ENTRE TIEN EMOI 34


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ENTRE TIEN EMOI 34

Sortant le journal à la main et allant à la voiture, je n’avais pu prendre qu’un aperçu de ce Mardi. Ta recommandation toutefois en tête je partis vers mon Centre Mutuel Optique. Je pourrai dire que dans chaque instant du quotidien on vit tout et son contraire à chaque instant. A croire que la nécessité de ne pas croire l’affirmation reçue du premier spécialiste doit désormais s’appliquer. Arrivé au lieu-dit de mon déplacement j’avisais un visage inconnu dans ce lieu que je fréquente depuis 41 ans. Bonne tête, jeune, un débutant Il m’attire, un bonjour encore plus meilleur m’attendait. En quelques minutes il me résout le problème au-delà de mon espérance, Je repars avec un bien-être dans le corps et c’est à toi que je le dois. J’ai failli faire un saut périlleux en sortant, mais la quinzaine de marches m’a fait hésiter. Si je m’était fait mort j’aurai pas pu vivre cette joie. Ah du coup j’ai eu une envie de vivre inconnue jusqu’alors. C’est fou même ça se développe chez moi. Du coup tellement je jubile, j’en vins à faire le 22ème, un vrai lapin que je suis…

DE L’OISEAU

Je ne vois pas l’oiseau
Fort de sa cage ouverte
Et psalmodiant :

Je reste ici.
A bas l’espace.

Je ne vois pas l’oiseau
Qui n’aurait pas confiance
Dans la teneur de l’air.

*

Je ne vois pas l’oiseau

Qui ne volerait pas

Kien que pour son plaisir.

Je ne vois pas l’oiseau
Qui monterait sans fin
Jusqu’à n’en plus pouvoir.

*

Je ne vois pas l’oiseau

Qui franchirait

Les défenses du vent.

*

Je ne vois pas l’oiseau
Qui viendrait vers moi
Pour chercher refuge.

*

Je ne vois pas l’oiseau

Qui refuserait de s’effaroucher.

Je ne vois pas l’oiseau
Qui serait mon frère.

Non plus celui

Qui ne le serait pas.

Je ne vois pas l’oiseau
Qui ne me donne envie
De voler mieux que lui.

Je ne vois pas l’oiseau

Qui me forcerait

A penser rien qu’à lui.

Je ne vois pas l’oiseau
Qui s’acharnerait
D’abord sur lui-même.

*

Je ne vois pas l’oiseau
Démolissant son nid
Avee jubilation.

*

Je ne vois pas l’oiseau
Qui creuserait la glace
Avec ses pattes

Pour épargner son bec.

Je ne vois pas l’oiseau
Demeurant au désert

Rien que pour être seul.

*

Je ne vois pas l’oiseau
Renonçant à siffler
Dans le labyrinthe.

Je ne vois pas l’oiseau
Venir m’interroger
Sur son identité.

Je ne vois pas l’oiseau
Qui maudirait les sources.

Je ne vois pas l’oiseau
Voulant s’opposer
Au cours du ruisseau.

Je ne vois pas l’oiseau
Qui ne puisse trouver
Son nid dans la foret.

*

Je ne vois pas l’oiseau
En train de recracher
Un morceau de lombric.

*

Je ne vois pas l’oiseau
Refusant de chanter
Pour ne pas
Déranger la haie.

*

Je ne vois pas l’oiseau
Chercher l’aventure
Pour se désennuyer.

*

Je ne vois pas l’oiseau
En vouloir au chêne
De perdre ses feuilles.

*

Je ne vois pas l’oiseau
Qui ne sache alterner
Le silence et le chant.

Je ne vois pas l’oiseau
Pour qui le jour, la nuit
Seraient la même chose.

Je ne vois pas l’oiseau
Qui ne rythmerait pas
L’avancée du soir.

Je ne vois pas l’oiseau
Que ça fatiguerait

D’assister chaque soir
Au baiser du soleil.

Je ne vois pas l’oiseau
En appeler au ciel
De s’être ensanglanté.

Je ne vois pas l’oiseau
Qui s’acharnerait À griffer la nuit.

Je ne vois pas l’oiseau
Désirant se fracasser
Contre un mur de nuit.

Je ne vois pas l’oiseau
Qui jouerait au nuage,

Mais je vois le nuage
Qui jouerait à l’oiseau.

Je ne vois pas l’oiseau

Faire sa cour à la rose,

Mais je les vois tous deux
Faire ensemble la cour
Au soleil qui s’ébroue.

*

Je ne vois pas l’oiseau
Et je ne l’entends pas
Frôler l’éternité.

 

Eugène Guillevic

 

 

il me porte ce bonheur d’aimer, c’est vraiment la seule chose qui puisse dans ses péripéties rester l’espoir à l’état pur. Tant de promesses sont faites à tous les propos que le bonheur avance. L’idéal plus bafoué que le reste, partout c’est exercice du pouvoir. Le menteur qui gouverne le pays en étant le principal orchestrateur. Son amour c’est de nous qu’il dépend au premier-chef. Alors ?

 

Niala-Loisobleu – 19/03/19

DANS CET ARBRE


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DANS CET ARBRE

Descends et dors dans cet arbre, dans cet arbre.
Repousse la terre dans cet arbre, dans cet arbre.
Ecope la terre dans cet arbre, dans cet arbre.
Désinvente le noir dans cet arbre, dans cet arbre.
Reconstruis des jambes dans cet arbre, dans cet arbre.
Décline les poussières dans cet arbre, dans cet arbre.
Coupe la lumière dans cet arbre, dans cet arbre.
Emplis les orbites dans cet arbre, dans cet arbre.
Ecris, écris toi vivante dans cet arbre.

Jacques Roubaud

Dans de laids arguments qui prennent l’eau le roi dément

il déclare avoir compris la misère de certains de ses sujets

faut-il entendre par là que ce qu’il dit est plus que misérable ?

Oui, vu comme son spectacle fut minable…

 

Niala-Loisobleu – 11/12/18

 

LA BOÎTE A L’ÊTRE 45


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LA BOÎTE A L’ÊTRE 45

MON JARDIN D’ECRITURE 1

Perdu dans un fourbi hétéroclite parfaitement ordonné, où des ficelles, des bouts de bois, quelques morceaux de craie de plusieurs couleurs adaptables aux saisons des humeurs humanoïdes de prétendus êtres de chair, le plus souvent particulièrement chers, j’existe plutôt bien que mal au coeur d’un univers recréé pour sortir de l’ornière du Monde.

Humaniste dans l’âme, j’ai commencé de bonne heure à militer pour un monde meilleur. La politique , c’est par là qu’on fait ses premières armes, m’a retenu un furieux moment, avant de me faire toucher du doigt son sens unilatéral d’ambition de pouvoir. Et puis il y a eu tous les chemins par lesquels on s’élève, enfin c’est plus souvent ce que l’on en dit, que ce qu’y en découle. La tromperie est omniprésente. Elle vit en tout. Dans l’intention, l’exécution, le déroulement de chaque acte mis en scène.Elle doit sa réussite à l’espoir permanent qui règle le rythme de la vie. Qu’importe la situation, anodine ou très grave, légère ou lourde de conséquences, rocambolesque ment hasardeuse ou stratégique ment organisée, sans effet ou cruelle,individuelle ou enjôleuse de régiment, utile ou absurde, moche ou prétendument jolie, de confession marquée ou d’athéisme déclaré, le fabulateur a toujours sa place pour lancer l’imposture à la une.

Bonjour les dégâts, tout le monde en parle, personne ne fait en sorte de ne pas en être. Le mensonge a le plus souvent la tête de l’espoir.

Dramatique.

Ours patenté, j’ai choisi mon espace illimité dans mon ailleurs.

Je vis qu’en mon Jardin, ignorant tous les mirages vantés par les boutiques de mode. Non asocial, mais absolument pas clubiste de cette société qui pratique la lâcheté à tous les étages en hurlant au charron après elle. Quelle déchéance que cette option de l’abus en tout genre.

Je t’aime pour te tromper, voilà le programme.

J’écris la vie d’un pinceau plongé dans l’encrier des amarres rompues.

J’suis un vieux clochard vivant de ponts toujours ouverts, voilà ce que j’aurais été avant de partir sous un arc-en-ciel, qui n’aura fait que me prêter son landau garni de tous les biens spirituels, et d’un fabuleux trésor d’amour :le sésame donnant accès à l’entrée à ce jardin.

Des odeurs indéfinissables provenant d’assemblages de spartiates et de godillots, un soupçon d’espadrilles, et du râpé de plantes de pieds, en composent l’étrange attraction nasale qui saisit dès l’entrée. Le tout mêlé à des vapeurs de transpirations diverses, que les chevauchées à cru dans les immensités de la déraison, ont marqué d’indélébiles envoûtements.

Qu’il s’agisse de minéral ou de végétal, rien de ce que vous connaissez n’existe ici. Et c’est tout pareil pour l’animal. Une fourmi dans mon coin n’est pas pingre, elle partage le tour de champ avec la cigale.

Si les arbres causent ce n’est pas pour échanger des mots affligeants au bord d’un chemin de commentaires creux, ou pour s’inscrire à un quiz débile où l’animateur à un souffleur dans les oreilles pour avoir la réponse à toutes les questions.

L’eau se lave plusieurs fois par jour, la mer regardant les dents de ses petits rus qu’elle veut nacrées, pour y mettre son corail. Evidemment il faut un potager, l’esprit a besoin de se nourrir. Alors à côté des carrés de poésie, quelques plates-bandes de musique, sourient aux raves de sel de ris pas râpés Que de fruits pulpeux pendent à la poitrine des cabanes. Les oiseaux déplacent les graines avec l’aide du vent. La complicité étant de mise, chaque partie, même la plus infime, en est vêtue.

C’est ainsi que ce jardin cultive le rêve sans le moindre égard pour l’obsession qui s’acharne, au dehors, à développer ses mauvaises herbes. Entre deux pans damassés, le tant est maintenu ouvert par une embrasse. Fenêtre sur l’infini, le soleil entre la lune au bras. Les étoiles sont amphibies, elles voyagent d’un continent de ciel à une voûte souterraine sur le réseau des vibrations. Verticalement dressée la pyramide de l’amour monte dans le cosmos. Le tôt t’aime ouvre ses yeux vers tous les possibles, ses lèvres envoient leurs baisers en continu.

Le peintre et l’oiseau sont au lit du long fleuve de la vie. En paix ils naviguent. Des cathédrales en proue.

Dans le rien qui s’attache aux promesses, je perçois mieux certaines choses, Tout change autour de moi, je reste attaché à mes valeurs profondes. La vie se fait son film, en épisodes continus, les acteurs s’enfonçant petit à petit dans leur propre comédie. Jusqu’à ne plus s’apercevoir qu’ils ne trompent que leur égo à force de se mordre la queue, dans des enchaînements de projets n’aboutissant à rien, sinon à en trouver un prochain..

Le mal de vivre repose sur l’incapacité à changer de cesser de tricher avec soi-même . C’est un vaste jeu de dupes, où l’infidélité se prépare à toutes les sauces du plat du jour. Se plaindre de son sort en en étant le seul artisan voilà tout le secret de l’histoire des bides.

Demain change tout, me disait encore des années dernières, avant-hier, et hier, une victime de cette société d’aujourd’hui…et avec l’appui du bond dieu…ma foi, tant qu’on y est pourquoi se limiter à un crédo pur et sans tâche.

C’est quand deux mains disait le zèbre dans le canot de sauvetage perdu au milieu du naufrage (L’odyssée de Py) ?

Niala-Loisobleu – 23 Janvier 2013

 

Ayant vertement protesté et combattu l’élection du roi qui nous gouverne au moment où il s’est mis en avant, ce soir, je ne peux que ressortir cet article eu égard à la peur qui m’étreint à la pensée de ce que va être demain durant la manifestation des Gilets-Jaunes auxquels se mêleront des parasites dangereux.

Un massacre fratricide où l’échec d’une revendication noble on ne peut plus juste., où peut-être les deux à la fois ?

Qu’on puisse rester indifférent ou hostile au nom d’intérêts de tous ordres est  pour ma part indécent, mais qu’on dise ou fasse n’importe quoi à l’égard du mouvement des Gilets-Jaunes me paraît indigne. L’Homme a ce qu’il mérite, il est libre de sa pensée, mais qu’il se taise sans mettre son égocentrisme en avant, montrant ainsi le mérite de son choix.

Niala-Loisobleu – 7 Décembre 2018

QUAND LA DOSE DEPASSE LA MESURETTE


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QUAND LA DOSE DEPASSE

LA MESURETTE

Autour de la fraîcheur que la nuit a étalé dans des déplacements humides, les plis d’un tango révolté parvenus à se tenir au sec traversent la rue.Il ne reste que les pavés pour luire en dehors de toute frime, un coup d’oeil suffit à faire comprendre qu’ils se tiennent prêts. Tant de semelles à la corde usée les ont poli, un coup de travers, deux coups à l’endroit, que leur empeigne fait la gueule aux mesurettes proposées.. En léchant les décollages d’affiches, la désinformation que le vent crache tente de tout faire tomber. Pareil que quand l’envie de foutre le camp ailleurs, fait gémir les chiens au bas du porte-manteau du couloir qui conduit au dehors. La cendre froide d’une série de ronds de fumée ronfle de tout son relent de macadam éteint. Plus personne ne vient, l’heure est au vide des bennes à ordures qui affament  le sommeil à coups de freins. J’ai jeté les entrées fourbes  mises en proposition qu’un instinct primaire montre sous sa vraie nature. Six mois de répit en se servant du côté rapace  de tout commerçant et de la naissance du drone de vierge illuminée de guirlandes, champagne, foie-gras et autres victuailles, garde-tout pour les dindes Monseigneur ou alors réponds..Poussée par les rafales d’un mépris total on se dégrise en salle.   Oui , il nous  faut la réponse à la question posée et pas glorifier l’intérêt du nanti, l’insensibilité, l’absence d’odorat , l’aveuglement et l’errance.

Mais ses plis aux yeux du bandonéon, ne seraient-ce pas les sillons des larmes venus de cette poignée d’êtres qui ont senti le sol foutre le camp ?

SI tout à coup nous nous montrions libres de voler  oiseaux. Un immense silence en eux.

Tiens, vois, la boule du plafond qui jette des lumières, ça lézarde et fissure le blindage !

La vie est mon amour, mon amour est ailes. J’habite un visage dont le corps est un village de petites maisons pressées l’une contre l’autre. Des fruits d’un autre parfum, qui pulpent sa langue verger en rendant le fruit charnu d’un rond arc-en-ciel. Au cou des reflets venus du ciel se baignent dans un lac de dents. Comme si j’avais eu besoin de devenir un rebut interdit de ses épaules tous mes doigts en saut de l’ange accompagnant ses seins d’où tombent les peurs. Elle est bleu profond, d’une eau au cristal allumant des violons tziganes, débarrassant l’étable où les soues du cochon de pouvoir s’offre toute l’indécence des privilèges…

Niala-Loisobleu – 05/12/18

MA PRIERE DU SEOIR


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MA PRIERE DU SEOIR

Les côtes en long d’un bourge jonc

Qui est las siou plaid

L’an l’erre d’une musique triste

Châteaux du bord de laid

Je moule à frite et gerbe

Ente l’oeil et le fossile

L’eau rage

Sors tes tonnes eaux

Lâche-nous la grappe des précieux ridicules

Jupiter

Tu m’gonfles les pampres

Ave les bennes à la

C’est l’nez an tes comptes de faits

L’igue du cul

L’aven de coq hue

Le pré si pisse

Que l’hure in sort la corne du lit

Un foudre de guère

C’est rien que c’que t’es

Chais Gay Va Ras

L’igni dans l’merlot t’trouble le chardon net

T’es tout moût

Redresse tes pics hé

Taille la route du rhume sans vague saint

A la godille

A la voile

Au moteur

Pousse des deux ceps de vie

Seins et millions

Beaune atout fer

Chinon va pas chez St-Amour

Graves buse est

Ris sling et fit selle

Strate minerve

Ton corps bière fun et raille

L’Rhône te Saône et Loire Chablis sans rompre

Danse avec les loups

Chante Garou

J’te sulfate à t’reverdir le noir

Rosé fine va t’faire dense et coquine

Taste-moi plus les couilles en manchot

J’suis saxe au faune

J’ai des sabots aux orteils

Dieu n’existe pas

A la tienne

P’t’êtes qu’on verra venir la sainte verge

Amène

Niala-Loisobleu – 15/09/18

COMEDIE D’AMOUR


COMEDIE D’AMOUR

 

Ce soir je regarde la farce du monde et la signification du vivre

le mensonge du je vous aime

les plus grands sont ceux qui ont laissé le témoignage du vivant de souffrances

rien ne reste des marchands de promesses

qu’ils aient  été au plus haut rang

Président, idéologue…pauvres intrigants…comédie Macron…

 

Merci encore Frida et Diégo

ce soir

je vous ai en fresque pour combattre le mauvais sort de ce matin.

 

Niala-Loisobleu – 4 Mai 2018