Chanson pour Bernard: Dominique Dimey


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Chanson pour Bernard

 

(Refrain)
Dis, où est-il ce grand chemin
Qui mène à toi ?
Tu as filé trop vite
Je ne retrouve plus La trace de tes pas
Tu es parti là-bas
Depuis que tu es parti là-bas
Je ne comprends pas, j’ai toujours froid
Si mes yeux sont devenus moins bleus
Tu as dû en emporter un peu !
Tu m’avais dit, il y a dix ans
« T’inquiète pas, j’en ai pas pour longtemps,
Après on partira tous les deux
Voir Syracuse, on s’ra heureux »
(au Refrain)
Aux amis, j’ai parlé du voyage
Dont tu rêvais depuis ton jeune âge
J’ai si peur qu’ils me posent des questions
Si jamais ton retour devient long,
Pourrais-tu m’envoyer une photo
Avec un paysage, des oiseaux ?
N’oublie pas de me glisser un mot
Juste une phrase qui me tienne chaud
(au Refrain)
Sans toi, y a plus de feu d’artifice
Tous nos instants de folie complice
Ma vie est froide comme la faïence
Des grandes mosquées bleues de Byzance
Si demain tu dévoiles ton secret,
De ton chemin donne-moi la clé,
Je veux enjamber la terre entière
Aller te rejoindre, toi, mon père !

©Paroles Dominique Dimey / Chanson dédiée à son père Bernard Dimey / Musique Pierre Bluteau

Pis…raté, ou comment pas ce gâcher le mot râle


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Pis…raté, ou comment pas se gâcher le mot râle

L’histoire de moi que je viens raconter là est d’un autre. Je vous l’assure et sans aucun doute mieux que les avantages inexistants du prêt que l’arnaqueur proposait après avoir piraté mon compte sur Fesses de Bouc. Un incident bien ordinaire sur c’t’endroit où traîne le pire en gences.

Mais voilà, au monde du jour d’aujourd’hui comme le franchouillard aime à dire, il a de la culture le bougre, c’est d’un banal à mourir. As-t’on besoin de plus de pauvreté, de moins d’honnêteté, d’encore plus affligeant ? S’il-te-plait Bouffi lâche-moi les basses quêtes. On a besoin de rien. En la matière on est en surconsommation. Notre représentation présidentielle est l’exemple du mieux placé. Y a pas photo, t’écoutes Valls et tu denses plus jamais qu’en le roi faits néant apparaît.

Je veux vivre en aimant en corps ça.

Il pleut sur la mer

Il pleut sur la mer et ça sert à rien
Qu’à noyer debout le gardien du phare
Le phare, y a beau temps qu’il a plus d’gardien
Tout est électrique, il peut bien pleuvoir
Aujourd’hui dimanche
Sur la Manche

Il pleut sur la mer, c’est bien inutile
Ca mouille la pluie, c’est du temps perdu
Les mouettes s’ennuient, blotties sous les tuiles
Il tombe des cordes et l’eau s’est pendue
Aux plus hautes branches
De la Manche

Il pleut sur la mer et ça sert à rien
A rien et à rien, mais quoi sert à quoi ?
Les cieux, c’est leur droit d’avoir du chagrin
Des nuages indiens vident leur carquois
C’est l’été comanche
Sur la Manche

Il pleut sur la mer, l’eau, quelle imbécile !
A croire que la mer se pisse dessus
Saborde ses ports, ses cargos, ses îles
T’as l’air d’un moineau sous mon pardessus
D’une corneille blanche
Sur la Manche

Il pleut sur la mer et ça nous ressemble
De l’eau dans de l’eau, c’est nous tout crachés
Et nos yeux fondus au cœur de septembre
Regardent rouler des larmes gâchées
Curieuse avalanche
Sur la Manche

Il pleut sur la mer, c’est con comme la pluie
Peut-être c’est nous qui sommes à l’envers
L’amour a des nœuds plein sa mise en plis
Ca nous fait marrer, il pleut sur la mer
Aujourd’hui dimanche
Sur la Manche

Allain Leprest

Celui-là  d’Allain, il fait l’exception, pareil à Dimey, des êtres d’une telle grandeur d’âme qu’ils ont allés se sublimer au moyen de leur propre destruction. Se foutant en l’air à s’ouvrir à vif jusqu’au sang  que moi j’en hurle autant mais en vivant. Malgré le mal que trop se donnent pour tout démolir. Qu’ils soient foncièrement méchants, simplement maladroits dans leurs propos comme dans leurs actes, sots à bouffer de la bougie, ça change rien à la démolition. On construit la ruine. Vivant au contraire sur le mode létal. J’ai reçu la cathédrale en humanité, j’vais pas renier ma truelle pour me faire mauvais compagnon parce que c’est in d’être que dérision…pôvre de nous.

Quelque soit l’à venir, mains tenant j’lâcherais rien de mon « Je t’aime », j’tiendrais parole d’homme sans cracher ailleurs que sur vos tombes félonnes

Niala-Loisobleu – 11/05/16