Le Vélo à Encre 1


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Le Vélo à Encre 1

Les rues qui n’auraient mené nulle part ça n’existe pas, j’en suis sûr, Les plus belles ont toujours des escaliers en chemin. Un fleuve aussi. Parce qu’une vraie source ça conduit nécessairement à un estuaire. Sinon, c’est du bateau. Tu commences à aborder la première page sur tes jambes. Retiens bien ceci: un caillou va vite se mettre à en sortir, alors prévois d’avoir la poche prête dès le départ. Le premier chapitre est pas écoulé, que le vélo s’est déjà mis entre les lignes. Et te voilà dans l’encrier. Des odeurs vont venir se coller aux consonnes et au voyelles, l’orthographe des mouvements sortira de la grammaire du tant. Ainsi parlait z’à ras…un  être de montagne, épris des hommes à en dégueuler leur lumière mise en avant. Bien sûr, on échappe pas à la tromperie. En cette matière l’égalité est bien la seule entre les genres. Tu remarqueras que personne ne se plaint du manque de parité dans le baisage de son prochain. Ô Frères Humains ! Plus j’ai de kilomètres au Conteur, plus je trouve matière à veillées. L’esprit gardien ? Ouais on peut dire ça comme ça. La mémoire a le mérite de pouvoir déranger. Par exemple son absence, multiplie les retours à cogner à la porte avec avis de passage. Je dirai que dans l’histoire des poisons c’est certainement le vaccin qui doit être rendu obligatoire. On fait toujours des messes noires. Avec sacrifice. Le cul a ses raisons que la déraison exige. Quand les abeilles meurent par milliers, je m’inquiète. Les fleurs sont rendues vénéneuses, il n’y a pas d’autre explication. C’est grave. Mais ça n’affole personne, on est trop occupé avec la suite Hallyday. Si tu connais un acheteur de sa dernière demeure, fais vite, faut en sortir. T’as tout ? Ben, presque,  le dragon qui me crache le feu du tatouage que j’ai par devant n’a pas en corps assez remonté jusqu’à mon coup. Tu veux que j’t’aiguille ? En allant huiler ma chaîne j’ai eu l’o live ! Un petit bonheur comme disait le clair canadien. T’es heureux ? Ah, t’auras pas assez de café dans ta machine à dose pour que je te réponde.

Niala-Loisobleu – 8 Janvier 2018

 

LE PARLOIR DU CADDIE ENCOMBRANT


2016-01-05 18.17.56

LE PARLOIR DU CADDIE ENCOMBRANT

Comment laisser au sort de la remise le fond d’un vert, cette rouillure d’un été qui automne, crispé sur sa chaîne. Je n’aime pas avoir les doigts qui grincent, il suffit du vent chargé de bourrasques humides pour battre le volet sur ses gonds. Impossible dans un obscur ambiant de mesurer le diamètre de la quadrature du cercle.Pas plus que d’avoir soif ça pourrait rafraîchir d’ouvrir un flacon de musique baroque pour le boire en jam session. C’est la raison pour laquelle les journaux n’ont pas de fleur en bouton à leurs manchettes. Un bruit court, voilà que ça réduit le marathon.On a, ou on a pas, l’esprit du déménageur. La vieille maison disparait dans l’épaisseur de la réverbération des idées à dormir debout. Pourquoi aurait-on besoin d’une chambre à louer quand on dit du mal du lit ? Déjanter de nôtre sentier où tout dire sur l’absurdité galopante.

Notre sentier

Notre sentier près du ruisseau
Est déchiré par les labours
Si tu venais, dis-moi le jour
Je t’attendrai sous le bouleau

Les nids sont vides et décousus
Le vent du nord chasse les feuilles
Les alouettes ne volent plus
Ne dansent plus les écureuils
Même les pas de tes sabots
Sont agrandis en flaques d’eau

Notre sentier près du ruisseau
Est déchiré par les labours
Si tu venais, fixe le jour
Je t’attendrai sous le bouleau

J’ai réparé un nid d’oiseau
Je l’ai cousu de feuilles mortes
Mais si tu vois sur tous les clos
Les rendez-vous de noirs corbeaux
Vas-tu jeter en flaques d’eau
Tes souvenirs et tes sabots ?

Tu peux pleurer près du ruisseau
Tu peux briser tout mon amour
Oublie l’été, oublie le jour
Oublie mon nom et le bouleau…

Félix Leclerc

Qu’est-ce qui pleut nom de dieu, y faut que j’me sauve les yeux, quand ça retrousse l’air d’une chanson d’amour, on voit plus que les dessous d’une valse à l’envers

Niala-Loisobleu

8 Janvier 2016