parce qu’une vraie source ça conduit nécessairement à un estuaire. Sinon, c’est du bateau. Tu commences à aborder la première page sur tes jambes. Retiens bien ceci: un caillou va vite se mettre à en sortir, alors prévois d’avoir la poche prête dès le départ. Le premier chapitre est pas écoulé, que le vélo s’est déjà mis entre les lignes. Et te voilà dans l’encrier. Des odeurs vont venir se coller aux consonnes et au voyelles, l’orthographe des mouvements sortira de la grammaire du tant. Ainsi parlait z’à ras…un  être de montagne, épris des hommes à en dégueuler leur lumière mise en avant. Bien sûr, on échappe pas à la tromperie. En cette matière l’égalité est bien la seule entre les genres. Tu remarqueras que personne ne se plaint du manque de parité dans le baisage de son prochain. Ô Frères Humains ! Plus j’ai de kilomètres au Conteur, plus je trouve matière à veillées. L’esprit gardien ? Ouais on peut dire ça comme ça. La mémoire a le mérite de pouvoir déranger. Par exemple son absence, multiplie les retours à cogner à la porte avec avis de passage. Je dirai que dans l’histoire des poisons c’est certainement le vaccin qui doit être rendu obligatoire. On fait toujours des messes noires. Avec sacrifice. Le cul a ses raisons que la déraison exige. Quand les abeilles meurent par milliers, je m’inquiète. Les fleurs sont rendues vénéneuses, il n’y a pas d’autre explication. C’est grave. Mais ça n’affole personne, on est trop occupé avec la suite Hallyday. Si tu connais un acheteur de sa dernière demeure, fais vite, faut en sortir. T’as tout ? Ben, presque,  le dragon qui me crache le feu du tatouage que j’ai par devant n’a pas en corps assez remonté jusqu’à mon coup. Tu veux que j’t’aiguille ? En allant huiler ma chaîne j’ai eu l’o live ! Un petit bonheur comme disait le clair canadien. T’es heureux ? Ah, t’auras pas assez de café dans ta machine à dose pour que je te réponde.

Niala-Loisobleu – 8 Janvier 2018

 

Le Ventre où la Chambre d’Echos


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Le Ventre où la Chambre d’Echos

 

Harpe ventrale

Au cœur du Mystère

Bruit d’utérus inséminé par les voix naturelles

Un être va donnant du pied

Rythm and blues

La main se profile empreinte digitale

Du plus loin l’origine témoigne à bruits de sabots

Raucité rupestre inscrite dans les cordes vocales

Burinée empreinte instinctive

Nous sommes de ce non-lieu qu’il faudra défendre

Dents contre l’amère offense

Dont l’innocent nouveau-né devra répondre dès la naissance

Injustice ?

Oui et Non…

Moi je choisis l’initiation

La vie se doit d’être son paradis sans devoir le payer de sa mort

Gardiens pacifiques les oiseaux veillent

Pierre arc-boutée à l’élan de l’arbre

Dans lequel le tracé s’introduit de son savoir

A l’ascension musculaire au disque solaire

Selon les lois de l’Architecture du Ventre de la Mère.

Niala-Loisobleu – 25 Octobre 2017

LA BOÎTE A L’ÊTRE 16


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 16

Les lumières de notre temps sont là, cuistres

et nous sommes pourtant les pis Loti…d’un univers qui se prend le tourbillon

par la pointe des pieds…

Pierre Loti, à la cabane,  je suis à deux pas de sa maison, un musée de voyage au sein de l’extraordinaire, quand c’était pas tellement plus propre, mais qu’il y avait encore un moyen de s’envoyer en l’air de la façon qu’on pouvait préférer à telle autre.

Ravadja-la-Moukere…disait l’enseigne en façade des maisons-closes ouvertes.

Une sacré différence avec l’interdiction officielle d’aujourd’hui de bordel et de tapinage. Alors qu’on vit en plein dedans, plus que jamais sans le dire, genre Tartarin de tare à con, coin cardinal pour jeu interdit, en l’absence de pureté. La compagnie de jésuites ça te dit ?

Voilà un mot qui vous a un p’tit air (proche-oriental de danseuse du ventre). Sans doute à cause de cette proximité de son avec le « moukère » arabe, d’ailleurs lui-même venu du mujer (la femme) espagnol. Bref, sous ce masque, musume (prononcez « moussoumé », et nous écrivons « mousmé ») est bien japonais. La mousmé japonaise, littéralement, c’est la femme bien, convenable. Et qu’est-ce qu’une femme bien et convenable ? Mais c’est bien sûr, une jeune fille, avec un regard ingénu si possible. Curieux alors que ce terme un brin vieilli chez nous ait pu désigner une fille facile, comme l’on dit. Il semble que l’argot des cambrioleurs nippons fit de musume un synonyme de magasin, d’entrepôt. Est-ce parce que les entrepôts étaient peints d’un blanc virginal ?

Source: http://correcteurs.blog.lemonde.fr

Je sors regardant ni en l’erre, ni en dessous de la ceinture, me disant que si je rencontre l’île bien qu’on soit quel n’importe des jours, je dirai chouette c’est Vendredi !

Ce monde est si pestilentiel que pas un déodorant ne pourrait en repeindre l’odeur. La merde c’est supportable, c’est humain, alors que rien n’y ressemble sur cette foutue planète au demeurant féminine au possible. Un esprit de contradiction incroyable. Donc comme je suis, sans vouloir changer ma personnalité libertaire, je vomis le fruit dont on a maquillé le goût pour en vendre plus et se faire des couilles en or avec. Je sais les coins qui restent. Oh c’est pas sur un stade, dans une gare, un aéroport, un forum politique où les reins gémîssent de ne plus pouvoir se charger de miction impossible. Rien qui fasse qu’un spot publicitaire pour une arnaque légalisée comme un Président d’opérette encharpé voudrait faire.

Niala-Loisobleu – 11 Juin 2016

Féminisme, tu parles d’une révolution…quand je pense à la Beauté de la Femme par ses différences avec nous, je suis pris de hauts-le-coeur en la voyant vouloir se faire hommasse. C’est la race humaine qui s’éloigne un peu plus de son noyau originel. Il fallait évoluer ensemble, puisque en le faisant toujours séparément faut vraiment avoir les yeux bouchés pour croire à l’unité.

Aujourd’hui je suis toujours d’avant-garde en te considérant mon égale. Touche pas à mes propos, n’en déforme rien, te servir de ce que j’écris pour un usage personnel, rendu contraire à son étique me ferait user de mon droit de propriété artistique couvert par l’A.D.A.G.P..

Niala-Loisobleu 11 Juin 2017

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Des chemins clairs qui figurent sur le plan, parfois des noms de rues s’effacent, se glissent alors des impasses aux fonds baptismaux induisant une erreur de naissance…


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Des chemins clairs qui figurent sur le plan, parfois des noms de rues s’effacent, se glissent alors des impasses aux fonds baptismaux induisant une erreur de naissance…

Me levant du ban de mon existence, je me souvins que j’avais abandonné mes clefs dans l’appartement avant d’en claquer la porte. La cage d’escalier ne laisse plus passer le moindre bruit de conversation. Lurette qu’aux paliers, DO NOT DISTURB, ça balance comme à pari à la ficelle de chaque poignée de porte. A qui demander « Où par là ça mène-t-il ? »

Nib de Gaston, pas plus qu’un autre pour répondre au téléfon.

Angoisse.

Entrant dans mon jardin secret, derrière le gros cerisier, je trouve le rossignol faisant passe pour tous mes tiroirs

Soudainement un bruit de roues sort du plafond de la cage, le câble des cordes vocales de l’ascenseur, en se tendant, perdait les zoos.

Je me dis, ouf ça va renaître

-Alors qu’est-ce qui t’arrive ? demande Aurore

Passé le frisson d’impression d’au-delà, je reprends conscience. La petite fille de la femme austère est devant moi, elle me tend son sourire. Puis tourne sur les pointes. »Salto tout l’monde »qu’elle dit en riant comme un petit rat dans ses grands égards… Pas Degas n’apparait de derrière les rideaux. Donc pas de vieux salaces dans l’entr’acte. Les lumières me montrent le plafond.

Un émerveillement !

Il est empli de Chagall. Je tremble, pleure, l’émotion me coule des tripes. Plus de fantôme de l’ô qui paiera comme l’injustice l’exige. Il s’est fait avaler par le trou du souffleur. L’instant d’après icelui-ci me dit « Remballe les films d’épouvante, remonte l’heur à la voile, hisse la trinquette et tire un bord, cap au large. On déhale des cons, on s’écarte des lises, des étocs, des naufrageurs, des-on-m’a-dit-que-vous-êtes-au-courant, on casse la mire de la télé-bobards, des émissions qui montrent les richards dépouilleurs d’îles désertes aux SDF, genre la Tessier & Nikos and co, merde à vos bans comme aurait dit Léo !

Aurore me saute au cou, son parfum de gosse me tourneboule. C’te môme à m’sort la barbe de l’attente de la toison d’or.

Le Petit-Prince, son frère Théo au ciel, la p’tite soeur Line agnelle, les roses, les épines, le serpent et le renard, le désert, la serpette et la belette gonflent les binious genre fez noz que ça gigue du talon dans les Monts d’Areu. Me v’là r’venu à Brocéliande. Merlin assis au centre de la ronde clairière me dit :

« Vas ton odyssée jusqu’au bout de la confiance, elle cédera pas, t’es assez un Pi pour muter croyant en ta foi ».

La mer sort de l’épave et remet taire à flots

Du château de sable un don jonc tresse la corbeille de la mariée.

Le matin referme les portes de la nuit

Je la chevauche à cru

J’tiens d’bout

Niala-Loisobleu – 26 Août 2016

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DECHIRURE


 

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DECHIRURE

 

Mains sales du temps

chiures de mouches aux carreaux

retiennent l’absence d’horizon

 

Salut Soutine

comment vas-tu la-haut

mon vieux ChaÏm ?

 

Qu’en est-il du grouillant comme l’essaim d’une poitrine écorchée

dont t’as éclaboussé le lin blanc

d’un sang de couleurs

qui fout l’expressionnisme en plein dans la gueule

comme un feu des toiles ?

 

Causes-tu avec les autres ?

Pas n’importe quels autres

tu sais bien, j’veux dire les Ruchains

qu’avec, t’as partagé la peau nue, un mal de vivre

dans un samovar du diable, chaudron de tous les malheurs ?

 

Non ?

 

T’es resté introverti

un mutisme paradoxal

n’ayant donné la parole qu’à la violence

des rouges, jaunes, verts, violets, bleus

hurlants de douleur

 

Le regard planté bien au-delà de la ligne d’horizon

de face éperdu, les mains tordues, tronc aux noeuds de plaie ouverte

enfant-adulte, poupée de son-porcelaine

veiné de carrare violet

épouvantail de la folie

Tu l’as-tu ce paysage de ta vision extrême ?

 

J’aimerai savoir que tu ne te déchires plus

comme ça quand j’viendrai, tu me feras voir ta constellation des toiles

 

Je pense beaucoup à vous

les événements en sont cause

Déception ajoutée

rapproche du dégoût du néant.

 

Niala-Loisobleu

20 Juin 2016

 

 

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