COMME UNE FATIGUE


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COMME UNE FATIGUE

 

Les états d’âmes des chefs d’états, ce soir pour moi c’est trop, l’insipide des likes en simultané avec la publication, la drague obscène, c’est pousser le bouchon trop loin ça m’écarte de la seule vérité qui m’importe. L’envie de sortir de ce néant est forte..

N-L – 13/11/18

 

A PERTE DE VIE UN HOMME DE POÉSIE

Enrique, de mon village de 1989 je te revois, je nous revois au crépuscule, – dans nos pas d’orphelins de la révolution ; notre utopie à la voile n’a pas eu lieu, malgré le
courage quotidien, le talent et la beauté du monde qui étaient toutefois au rendez-vous cubain.

Enrique tu es rentré au foyer natal tout à la poésie au milieu des ténèbres, tout à ton métier de poète lyrique : le
Chili secret tisse et métisse sans fin dans le malheur sa nouvelle toile à rêver.
Jusqu’au bout des jours tu auras écrit au bord d’un abîme sans fond tu auras bâti la maison de la poésie dans un bois qui refuse de donner du feu aux incendiaires.

Soudain jeté un soir à la rue de ta mon tu avances avec un sourire de confiance, tu n’as pas manqué un seul matin de cet unique mois de juin de la vie : l’auto de rêve
qu’une jeune fille pilote avec joie et prudence ; ton œuvre est aussi une jeune fille inconsolable au bord de la mer caraïbe, ô mon frère ! mon doux dompteur des larmes de
la poésie !

persuade-moi encore que j’ai eu raison de suspendre mes poèmes et mes minuits aux seins prophétiques des femmes : et qu’il en tombera un jour des livres

qui ouvrent toutes les portes ; qu’il y aura un printemps qui prête ses ailes à toutes les saudade*.

O mon ami penché tout au fond de sa cage à la fenêtre en flammes du rêve cubain, ta poésie d’adolescent vaincu a droit à la première marche éclairée
de la beauté où elle tient les mains et les yeux ouverts pour accueillir avec joie ta chienne de vie qui reviendra chaude encore de sa course désespérée dans l’obscur
chemin des hommes

 

René Depestre

 

IMPASSE DES PROFONDEURS


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IMPASSE DES PROFONDEURS

 

L’impasse des profondeurs à peine à quelques pas du musée, reçoit tant de visiteurs que ça refoule sur la périphérie. De l’embouteillage à la chaîne,  pour regarder chacun note le détail qu’il a chopé entre les oreilles du guide et l’épaule du copain de devant. La file au cheveux longs s’habille comme comme une marque sur son tapis roulant. Pas n’importe laquelle, une qui fait ruée vers l’hors. Dans le car c’eut été fastoche qu’ils montent les vidéos à bord. Rouler pour rouler au moins on perd pas de temps à visiter. On est assis. et en même temps on peut dormir. J’ai vu Paris dira un qui élu, j’ai reconnu la tour Eiffel en traversant le Bois de Boulogne. Haut-lieu de la formation accélérée à l’amour vite-fait, ils l’ont nommée Jardin d’Acclimatation. Un bain de joue rance. Le zoo humain vu de près ça donne des idées de voyage.

Le soleil s’est tapé dans une ambulance, on masse le choeur d’une scène de Schiele dans une vision crue du monde de Basquiat. Voilà la proximité avec la vraie vie établie. Les ors de Klimt donneront un air de prospérité à ce qui fait la réalité.

Deux artistes dont la célébrité n’est plus à faire, voilà le plus sûr moyen de se mettre du blé dans le grenier, plutôt qu’en dépenser pour apporter des moyens à ceux qui en crèvent. On se sert de la pauvreté de leur temps de vie pour se remplir les poches. Le système redoute tout de la culture, le principe de précaution emploie la bonne méthode pour limer les dents

Maintenant la mode est à l’accouplement artistique pour faire sensation, plus on est moins on voit, mais plus ça rapporte de fric. Le carburant de l’art c’est devenu le prix de l’entrée.

Niala-Loisobleu – 5 Novembre 2018

MA FOUGUE DE VIVRE, JE TE LA DOIS


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MA FOUGUE DE VIVRE, JE TE LA DOIS

Radieuse comme soleil, à donner frissons la chaleur de tes -je t-aime,
Qu’importe ce que tu m’ écriras mon bel ange à l’endroit ou à l’envers,
La grâce de tes yeux, jolies perles au si doux feu vaut mille poèmes
Tes douces lèvres, ton parfum suave m’ écriront les plus beaux vers.

Convaincue bella Graziella qu ‘il y a mille et une façons d’écrire,
Ma tendresse, autant de manières d’exprimer ses idées ou ses rêves.
La poétesse avec sa plume, toi le plus fou, le plus beau des sourires.
Souvenir de trésors exhibés, art inné d’amoureuse au corps d’Eve.

Graziella mon cœur ne vit que pour toi, le tien mon printemps éternel.
Je ne dors plus sans toi,nos étreintes chaudes,nos douces caresses
Ma fougue de vivre ce bel amour, de toutes les fleurs la plus belle,
Je te les dois .Dans mes bras bercée, tu revivras ta sublime ivresse.

Sadek Belhamissi

ENTRONS-NOUS


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ENTRONS-NOUS

 

L’endormi  en descendant du lit s’est appuyé de tout son poids à la rampe pour atteindre la cuisine. La nuit y est encore étendue de toute sa fraîcheur, le chien de fusil du lit rentre en pensée à la niche.

Pourtant il y a cette présence qui se passe d’allumer,

la lune est dans l’oeil de la porte du jardin.

Un instant laisser la main sur le dossier de la chaise, ça tape côté gauche de la poitrine, comme si il n’y avait qu’à se laisser aller contre.

Bonjour.

La route est ouverte

Tu vois à part les oiseaux qui nous suivent nous resterons sur la ligne d’horizon cherché…Entrons-nous.

 

Niala-Loisobleu – 17/09/18