Dialogue qui sourd


 Dialogue qui sourd

Des rideaux crochetés détachent sur la rue, certaines pensées de leurs ongles. La croisée dégage de sa gueule de loup  d’un tour de crémone. Tape les volets à la poitrine de la façade, qu’un lierre Reverdy dans un matin trop pâle. L’annuaire qui fait alliance ne peut en dire autant, tenu au silence qu’il est. Pendant qu’à la boîte l’enveloppe close entre anonyme. Passé le seuil. Escalader les étages pour pallier à l’absence avant que les plantes vertes donnent des signes de dépérissement. Lune d’aile devrait fleurir. Le bois qui grince c’est bon signe, il mord la charpente pour tenir l’abri hors-gel. Une baie sauvage sur la côte aux naturistes, ce sont tes seins qui courent dans l’écume des jours. En voilà un qui m’est jeunesse, sacré Boris. J’avais une copine, qui faisait pharmacie qui le lisait avec un godemiché pour rester éveillée dans le monde des substances interdites. Son crachat sain, n’avait pas de parenté avec le bacille de Kock. Celui qui a inspiré le camélia. Fleur de poitrinaire. On passe à côté de trop de choses en s’en tenant aux normes Véritas. Elles ne sont construites que pour la protection des compagnies d’assurances. Le canif lui, vous libère de la corde. J’ai connu des gens de foi plus indignes que des galériens mis au ban public. Alors entre poser son cul à la feuillée et faire la moue sur la tinette, dégazer dans sa nature c’est donner la parole à sa tripe. Echanger, dire, pour faire, comme je peins du feu de Bleu, quel bon heur de vivre au grand air !

Niala-Loisobleu – 16 Septembre 2017

 

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Le tub – Edgard Degas