LE POUVOIR DE L’OISEAU 2


 

 

LE POUVOIR DE L’OISEAU 2

 

La sorcière glissée dans la rame bondée d’un transport en commun jette son dévolu sur l’enfant attablée dans le cerisier du jardin. Débouclant son plan de démolition, elle se colle au bruit de ferraille coulant dans le tunnel. Horrible accident. La petite est transe percée en Frida. A l’arrêt l’oiseau prend la main de l’enfant en lui disant:

-Ma petite Chérie c’est bien tu t’es pas gourée de station, te voilà grande…

Niala-Loisobleu – 29/02/20

 

CONTRE-FROIDURES


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CONTRE-FROIDURES

 

Du froid qu’un combiné de saison et le substrat de l’atmosphère retiennent, ce fond d’ocre au plus charnu, remonte le principe d’Archimède dans sa version non épurée. Quand sa Sienne Naturelle fût mêlée à la pointe Ocre Rouge du téton plus roide, se propagea la brune réaction. A la frontière creuse du fessu d’aucuns ont senti le chevalet frémir. Le peintre lui, savait ce que son corps plongé dans l’ô pouvait engendrer. Qu’il y ait du verglas ou tout autre motif de chaussée glissante, il était résolu à cracher dessus s’il le fallait. Au premier tour de manivelle, le soleil se fit entendre dans l’atelier.

Partout j’écrirais ton nom sur les murs comme ma liberté, Ma…

Niala-Loisobleu – 22/01/20

BRUITS AU RÉVEIL

Le teint de lait du panache au moment où se secoue la place

Entre les avenues l’étoile et les maisons
Au lieu de gouttes d’eau c’est le jour qui scintille et vole tout autour

Le monument s’ébroue
Le matin se soulève et retombe un moment
Puis se brise le jour
La cascade de la caserne a ses clairons

Aux voix du ciel que je mêle la mienne
Attendez-vous à tout

Sous les ressorts qui peinent l’ombre roule sans bruit au fond
La terre est pleine

Pierre Reverdy

COMME UN SONGE DE FRIDA


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COMME UN SONGE DE FRIDA

 

Cendre froide qui colle aux bouchons épars d’une marée qui se fait attendre, dans l’ordre renversé j’enfile le soutien-gorge dans la poche du kangourou attaché à la chaise

 

les hublots tendent l’oreille

c’est vrai que les haubans ont besoin de retendre

du café salé ferait bien l’affaire

 

Je n’ai pas été étonné de me retrouver collé au poplité, les maux de genou que tu m’écrivais dans la fureur de l’enfant rageur cherchaient à retrouver l’assise au debout d’un pont glissant

Quand tombant comme d’un coup de merlin frontal le calme a ramené un câlin t’as pu allonger la jambe sur le dos et te laisser tanguer dans mon dernier  métro

dans le tracé morse de l’éclairage du tunnel , je me souviens que des coeurs peints sur les murs digérant le bruit de ferraille d’une chaleur écrasante

 

La griffe des ongles du besoin est telle que les bras de Samo tracent un désir sans arrêt

 

Niala-Loisobleu – 27/08/19

 

 

 

 

REBLOG


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REBLOG

A deux pas de ma naissance…je me souviens de tout… j’arrivais un matin de Novembre dans une ruche plus que fourmilière. Un froid si aigu règnait en mâitre que je ne vois d’autre explication à la présence créative qui imposait son énergie. D’un piano sans queue sortaient les cris de la pierre tordue dans le métal d’une statue équestre, pendant que la laine filait la lisse d’une vague enchantée. Ô des Capitaines sur chaque pont de ma rive gauche de Seine…ça ne manquait pas.

Des peintres, des sculpteurs, des lithographes, des compositeurs, des danseurs, des comédiens, des poètes, des chanteurs, des acrobates et puis et puis….Avec des empreintes de Bateau-Lavoir et de Dôme, mon dernier foyer créatif parisien se dressait sur ses pieds en faisant venir des artistes pluridisciplinaires du monde entier. Force, énergie, puissance, rien n’y manquait. Le monde se révoltait dans l’arène de la capitale du pays France. Révolution d’Octobre, révolution Khalo, révolution Picasso, révolutions qu’un créateur sans précédent avait tiré de lui, monsieur Paul, Cézanne pour la Ste-Victoire de l’Art. Zola torchant l’article, si J’accuse, les voleurs de blogs aujourd’hui c’est pour l’irrespect qu’ils portent au génie humain.

Quand Barbara se laisse partir à la plume que ou qui crois-tu qu’elle copie hein, Bouffi, crois-tu qu’elle a pas germé la naissance de sa pensée dans ses tripes, en accouchant ses mots ?

Et c’est à elle, à personne d’autre ce qu’elle écrit, personne a le droit de le copier sans son autorisation, c’est la propriété intellectuelle, la propriété de tous les écrits littéraires, musicaux, plastiques, musicaux, etc…

En vous les livrant elle vous donne…ne lui prenez pas…Sans au moins un commentaire.

Niala-Loisobleu – 7 Juillet 2018