J’INVERSE LE SENS


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J’INVERSE LE SENS

 

Tournant l’armoire portes contre le mur, j’ouvre les tiroirs de la pharmacie. Un sceau vîent à moi, je peux y coller ma bague et tenir ta bouche sans qu’on vienne finir la fraise que nous apprécions seuls. J’ai profité de cette particularité pour me rendre invisible et entrer dans tes affaires au moment des parents d’élèves. Le chat s’étirait de tout son long sur les copies , posant sa langue dans la marge. Madame De, une inquiète, te demandait où commençaient les Amériques en ayant confondu la poésie avec la mondialisation dans le problème du chômage partiel. L’odeur des fraises apparue sur le ficus du salon m’a attiré à ta racine. Là le chat s’est dressé le do d’un bond. Il m’a semblé voir une lumière malicieuse dans l’oeil du chien, quand il est rentré du jardin il a délaissé le placard de la cuisine, as-tu remarqué quelque chose ? Ce jour Matisse insiste pour que j’étudie la lune dans mon cadre astral. Plusieurs symboles devraient mettre l’accent sur son langage. Tu sais quelle confiance j’ai en lui, aussi tu ne seras pas surprise de me voir plonger au coeur du sujet. En promenant mon vélo, j’ai aperçu le cheval haras l’explosion. J’ai interdit qu’on le prive d’avoine sous prétexte qu’il faut rester confiné, faut pas interpréter les précautions allant vers. C’est jour du poisson, pour moi c’est  torrent, la truite sauvage à la main rose à l’arête.

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Niala-Loisobleu – 27 Mars 2020

DES BRETELLES A LA CROISEE DES JAMBES


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DES BRETELLES

A LA CROISEE DES JAMBES

A sa place, dans la partie cachée de l’image, l’oiseau se tient dans l’arbre

canopée comprise en résidentiel quartier

L’endroit est d’orchestre aussi bien pour l’entendre que pour la voir dans chacun de ses déplacements dans toutes les pièces et le jardin

souvent accompagnés par le fouet du chien, quand il n’est pas plus attiré par le placard

et me laisse ainsi seul à pouvoir manger l’un de ses délices

Une ronde de nuit en plein jour

monumentale oeuvre picturale

rendue aérienne par le grand fauve qui la marque de sa trace et l’arrose de son odeur personnelle

Sous l’aisselle le feuillu accorde sa sève au vent

tandis que le genou déverrouille l’Arbre à Soie

 la rose-amande aux tonalités narratives d’Henri

 

Niala-Loisobleu – 7 Février 2020

RONDEURS MISES A PLAT


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RONDEURS MISES A PLAT

 

L’ocre aux deux vents rougit de sienne à la forge. La braise que le bois nourrit chuinte son soupir blanchâtre en bouilli du tison. On croit entendre au loin la saillie du roi lion glisser de son fourreau. Les oiseaux en décollant des pistes branchues détournent le regard glauque du téléobjectif en embuscade

Sa façon de tourner le bras autour du sein change sa poitrine en accoudoir  côté-fenêtre

Accueillantes et rondes aux tétines comme il se doigt, les lourdes poches à lait suivent le saut de l’animal à la barrière pour suivre le film du train qui se projette du tunnel. Rite bovin que d’aucuns classe en série « vache sacrée », interdit d’écorner

Parlant d’absolu, elle dit ça, c’est pas porté au calendrier des marées ni dans le bulletin des horaires de ferry pour Belle-Île. L’absolu ne dépendant pas d’un quelconque trafic, est atteint par voie pédestre, ou à vélo-équin personnel. Pas de station Vélib à espérer en ville

Elle dit aussi qu’il y a qu’une foi qui compte et qu’hymen à demeurer dans son originel

A ça je réponds ce qui explique que je sois agnostique, je renie pas l’existence de Dieu, j’attends juste de le rencontrer

Rondeurs qui font du mouvement de la vague un transport aérien profondément porté à taire

Sel que j’aime que ça me ballotte comme un funiculaire du bas en haut

Un jour je sortirai

Sans savoir le temps qu’il fera, je sais déjà que mon oeil en aura terminé définitivement, aussi j’ai fait agrandir mon coeur pour tenir toutes les images que j’ai d’Elle au plat du jour

L’au-delà de l’Absolu ça n’existe pas

A mon âge on le discerne avec une telle certitude que l’arrondi entrevu de ses formes fait qu’on revient au tout début, quand on dessinait à main levée. On balance la règle dans la tronche du Ministère de l’Education Nationale pour abus de pouvoir et détournement de mineurs.

Henri mon après-midi faune

emmène-moi au Jardin d’Hiver…

 

Niala-Loisobleu – 1er Février 2020

 

PAR-DELA LA SEVE


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                      PAR-DELA LA SEVE

 

La fenêtre est sur la mer

Paris

du Fauve

qui parle du balcon

Ecoutons-le plus loin

par-delà la sève

qui traverse le plat fond

Matisse parle..

Niala-Loisobleu

31 Janvier 2020

 

 MATISSE  PARLE                           

Je défais dans mes mains toutes les chevelures
Le jour a les couleurs que lui donnent mes mains
Tout ce qu´enfle un soupir dans ma chambre est voilure
Et le rève durable est mon regard demain


Toute fleur d´être nue est semblables aux captives
Qui font trembler les doigts par leur seule beauté
J´attends je vois je songe et le ciel qui dérive
Est simple devant moi comme une robe otée

J´explique sans les mots le pas qui fait la ronde
J´explique le pied nu qu´a le vent effacé
J´explique sans mystère un moment de ce monde
J´explique le soleil sur l´épaule pensée

J´explique un dessin noir à la fenêtre ouverte
J´explique les oiseaux les arbres les saisons
J´explique le bonheur muet des plantes vertes
J´explique le silence étrange des maisons

J´explique infiniment l´ombre et la transparence
J´explique le toucher des femmes leur éclat
J´explique un firmament d´objets par différence
J´explique le rapport des choses que voilà

J´explique le parfum des formes passagères
J´explique ce qui fait chanter le papier blanc
J´explique ce qui fait qu´une feuille est légère
Et les branches qui sont des bras un peu plus lents

Je rends à la lumière un tribut de justice
Immobile au milieu des malheurs de ce temps
Je peins l´espoir des yeux afin qu´Henri Matisse
Témoigne à l´avenir ce que l´homme en attend

Louis Aragon

OCRE CHAIR


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OCRE CHAIR

 

Du pas feutré du grand fauve

déjà dans l’élan court

ce qui dans l’oeil est parti de loin

Les herbes gardent l’imprégnation du corps

faisant en halo

monter un dessin tremblant du fruit des seins

A la trace des suées laissées l’Art dirige son né libéré…

Niala-Loisobleu -30 Janvier 2020

UN DIMANCHE DANS L’EAU


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UN DIMANCHE DANS L’EAU

 

Un silence de train se laisse poser sous les pommiers de derrière la vallée pendant que les fumées de cheminées laissent les flammes jouer, derrière sa vitre le poisson garde son eau plaine. A côté du livre fermé l’histoire d’amour se lit en écoutant le bruit de traverses dans l’esprit de la pensée allongée sur les fleurs du drap. Elle dit toujours l’horreur de la petite boule à laver c’est qu’elle supprime la libido en premier. Le chat lui monte l’escalier naturellement sans faire de bruit. D’un cornet de frites au coin des Grands Boulevards j’arrivais plus souvent en retard à l’école. Quant aux marrons des Tuileries ils furent les premiers à me donner ce piquant qui retient pour quelque chose. Par exemple les chevaux de Marly qui cernent la Concorde ont plus de souvenirs de guerre que d’histoires d’ô à raconter. C’est ainsi que les hommes vivent, Guillaume est mort de guerre alors qu’il était né que pour aimer en paix. La pomme sous mes yeux est à l’image de tes fesses. Craquante et joufflue.Le pourpre qui vernit ses joues tire au vers dans la partie qui se creuse. T’es bonne à mordre. Le bateau de croisière est entré dans la rade, il faut vite tirer les volets sur Venise. Fermant les peaux pierres un instant, je vois tes seins sauter au trapèze. Je les attrape au vol et les garde en sculpture pour mon exposition. Debussy passera en fin d’après-midi.

Niala-Loisobleu – 20 Octobre 2019

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