DES NYMPHES ET AHHHHHHHHHH…


DES NYMPHES ET AHHHHHHHHHH…

Tour autour du vide ces choses qui m’est fleur

font de Claude

être tas

plein la boîte à l’être

time is Monet

pont japonais du cerisier

celui que tu connais

Que le vide qui vient en prodigieux haïkus

l’estran se l’avale outre mer

Ici gît vers qui nie la vie

Giverny lui vit

comme tes nymphes

au coeur du jardin d’eau du Clos Normand…

Niala-Loisobleu – 14 Septembre 2021

EN TRAIN QUI ROULE


EN TRAIN QUI ROULE

Départ de St-Lazare

impression bord de scène

Monet Monet

l’entrain roule vers la Normandie

que des paumes

et la mer repoussant les falaises sur roulement de galets

Par la portière du couloir la joue goûte au pressoir

les premières chaumes sortiront du tunnel

Laitières sous les arbres

l’oiseau sur la crinière du cheval en gravure sur bois.

Niala-Loisobleu – 11 Décembre 2020

QUE D’EAU CLAIRE


pierre-bonnard-musee-orsay-barque

QUE D’EAU CLAIRE

Quand tu portes l’odeur du pré où je vois le cheval qui nous fait signe je me retrouve assis sur le trottoir le caniveau sous les jambes. Les années n’en ont rien salies, il y a le fonds venu se mettre en soi à jamais. L’éternité a de ça pour paramètres.

La mer part de St-Lazare

pour Monet via les coquelicots en maisons marguerites jouant le long de la voie

Les planches du sol mènent les vaches d’une rive à l’autre

avant que les enfants vieillissent on les sèvre de laid

le nom de lieu est sans et la date n’ont aucune importance

on se fout du gagnant de la bataille puis qu’on a rien à perdre de regarder l’autre sens des choses comme par exemple Nous

Imagines je soulève le barbelé tu passes la clôture, des abeilles se posent sur ta robe à fleurs, on est de l’autre côté des alouettes, la révision de l’automobile attendra, on s’ra pas là à ras conter….à cheval !

Niala-Loisobleu – – 12 Juin 2019

B ALTITUDE 1


B ALTITUDE 1

 

Encore dans les plis de ma carence informatique le résultat s’est une fois de plus montré contraire à l’attente. Pourtant mon chemin se voulait plus rapproché.

J’ai l’impression qu’une vitre me sépare de ce que je lis. Arrêter le flot du temps moderne avec un melon et une petite moustache poussés à l’aide de la canne ?

J’aime ton allée de pommiers côte en teint. Un gosse cher de chair s’y balade cendres au vent. Et à peine s’éloigne-t-on d’un pré des vaches qu’on est déjà à courir sur le cheval. Jument verte qui borde la craie des falaises, ça me donne l’impression de Monet posant un grand nénuphar sur le Mont.

Comme tu t’appelles Barbara ça chante et cluse.

Une histoire de fou que je suis qui de la Cité voit Rouen se cathédraliser en peinture. Sans la Jeanne que je ne bouge pas de Brest pour l’Ecole Navale. C’est vrai que je tiens plus mordicus à ce que la vie m’a appris, qu’à ce que je comprendrais jamais de l’informatique…

N-L – 09/01/19

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