LA RUE S’ALLUME


LA RUE S’ALLUME

Voici une chanson très courte (à peine trois couplets) qui est sans doute parmi les chansons les plus connues et aimées du répertoire de la grande chanson française. Pourtant, on lui a souvent attribué la mauvais titre.

La chanson ne s’intitule pas  « L’odeur des roses… ».Cora Vaucaire s’amuse d’ailleurs à le souligner lorsqu’elle fait la présentation de la chanson. La chanson tient son véritable titre des premiers mots de la  chanson: « Au dehors, LA RUE S’ALLUME… »

« La rue s’allume » est une chanson écrite au milieu des années 50 et qui est devenue, au fil des ans, un véritable classique de la chanson à texte. Les paroles de la chanson ont été écrite, en 1955 par l’acteur, metteur en scène et compositeur français, Louis Ducreux à qui on doit plusieurs très beaux textes de chansons. La musique de la chanson été composéee par l’arrangeur musical français, André Popp.

Plusieurs grandes interprètes ont, tour à tour, chanté « La rue s’allume », dont Michèle Arnaud qui, je crois, a créé la chanson. La grande Cora Vaucaire chantera magnifiquement La rue s’allume ». Et au Québec, c’est surtout Pauline Julien qui fera connaître la chanson.

Une chanson fétiche
Je vous propose d’entendre ci-dessous deux versions de cette extraordinaire chanson. Vous entendrez tour d’abord, Pauline Julien interpréter « La rue s’allume », avec la vigueur qu’on lui connaît.

Ensuite, j’ai choisi l’interprète qu’on associe le plus spontanément à cette chanson fétiche, soit la regrettée Cora Vaucaire qui n’était presque jamais capable de faire un tour de chant sans se faire demander cette admirable chanson.

 

La rue s’allume
Paroles de Louis Ducreux et et musique de André Popp

Au dehors la rue s’allume
Jaune, orange ou canari,
Une cigarette fume
Près du lit où je lis…
Et moi ce soir ne puis-je supporter
L’odeur des roses ? …

La pluie mouille le bitume,
Son auto s’enfuit sans bruit,
Et la chambre se parfume
D’un espoir évanoui…
Pourquoi, ce soir, ne puis-je supporter
L’odeur des roses…

Il avait un beau costume,
Couleur d’un soir de Paris,
Bleu ou gris, couleur de brume,
Imprécis comme lui,
C’est lui pourtant qui m’avait apporté
Ces quelques roses
Que je ne peux supporter.

SOURCE: J’ai la mémoire qui chante