Non, je sors, la résignation me répugne.


Non, je sors, la résignation me répugne.

Comme cette pierre

 

Ma face a été battue et rougie
Mais elle se maintient silencieuse et comme cette
pierre
Ses meurtrissures révèlent une histoire qui la garde
Et ma face
où elle avait pressenti je ne sais quelles
paroles
S’était penchée sur ses lèvres mais elle s’est
souvenue
Qu’elle était taillée pour le vent brutal
Car l’interdit fut jeté
Sur ma face dévorée de larmes
Jacques Prevel
Recueil : « Poèmes pour toute mémoire »
Plus j’ai fait ma porte large, plus le chemin a été rétréci malgré moi. Cherchant à étouffer la  lumière pour mieux la glisser dans l’asthme du tunnel. Ce cheval dont je fais à moitié partie, mi-homme, mi-animal se retrouverait  alors le faire déchaussé de l’amble voulue. L’écharpe, emblème blanche , infinité des possibles, obstruant soudain la confiance à ce qui m’est clair. Pas vouloir retenir que l’amour peut aussi vous dévorer les yeux par imposture.Ce ne serait rien d’amour dont on parlerait
Simulacre de l’inconscient incontrôlable, voltes-faces en constant aller-retour
en but de conduire à la résignation ?
Aimer est ma nature avec laquelle je ne peux tricher
Non, je sors, la résignation me répugne.
« Pour la main désarmée devant l’arme qui bouge…Requiem… »
Niala-Loisobleu – 3 Novembre 2016
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