QUAND BARBARA ECLUSE


QUAND BARBARA ECLUSE

L’ô remonte la musique foetus mise au ventre

les arceaux de la rue couverte en protégeant la voix du relâchement des cordes abritent le pouls du chien qui garde le cri du loup

Elle ne voulut pas de Pantin ficelé pour dire Sa plus belle histoire d’amour

Quand Barbara écluse

J’ai tout ce bleu de ma Dame-Brune qui renfloue la Scène

Niala-Loisobleu – 11 Mars 2021

WIEN


Que de de raisons de pleurer cette merveille prémonitoire me donne

A Marguerite te voilà jointe à Jeanne

Quand j’y suis allé la première fois dans les années 50, Vienne était encore occupée par les Alliés, la grande-roue au Prater me tourna en zone russe alors interdite

Oui cette chanson est un des signes les plus anciens qui explique…

Niala-Loisobleu – 5 Janvier 2021

Wien

5 JANVIER 2021tags: BarbaraVienne (Autriche)Vienne (chanson)Wien (Österreich)

Affiches à Vienne (Autriche), 24 avril 2014
Affiches à Vienne (Autriche), 24 avril 2014

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Aller à Vienne, plus possible. De Shanghai à Bangkok sur une coque de noix, encore moins. À Nantes oui, peut-être — et encore. Il y faut une raison impérieuse.

Quelque chose s’est abattu sur nous. C’est tout.

………

Barbara (1930-1997) • Vienne. Barbara, paroles ; Barbara & Roland Romanelli, musique.
Barbara, chant, piano.
Extrait de l’émission de télévision Le grand échiquier. Jacques Chancel, producteur ; André Flédérick, réalisateur. Première diffusion : mercredi 9 mai 1973. Production : France, ORTF (Office de radiodiffusion-télévision française), 1973.

………

CLAIR-OBSCUR


CLAIR-OBSCUR

Cette musique qui fond du seoir

coule en s’éloignant du passage obscur

tout en remplissant le vers sur la table

tandis que passent leurs mouvements de corps

la manche sur le trottoir tourne sa lentille vers le phare

Là à l’angle du boulevard

est l’embarcadère pour la lune

l’accordéon à bord du prochain départ

Niala-Loisobleu – 9 Décembre 2020

LA MUE MARS ET Y’AISE


LA MUE MARS ET Y’AISE

Au cheval broutant la prochaine lame atlantique, le fond de l’arbre déglutit la parure d’une coupe de saison

Prévert est en guérite, assurant la garde, on se passera d’un Rembrandt pour la Ronde de Nuit

L’accordéon ça minaude pas, c’est franco de pores, jupe fendue plus que le nécessaire attendu d’une posture yoga

Juliette tu vas perdre ta crinière, restera l’os, une putain de moelle de dents

Quand pris de quinte j’irai à la Rhumerie ce sera pour répondre à l’appel et venir tremper Quai Malaquais, la fanfare, le Boris et Sartre en succession de Michèle, Castor l’aqueux bien trempé, sans doute à l’Ecluse, Barbara dans la grande équinoxe d’automne

Rue Bonaparte, mon art colle, la mue Mars et y’aise !

Niala-Loisobleu – 11 Octobre 2020

ENTRE LE MUR ET L’AFFICHE


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ENTRE LE MUR ET L’AFFICHE

Le bouquet dans la robe

colle à la peau

Le ragondin remue le fond du marais

une grenouille change enfin de temps

les lentilles vont reprendre couleur

ça mouille

Les mûres affichent la couleur des tâches au menu

Je m’assieds

pour rassembler l’éclat des couleurs que tu m’as découpé

au travers de différentes images remontées de musique au centre de la clairière

j’ai besoin de les lire une à une

le taille-mine à portée pour tirer plus loin la saveur

quand à la gomme je l’ai jeté après qu’elle eut ôté le superficiel des situations douteuses

en incliné « italique » tu es toujours plus lisible dans le couloir qui t’habite

Niala-Loisobleu – 28 Juin

Le Couloir
Dans le couloir,
Il y a des ailes:
L’Aile Sud,
L’Aile Nord,
L’Aile qui va de l’Est en Ouest.
Dans le couloir,
Il y a des anges
Qui se déplient,
Qui se déploient,
Disparaissent derrière des portes,
La 2, la 6 ou la 23.
Dans le couloir
Il y a des anges
En sandales
Et en blouses blanches
Qui portent, accroché
Sur leur coeur,
La douceur de leur prénom.
Dans le couloir,
Il y a des rires,
Des chuchotés
Et des éclats.
Y a des pâleurs,
Y a des urgences.
La chambre 12 qui s’en va.
Dans le couloir,
Y a des appels
Qui s’inscrivent en lampes bleues
Sur un grand tableau de milieu.
Il y a des odeurs,
Y a des lourdeurs de fleurs fanées.
Il est midi.
Y a le bruit des chariots qui grincent
Et les odeurs de ragoût froid.
Il y a des pas.
Il y a des voix
Dans le couloir,
Devant la 12.
Y a des…

FIL ROUGE


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FIL ROUGE

Veinés de la peau des fruits

l’outre en attente

s’humanisa

d’un précédent à Soulages

et me sortit du néant approchant

Quand je vois tes fesses posées sur le tabouret de l’atelier

toute la vigueur de Giacometti m’étreint le coeur

à n’en plus voir qu’un espoir surréaliste

Albert et Maria intemporels.

 

Niala-Loisobleu – 16 Juin 2020

CE QUI TRACE TA VOIX


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CE QUI TRACE TA VOIX

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Ce qui trace ta voix

Dans ton silence désossé
C’est le chant de tant de voix
Qui animent ta bohème
Démultiplication
Avec le carré
De tes nerfs
Qui font la chair
De ton poème

Pendant que dort ton amour
Le clavier des lueurs
Joue dans le jour
Finissant
Comme pour tordre
Sa lumière

Ta vindicte aux étoiles invisibles
T’entraîne à toucher
Le lointain

Le hasard t’aspire

Et tu tends tes désirs
En offrande de veille
A l’innocente grâce
Qui te sourit
Aussitôt
Le soleil éteint

A la flamme de la bougie
Brûle ton long soupir …
Tu redresses ton souffle
Vers l’horizon feutré
Qui immole
Les ombres des humains
Et met à nu l’étranger
Assis sur la corde
De tes songes

Quelques embruns
De regards débordants
Viennent dépoussiérer
Ton propre ciel
Écumant

Et tu bâtis
Comme des insurrections
Aux yeux vifs d’amants
Où se souligne
L’attente
Comme un phare tendre
Qui plonge dans
Leurs paupières

Si la danse des voix
Cueille toutes les langues –
Elle accueille ta chance
D’éprouver l’art
Au pavois
De toutes couleurs

Un soupçon d’hiver
Rentre dans l’étreinte du hasard
Qui embrasse ta scène impromptue …
Tu les retrouve tes lunes
Au milieu des chemins
Où tu lances
Ta plume

Chaude est ta roche d’incertitudes
Où claquent et dansent
Les vagues immiscées
Dans ton cœur …
Elles sont
La pensée qui peuple tes songes
Elles sont cette dame
Qui roule ses pas
Contre tous
Les courants d’amertume

Et la terre – sous ce auvent –
Déploie un grand halo
Autour des désirs
Qui attendent …
Nous relevons même le ciel
Au-dessus des toits …
Nous lui avouons
Nos rêves
Et …
Il se teinte de tous les sourires

Le temps indistinct
En aura oublié son horloge …
Alors – gavé de présence –
Il nous renvoie aux
Feux des solitudes
Qui clament l’innocence
De plaisirs à atteindre
D’où se partagent
Les voix –
Malgré la distance
Qui les sépare –
Comme
En un seul silence
Interrompant le vide
De ta propre
Présence

 Alain Minod