IMPASSE DES PROFONDEURS


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IMPASSE DES PROFONDEURS

 

L’impasse des profondeurs à peine à quelques pas du musée, reçoit tant de visiteurs que ça refoule sur la périphérie. De l’embouteillage à la chaîne,  pour regarder chacun note le détail qu’il a chopé entre les oreilles du guide et l’épaule du copain de devant. La file au cheveux longs s’habille comme comme une marque sur son tapis roulant. Pas n’importe laquelle, une qui fait ruée vers l’hors. Dans le car c’eut été fastoche qu’ils montent les vidéos à bord. Rouler pour rouler au moins on perd pas de temps à visiter. On est assis. et en même temps on peut dormir. J’ai vu Paris dira un qui élu, j’ai reconnu la tour Eiffel en traversant le Bois de Boulogne. Haut-lieu de la formation accélérée à l’amour vite-fait, ils l’ont nommée Jardin d’Acclimatation. Un bain de joue rance. Le zoo humain vu de près ça donne des idées de voyage.

Le soleil s’est tapé dans une ambulance, on masse le choeur d’une scène de Schiele dans une vision crue du monde de Basquiat. Voilà la proximité avec la vraie vie établie. Les ors de Klimt donneront un air de prospérité à ce qui fait la réalité.

Deux artistes dont la célébrité n’est plus à faire, voilà le plus sûr moyen de se mettre du blé dans le grenier, plutôt qu’en dépenser pour apporter des moyens à ceux qui en crèvent. On se sert de la pauvreté de leur temps de vie pour se remplir les poches. Le système redoute tout de la culture, le principe de précaution emploie la bonne méthode pour limer les dents

Maintenant la mode est à l’accouplement artistique pour faire sensation, plus on est moins on voit, mais plus ça rapporte de fric. Le carburant de l’art c’est devenu le prix de l’entrée.

Niala-Loisobleu – 5 Novembre 2018