PESER LES FEMMES


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PESER LES FEMMES

fardeau chéri quand la barque s’enlise sur la rive malencontreusement je te porte qui ne peut être que la fin l’autre rive où parée te déposer car tu me fus trop
mêlée je veux en tes robes et voiles t’aimer qui cachent ton acre et ton embonpoint moins toucher ta jambe que tes bas je sens la vase qui m’empêtre je sens décroître
ma force et mon souffle moi d’usure agenouillé et d’aimer sans savoir ce qu’est aimer au-delà de la peau qui crie de la bouche et d’en bas jouit plus elle te possède plus
étant seule — ton fameux rire de s’élever ignorant tout autant étonné entrecoupé fidèle mais gai exubérant aussi clair pourtant s’apaisant après
l’incident.

Jude Stéfan