POR UNA CABEZA


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POR UNA CABEZA

Glisse la durée des heures, j’ai mis Carlos Gardel dans la musique de l’ascenseur pour que le chevalet monte les étages. Le chien aurait senti que tu planterais des tomates qu’il n’aurait pas montré plus d’entrain à ton levé. Pour la sauce les nouilles attendront que l’eau bouille alors on les mangera dehors sur le bleu de la ronde. Corps à corps avec du gruyère, la boule accrochée dans le ciel pour refléter tes reins quand tu les arques. Tango c’est une de nos expressions taiseuses favorites tant ça laisse la parole au corps.  La musique de tes mots y fume mille et une nuits. Je trouve alors le chemin de la profondeur de tes yeux pour prendre l’air. La tête entre tes seins. Ton cou dans l’oreille. les mains pour les desseins. Le monde est assez loin pour nous laisser le barrio tranquille. On mangerait de la côte à la plancha puisque la danse est d’Argentine, pays où le taureau traverse en troupeaux. La tête se dresse sur le coeur en battant l’aile des tempes. Au bout du crayon elle se penche vers le pinceau, ou au couteau quand tu la joues Carmen. Il est dur à vivre ce monde, mais qu’il est beau avec sa gueule d’amour. Sa nature jardin  riche de saisons amoureuses au lit des eaux douces et salées. L’oiseau sur ton faîte nidifie. Il dira aux enfants de laisser les tambours et leur apprendra à faire des flûtiaux en sureau. En gardant toujours la tête attachée dans la folie sans sortir de l’aimé…

Niala-Loisobleu – 14 Mai 2020