LE HAUT DU BAS


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LE HAUT DU BAS

 

Pente savonnée

un jour et l’autre planche à laver

Munch

ou le cri qui grimpe

la maison-refuge est toujours au sommet

elle est bleue la colline

comme tes mauvais-sangs sortis de la machine

les hardes au traitement des déchets

 

Niala-Loisobleu – 28 Août 2020

ECORCE DU POEME


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ECORCE DU POEME

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Écorce du poème à naître
Le galop d’un cheval nombreux,
Les formes du jour à ta fenêtre
Rageusement foudroie le bleu
De ta robe corps de lettres
Parfumées au ciel de tes yeux
Fiévreusement rougeoie la pierre
Fendue comme par un feu violent
Sur les murs de ma prison de lierre
Déploie comme par un cri dolent
Sur le vélin diapré du soleil
Choit le rêve sans fin des vacances
Au cœur qui vibre, la cordelette
De ta robe sur l’escarpolette.

Extrait de:

Résilences

Gilbert Pommier

A L’IMAGE DE SON CRI


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A L’IMAGE DE SON CRI

 

L’oeil en voix

ce cri me traverse sans avoir vieilli

réanimé m’aime

par un peint saut

Les cinq versions symphoniques  maintiennent la crise existentielle

au Cercle Polaire en voie de disparaître

Chalom

Sale homme

nitrate en baie des routes

Je me masque pileusement au centre de cet estuaire hurlant par lequel je traverse à cheval Graal à la rencontre de Guenièvre.

 

Niala-Loisobleu – 17 Août 2020

DES BAINS D’OUCHE


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DES BAINS D’OUCHE

Edvard ne me poursuit pas

j’ai tout son Cri

comme un axiome

La leçon de Conduite en traverse du chemin quotidien

Elles nagent

toutes brunes d’écailles

et roses à l’ouïe

à l’écoute de cette caresse aquatique

Puis à l’ouche

terre de choix où tout peut se cultiver

le nerf végétal

en verger, espaliers , sein et matrice de vie

Niala-Loisobleu – 4 Février 2020

LA  POESIE DE BARBARA AUZOU


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LA  POESIE DE BARBARA AUZOU

Edvard Munch pousse son Cri

avec fracas

ses baigneuses calment le désarroi de Chaïm Soutine

causé par la faim

Son Arbre perfore l’intestin grêle d’une nature chiche

quand la nuit bouscule ses billes à finir par tilt

Le matin

Tes lèvres marque-page

l’antre parenthèse

le tout en page de garde

t’attable en matières délectables

Mon orange

mon muscle figue

mes olives

le désert oasise un tapis d’ô riant

je t’aime au-delà du chemin de ma flèche…

Niala-Loisobleu –

3 Février 2020