On ne se méfie jamais assez – Julien Clerc


On ne se méfie jamais assez – Julien Clerc

On ne se méfie jamais assez
Les alarmes, les sirènes de pompiers
L’amour a tôt fait de les faire taire
L’amour fait tomber toutes les barrières

Hey hey
Je suis tout à toi, j’ai dit
Hey hey heyEt tout de moi elle a pris
Elle a pris ma tête et j’ai dit oui
Elle a pris mes bras pour toutes ces nuits
Elle a pris mon cœur
Et mon cœur s’est épris
Et mon cœur s’est épris

On ne se méfie jamais assez
Pourquoi vivre si c’est pour se méfier
On se sent les instincts généreux
On donne sans compter et c’est tant mieuxHey hey
Je suis tout à toi, j’ai dit
Hey hey heyEt tout de moi elle a pris
Elle a pris ma tête et j’ai dit oui
Elle a pris mes bras pour toutes ces nuits
Elle a pris mon cœur
Et mon cœur s’est épris
Et mon cœur s’est éprisTatadalalalatadata
Tatadalalalatadata
Oh dadada
(Oh dadada) Et mon cœur s’est épris

On ne se méfie jamais assez
C’est bien trop tard qu’on sent le danger
J’aurais dû savoir que tout se gâche
Ma jolie fleur était une peau de vache

Hey hey
Être à toi, je ne veux plus
Hey hey hey

Mais elle ne m’a rien rendu
Et depuis sans tête, sans bras, ni cœur
Un fantôme vidé de l’intérieur
Je chante à qui veut l’entendre, ma douleur
Entendez ma douleur
Tatadalalalatadata
Oh dadada
Oh datadalalalatadata
Oh dadada
Oh dadada (Entendez ma douleur)
Hey, oh tatadalalalatadata
Oh dadada
Oh datadalalalatadata
Oh dadada
Oh dadada (Entendez ma douleur)
Oh datadalalalatadata
Oh dadada
Oh datadalalalatadata
Oh dadada
Oh dadada (Entendez ma douleur)

 Paroliers : Alexandre Michel Andre Beaupain / Julien Clerc


PAYS

PAYS

Seul trou dans le tissu
De silence et d’eau lente
Où rien n’osait bouger,

Au bord d’un bras de mer,
La mouette aux yeux frêles
Déchiquetait sa proie.

II

Un seul cri, mais, soleil, Évite-nous les tiens.

Un seul cri, c’est assez
Pour casser l’équilibre.

Tant d’amour a manqué
Qu’on ne s’y connaît plus.

III

L’eau a rêvé de toi,
Soleil, en ton absence.

Elle a rêvé de toi :
Tu viendrais sans crier.

Elle a rêvé de toi
Qui serais apaisé

D’avoir longtemps dormi
Près de l’ombre apparente.

IV

Sable et vase, en travail
Pour devenir de terre,

N’avoir plus cette soif
De mer et de marée

N’avoir plus la mouette
Comme éterneUe sur sa proie.

V

Il y a sacrifice,

On ne sait pas de qui,

A moins que ce ne soit
De celui qui régarde.

Eugène Guillevic

Sous mon arbre – Julien Clerc


Sous mon arbre – Julien Clerc

Sous un grand arbre j’ai poussé
Une sorte de vieux marronnier
Au centre d’une cour carrée
Majestueux
Dans ses racines j’ai puisé

La sève des grandes traversées
Et mon pays je l’ai trouvé
Dans tes yeux

Sous mon arbre je me balance
Je me repose loin du cours des choses
Sous mon arbre je me balance
C’est la pauseJ’ai fait grandir tout mon feuillage
J’y ai mis mes enfantillages
Et nos enfants de tous les âges
Merveilleux
J’ai fait durcir un peu l’écorce
Pour nous donner le coeur, la force
Pour voir la vie et ses entorses

Tous les deux

Sous mon arbre je me balance
Je me repose loin du cour des choses
Sous mon arbre je me balance
C’est la pause

On a bâti notre cabane
Nos petits dans tes bras de liane
A l’abri tu berces mon âme
Avec euxSous mon arbre on se balance
Ensemble on retrouve les jolies choses
Oui sous mon arbre on se balance
C’est grandioseC’est grandiose

Sous mon arbre on se balance
C’est grandiose

La Mère Evanouie – Julien Clerc


La Mère Evanouie – Julien Clerc

Sur un mouchoir en lin elle brode le prénom
De l’enfant qui matin a quitté la maison
Si le temps a passé et les chagrins aussi
Il a fallu panser dans la maison le vide

Si vous lui demandez elle vous dira « je vais
Comme vont les saisons »
Elle vous dira « je sais
Comme le temps est long »
Elle pensera « je suis
Une mère évanouie
Évanouie

Et ses doigts abîmés quand ils ne brodent pas
Caressent le cliché de l’enfant dans ses bras

On dit que les photos portent les souvenirs
Elle ne le dit pas trop mais elle porte bien pire

Si vous lui demandez elle vous dira « je vais
Comme vont les saisons »
Elle vous dira « je sais
Comme le temps est long »
Elle pensera « je suis
Une mère évanouie
Évanouie

Si vous lui demandez elle vous dira « je vais
Comme vont les saisons »
Elle vous dira « je sais
Comme le temps est long »
Elle pensera « je suis
Une mère évanouie
Évanouie

Sur un mouchoir en lin elle brode le prénom
De l’enfant qui matin a quitté la maison

On va, on vient , on rêve – Julien Clerc


On va, on vient , on rêve – Julien Clerc

On va, on vient pour toute la beauté qu’on délaisse
Pour les soleils qu’on a pas vus
Les passions qu’on a pas vécues
Pour l’ignorance et la paresse

On va, on vient, on rêve, on parle
On va, on vient, on rêve, on parle
On rit
On ritJe suis venu tendre et stupide
Hanter la maison du bonheur
J’y suis entré comme un voleur
Et j’ai trouvé la maison vide

On va, on vient, on rêve, on parle
On va, on vient, on rêve, on parle
On rit
On ritTu m’as dit « Regarde la lune »
Mes yeux n’ont pas quitté ta main
Reste un regret sur mon chemin
Reste un reflet sur la laguneOn va, on vient, on rêve, on parle
On va, on vient, on rêve, on parle
On rit
On ritOn rit jusqu’à rêver
Qu’on peut changer de rôle
On rit pour oublier
Que tout ça n’est pas drôleJ’ai voulu voir la vie en rose
Mais les couleurs sont ce qu’elles sont
On aime à perdre la raison
En désespoir de toutes les causes

On va, on vient, on rêve, on parle
On va, on vient, on rêve, on parle
On rit
On ritOn rit jusqu’à rêver
Qu’on peut changer de rôle
On rit pour oublier
Que tout ça n’est pas drôle

On va, on vient, on rêve, on parle
On va, on vient, on rêve, on parle
On rit
On rit

Mon refuge – Julien Clerc


Mon refuge – Julien Clerc

Emmène-moi
Loin de cette ville que je connais par cœur
Emmène-moi
En plein hiver dans le port de Honfleur
Et tu seras
Mon refuge où que nous allionsEmmène-moi
Voir le Japon, ses cerisiers en fleurs
Emmène-moi
Écouter les sirènes envoûter les pêcheurs
Et tu seras
Mon refuge où que nous allionsEmmène-moi
Embrasse-moi à l’ombre des pommiers
Ce sera dimanche tous les jours de l’année
Hey, hey, heyEmmène-moi
Dans des forêts sombres où nous nous perdrons
Emmène-moi
Voir les pyramides, saluer les pharaons
Et tu seras
Mon refuge où que nous allionsEmmène-moi
Embrasse-moi à l’ombre des pommiers
Ce sera dimanche tous les jours de l’année
Hey, hey, heyEt tu seras
Mon refuge où que nous allions
Faut dire qu’avant toi (avant toi)
Jamais je n’ai eu de maisonOui, et tu seras
Mon refuge où que nous allions
Allez, emmène-moi
Emmène-moi
Emmène-moi

Julien Clerc – La jupe en laine


Julien Clerc – La Jupe en laine

Julien Clerc

Des souliers noirs, une jupe en laine
Je ne dors plus, tu sais, je veille
Sur son sommeil
Et tout ce qui la blesse me tueJe ne vis plus, tu sais, je brûle
Et tout ce qui la blesse me tue
Jalouse et belle
Tu sais, je veille sur son sommeilElle se penche
Elle se balance
Vous voyez bien que rien ne manque
Ni les silences
Ni les serments
Ni les rubans
Fidèles et bleus
Ni les querelles des amoureuxDes souliers noirs, une jupe en laine
Je ne dors plus, tu sais, je veille
Sur son sommeil
Et tout ce qui la blesse me tueQuand vient le soir
N’allez pas croire
Qu’on fera l’amour dans le noir
Et dans la chambre
Elle rit, elle ment
Et moi, je meurs
D’amour pour elleLes autres fois
Je pense à elle
Comme au bon Dieu, sans trop y croire
Le fol espoir de l’amour fou
Elle danse, elle chante
Et quand elle sort
J’attends, j’attends
Je prie sûrementDes souliers noirs, une jupe en laine
Je ne dors plus, tu sais, je veille
Sur son sommeil
Et tout ce qui la blesse me tueElle se penche
Elle se balance
Vous voyez bien que rien ne manque
Elle change sa robe
Et l’eau des fleurs
Et moi, je meurs
D’amour pour elle
Les autres fois
Je pense à elle
Comme au bon Dieu, sans trop y croireLes autres fois
Je pense à elle
Comme au bon Dieu, sans trop y croire
Le fol espoir de l’amour fouElle danse, elle rit
Et quand elle sort
J’attends, j’attends
Je prie sûrementDes souliers noirs, une jupe en laine
Je ne dors plus, tu sais, je veille
Sur son sommeil
Et tout ce qui la blesse me tue

Paroliers : Gerard Duguet Grasser / Julien Clerc

DES BRAS CROISES


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DES BRAS CROISES

 

Cette sérénité témoigne. Le brouillard glisse comme un large crachat masquant. Peut-être que le beau soleil pleuvra. Le vigile à qui j’ai dit bonjour aux courses ce matin n’avait pas l’air hostile dans son uniforme dissuasif

Qu’importe, la réaction pitoyable et parasitaire, j’ai la lumière par nos bras croisés

L’électricité saute, des arcs, la tension tire à vue

Branche-toi contre moi c’est du continu

Tiens je chante…

Niala-Loisobleu – 27 Avril 2020