AQUA BON


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AQUA BON

Comme de marbre son sein n’est pas, demandez au chien. Les façades s’embrassent au ras du zinc et de l’ardoise. Entre les cordes à linge et le vent un accord est passé pour rivière et lavoir mais toujours de la brouette à l’étendue des prés. La croupe des chevaux que la queue frange parfois jusqu’à taire, tangue comme chaloupe à dessein un samedi rue de Lappes. La Bastille est pas loin. Trempe ton pinceau au petits pots des pins, où il y a de la gemme il y a du plaisir. Toute odeur des sens me convient surtout quand dans l’atelier tu te poses. J’ai vu rose, de ce brun que l’araire fend. La vigne monte en tanin au pied des chênes cerclée comme une douelle. L’estive de saison ouvre les draps de la chambre, l’andouillette où la gambas à la plancha, du Tavel au bout de la ficelle trempant dans le courant de la rivière et du tambourin pour le pouls quand les valses viennent. Ne cherche plus l’escalier nous voici arrivés presque en haut. J’ai rentré le vélo en travers du bruit des voitures.

Niala-Loisobleu – 1er Août 2019

SORTIE DU FOUR


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SORTIE DU FOUR

 

L’odeur de l’eau reste la scène qui transporte les plus rares pouvoirs. La lumière est telle que les cadenas de certain  pont sont à mes yeux ces noyés du cheveu dans la soupe. Aux bains sauvages même les serpents qui s’enroulent dans les jambes ne m’ont jamais mordu. A côté de l’huile d’un bateau de plaisance, l’ombre d’un saule qui trempe ses cheveux n’a pas le visage de Narcisse. Au tant des écrevisses le saut d’une grenouille au nénuphar Claude dans sa Monnet. C’est gratuit, d’un cher qui n’est qu’émotion. Le petit moulin de l’enfant, reste à l’endroit clair, sa transparence jointe comme deux corps en un seul. Canoë et bords de Marne, la Seine au Pont-Royal les seins dans les Tuileries. Un remorqueur tire le fleuve à la mer, Rouen action, Hâvre Normandie.

Niala-Loisobleu – 25/07/19