FRAÎCHE TENTATION A L’ISSUE DU CHARGEMENT


FRAÎCHE TENTATION

A

L’ISSUE DU CHARGEMENT

Parvenu en phase terminale du chargement

survînt soudain cette image

comme un signal prémonitoire

Cette exposition juxtaposée je l’avoue boosta toute fatigue, en ne laissant apparaître (s’il en avait été besoin) que les bons augures de Couvent enfin prêts après s’être faits si longtemps priés d’arriver

ce qui amplifia bien des choses

Anémone était montée la première

montrant ainsi une hiérarchie respectée

vinrent les autres

au total 46

de quoi faire saillir Marvaud et marées

Et ma foi, j’avoue que le ressenti fut digne des hanches et beaux fruits de la belle Vénus callipyge qui sortit de son désert comme une fraîcheur bien amoureusement hospitalière

Je ne suis pas parti à la mer avec les autres, c’est elle qui est venue me donner ses embruns en campagne…

Niala-Loisobleu – 25 Juillet 2021

MAI EN CORPS…SI TOUS LES RÊVES ETAIENT EN FEU…


MAI EN CORPS…

SI TOUS LES RÊVES ETAIENT EN FEU…

Dis-moi ce que tu serais venu faire ici ?

La vie n’est bleue qu’en ses rêves, seule cette couleur ne la naufrage pas dans l’amer

Nage en corps jusqu’à l’accrochage de lundi pour flotter sur l’autre traversée

Ecailles contre écailles

Anémone bien ouverte

Corail à bonds dans

Enfant à cache-cache dans ce tiroir d’un grenier champêtre

A lui rire au né

Marvaud et marées

Porte haut ta peinture la gueule ouverte

Comme une parole de chanson d’amour qui pute pas pour le prostituer

Reste humaniste dans ta lucide utopie…

Niala-Loisobleu – 24 Juillet 2021

KATIE MELUA – DREAMS ON FIRE

Busy man, where am I on your list?
You’re so full of big ideas
Do you think, that we can coexist?
Will we be a pair in twenty all your dreams were on fire
Which one would you save?
When it comes down to the wire
Should I… be afraid?
Should I… be afraid?

I don’t need the world to be content
All I’ll ever need is you
Time alone with you is time well spent
For me that simple dream will more than do

If all your dreams were on fire
Which one would you save?
When it comes down to the wire
Should I… be afraid?
Should I… be afraid?

Homme occupé, où suis-je dans ta liste?
Tu es si plein de grandes idées
Penses-tu, que nous pouvons coexister?
Serons-nous un duo dans vingt ans?

Si tous tes rêves étaient en feu
Lequel préserverais-tu?
Quand on approche de la fin
Devrais-je… être effrayée?
Devrais-je… avoir peur?

Peu m’importe si le monde est satisfait
Tout ce dont j’aurai jamais besoin c’est de toi
Le temps seule avec toi est du temps bien dépensé
Pour moi, ce simple rêve est plus que ça

Si tous tes rêves étaient en feu
Lequel préserverais-tu?
Quand on approche de la fin
Devrais-je… être effrayée?
Devrais-je… avoir peur?

Si tous tes rêves étaient en feu
Lequel préserverais-tu?
Quand on approche de la fin
Devrais-je… être effrayée?
Devrais-je… avoir peur?

DU BLEU POUR LA TABLE


DU BLEU POUR LA TABLE

D’un ciel porteur d’eau, laver la cour jusqu’au point de départ au Couvent, une manière de prendre les voiles en sortant de la Trappe. L’oiseau, regard plongé dans ce qui fait les choses comme les gens, n’en ayant rien mis de côté, peut avancer en sachant qu’il ne peut changer que ce qui le concerne. Sans doute la dernière au bout d’une longue carrière, mérite de faire en sorte d*être à l’image de ce qui fut au point de départ. Une peinture de vie. Vive comme eau-claire, lave volcanique, saut d’oiseau de branche en branche, rotation droite du sillon de cheval, nacre des regards vers le ciel sans en attendre de miracle, cicatrices des mauvais coups et plaie d’amour saine ouverte contre la gangrène du sentiment. Danse Henri, danse pour la joie que tu m’as apprise, je sors l’harmonie cas…

Niala-Loisobleu – 24 Juillet 2021

TAPIE ROUGE


TAPIE ROUGE

J’ai fait le marché ce matin

au banc de ma fruitière pour afficher des images estivales

Melons d’eau pour désaltérer la ligne de vie

Sous les arbres le fleuve tient à la rive

il y aura de belles figues

Un oiseau pique une tête

la branche s’est redressée

Voici l’abeille qui cale hisse

un petit faon a traversé l’allée sans s’arrêter

Le violon d’Henri connaît l’archet qui me donne la chair de poule

de ce rouge où elle lève la senteur de son bouquet je glisse la langue sur ses hanches

et vais faire un plein des sens

pompe à des seins.

Niala-Loisobleu – 21 Juillet 2021

ENTRE LES PIEDS AU LONG DES CUISSES


ENTRE LES PIEDS AU LONG DES CUISSES

Au jardin

tu es venue pêcher du soleil dans les mouvements du chien

l »après-midi s’écoule en d’occitanes pensées

pour que la chaleur des pierres garde son esprit cathare au travers de la garrigue

des vignes de Corbières et des guitares du soir

quand l’accent porte les pas d’une danse ancestrale

Dans les virages des seins qui se font plus lourds

le ventre en colline

laisse le vent prendre son odeur et la dépose aux peaux des tambours

Les pieds décroisent

le chat est mouillé

le martin-pêcheur s’apprête à plonger

le chemin n’a pas perdu ses graviers, la main ne peut s’égarer

La dérive recrache la cabane

avec les pommiers et les vaches au bord du train qui remonte de loin

Niala-Loisobleu – 19 Juillet 2021

Chanson du retour

Jacques Bertin

Quand tu voudras, bien lentement
Par la côte, par cabotage
Par l’ancien chemin des douaniers
Par l’amplitude des marées
Par les degrés de solitude
Par la force acquise de l’âge

Reviens, sonne ici, sonne bien
Quand tu voudras, lentement, bien
Comme j’ai moi-même sonné
À ta porte un jour en novembre
Sonne, ô ma morte, un soir de cendre
À l’avenir et j’ouvrirai

Meurs ta beauté, belle éphémère
Et avec toi ton diable aussi
Violent, intense et sans merci
Et qui tuait l’amour aussi
Meurs donc où tu es sur la Terre
Puis viens te mettre à ma merci

Moi, je vieillis, furieux de tout
Comme collé à sa soupière
Un graillon de vieille colère
Mon instinct du jeu sans atout
M’aura fait te chercher partout
Retourner la vie, pierre à pierre

Toi, tu dérives dans ton âme
Les soleils morts des galaxies
Brûlent des souvenirs rassis
D’anciens enthousiasmes de femmes
Je les vois ces signaux de flammes
Les nuits les portent vers ic

Ainsi, nous voilà très égaux
Rapprochant nos mondes rivaux
Comme deux bateaux si fantasques
Deux passés coulés dans deux vasques
Ou bien deux avenirs floués
Et la porte que j’ai clouée
Peut s’ouvrir sur une bourrasque

PAR LA ROUTE QUI VA SANS SE TROMPER D’ADRESSE


PAR LA ROUTE QUI VA SANS SE TROMPER D’ADRESSE

L’aile estivale sans suivre le Bison autrement qu’à la corne d’abondance, un rouge et la file des vacances quittés dès le départ.

J’ai sorti l’antenne de bout-sol pour arriver à bon pore sans me tromper d’adresse

Et chemin faisant l’Hélène d’un Cadou de mariage revenant

mon corps agite sa danse en mille bornes, à chaque étape la St-Jacques donnant le gîte en sa coquille

Je ne résiste pas à l’attire anse et mouille le doigt au bon vent en rebranchant la Cinquième Saison au G.P.S.

LA CINQUIEME SAISON – RENE GUY CADOU

‘il faut nommer le ciel je commence par toi 

Je reconnais tes mains à la forme du toit 

L’été je dors dans la grange de tes épaules 

Les hirondelles de ta poitrine me frôlent 

Dressées contre ma joue les tiges de ton sang 

Le rideau de ta chevelure qui descend 

Je te cache pour moi dans la ruche des flammes

Reine du feu parmi les frelons noirs des âmes 

Par l’automne épargné tes yeux sont toujours verts 

Les fleuves continuent de passer au travers

Ton souffle achève au loin le clapotis des plaines 

On ne sait plus si c’est le soir ou ton haleine 

En hiver tu secoues la neige de ton front 

Tu es la tache lumineuse du plafond 

Et je ferme au-delà des mers le paysage 

Avec les hautes falaises de ton visage 

L’étrave du printemps glisse entre tes genoux 

Lentement le soleil s’est approché de nous. 

Tu traverses la nuit plus douce que la lampe

Tes doigts frêles battant les vitres de ma tempe

Je partage avec toi la cinquième saison 

La fleur la branche et l’aile au bord de la maison 

Les grands espaces bleus qui cernent ma jeunesse

Sur le mur le dernier reflet d’une caresse. 

Et quand j’arrive tous ces mots qui descendent de ta chemise disent crument que le soleil qui brille là et sans ombre aucune.

Niala-Loisobleu – 18 Juillet 2021

LE PONT ET LE PARFUM REVENU


LE PONT ET LE PARFUM REVENU

Au lotus penché le chien greffe l’air neuf de sa joie matinale

et l’onde, éther n’aile, frissonne sous la robe de ta chambre

fenêtre ouverte sur le bistre d’un rose ancien qui conduit la rosée aurorale à abreuver l’herbe

Au loin des monts se penchent à la suite du vol que l’oiseau ouvre dans ces odeurs de boutons qui s’ouvrent

Allongée sur les jeunes nessains du banc, l’écaille nielle son conte à la lueur de tes yeux qui racontent d’une voix forte

Estampe japonaise qui vient érotiser ta peau détendue dans les soies de cet arbre qui ne te lâche pas.

Niala-Loisobleu – 18 Juillet 2021

L’EAU TONNE, L’ABEILLE Y RESTERA


 L’EAU TONNE, L’ABEILLE Y RESTERA

Le temps plus fol que l’herbe

déraisonne

L’oiseau écope l’arbre renversé

Le cheval au bord du sillon tire des pierres du logement pour le grain

De mes reins la résistance bande l’arc-en-ciel

Cathédrale en flèche

Niala-Loisobleu – 17 Jjuillet 2021

L’automne Et Puis…

L’automne va bientôt venir
il commence à faire un peu froid…
On vit bizarrement ce temps;
le jeu de l’homme et de la femme
se fait subtil et plus caché.
Tes yeux sont tendresse un peu lasse;hier y brule comme un bon feu,
tu vois je m’enchante de peu…
L’arbre se défait sur la place.
Comme le temps passe !

L’automne est tout près de venir
avec ses soleils maladroits.
On se dévorait au printemps;
le feu de l’homme se désarme
et l’oubli se donne couché.
De l’artifice à la grimace
on descend le chemin des dieux;
quand je me penche sur tes yeux,
dans ce miroir où je m’efface,
je me dis que le temps passe.

L’automne n’a plus à venir
ni dans tes yeux, ni dans mes doigts.
L’automne, il est là pour longtemps.
Le peu de l’homme qui s’enflamme

Les copains reprennent leur place…
C’est comme ça que le temps passe…

Jean Max BRUA