MIROIR DE L’EAU


3eeb58ef092597b3a50398f271d9a67f

MIROIR DE L’EAU

 

Roseur d’aube qui se trempe  au bleu matinal

la barque encore à l’amarre s’étire sur sa chaîne

Dans le bruit de vapeur d’un train qui passe

une femme monte les premières marches de sa pensée

en remontant  son col autour de l’idée qui la traverse

doigts posés sur le clavier…

Niala-Loisobleu – 21/01/19

RAMENTEVOIR


RAMENTEVOIR

 

A la tombée des sons, instant où dans les yeux fermés, la poitrine sort ses rondeurs charnues, notes couleur pulpe au grain de figue

palpite l’humide aquarelle à la fourche du saule qui pleure

nous serons la barque à réatteler  nos moulins aux chevaux de la manche, le goémon au prélude, les varechs tirés des marées basses, plein le fardier

A l’escapade l’attente, à l’escapade !

Niala-Loisobleu – 3 Février 2018

 

Du haut de la nuit


Du haut de la nuit

Jardin suspendu aux courbes d’un arc-en-ciel,

qui va cerf-volant

Au bout de ma ficelle vagabonde, libre, je vais vers une tolérance,

ouverte à nos mains jointes,

recoudre la déchirure de nos poitrines malmenées.

Je franchis  les ronces cachées dans la transparence du simulacre.

Niala-Loisobleu 16 Octobre 2017

 

NOCTURNES


NOCTURNES

Les pas de ta jupe avant qu’elle ne tombât en pâmoison – cygne d’un autre tant – glissent sur l’ininterrompu mouvement de tes hanches, à voie hôte. Musique de seins frottés l’un à l’autre des touches du piano. Dents de mon amer. ö jamais je ne voudrais traverser ton tropique sans aller-retour, je me fous de Neptune et de ses habitudes aquatiques, qu’il aille se faire foutre, nous n’avons rien à voir ensemble, dans ses abysses là. Je t’harponne la petite culotte de dix ongles vampires, langue calais dans les dentelles, ton herbu pour moustaches et la pression sur le bouton de l’ascenseur qui s’y cache à l’étiage du grand magasin du bon heur des dames.

Niala-Loisobleu – 1er Juin 2017