LIAISON


Les sinuosités du climat tournent les pages en désordre

La Lune rosit quelques peupliers restent droits

L’ocarina dans lequel je souffle, ovoïde l’écrasé de ta poitrine que mes doigts palpent. On essaie jamais assez d’aimer

Je crois t’écrire sans commentaire comme tu peins sans consulter le dictionnaire

Spontanéité de la phrase du pouls

En croisant les signes premiers du langage ta diction m’accroche-coeur

Si tu mets ta main à plat dans la mienne c’est pas besoin de chercher le dit amant vers

On se décrypte au signe près sur les feuilles blanches du quotidien…

N-L – 21/01/19

BLOC-NOTES


 

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BLOC-NOTES

Le froid a reculé de lui-m’aime aux bouts de tes seins durcis. Leur douceur sans doute plus remontante qu’une promesse à long terme. Il ne restait plus de place pour glisser un pli entre nous, faut dire que nous n’étions plus couverts que de nos peaux animales. Du coup Jupiter avec sa lettre en restera pour nos frais. L’arbre d’à côté ayant tiré ses frères à lui pour faire un rideau, côté voyeurs le paravent était de nature à les laisser sur leur fin. C’est à ce moment là que tu me parlas d’une odeur de noisette, la lune était-elle rousse ou bien ai-je cru voir le petit écureuil sortir de ton jardin ? Ce qui est certain c’est que ce parfum de mendiante je l’ai au fond des fosses nasales, à en planer. Je revois sans cesse le Mékong couler cette chanson que tu fredonnes en gardant les yeux vers le haut. A la question posée en permanence sur le savoir vivre sans que ça se rapporte à la place du couteau à poisson. la petite-écuyère en pointe sur mon dos parade d’une voix ferme. Vivre c’est un mystère où le seul tableau qui se prétend concret n’existe que dans les images pieuses d’un mi-sel de guère andes. Le Pérou demande du poumon, les aztèques ont cultivé le soleil jusque dans son jardin. T’as la vérité de l’oiseau dans la canopée, une liberté d’écrire que je peins où devance d’un commun envol. Autour ça décolle pas souvent, à croire que la glèbe est parfois la lettre de lise qui convient à l’homme. Cette misère ne doit pas faire l’hymne de la vie pour autant. Notre chemin est d’aller debout en avant en corps plus nus pour délester.

Niala-Loisobleu – 20/01/19

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TOI EMOI  (L’Epoque 2019 – 2)


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Toi Emoi (L’Epoque 2019 – 2) – 2019 – Niala – Acrylique s/toile 55×46

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TOI EMOI

(L’Epoque 2019 – 2)

Posée contre le monde se dresse une échelle

Vespérale. Une lucarne qui tord l’espace

Pour vérifier l’aplomb du geste définitif

Et des destins à la couleur qui s’appellent.

Nous n’avons cherché ni le comment ni le pourquoi

De cette élévation. Conscients que la pierre franche

Au pied n’avait rien d’accidentel.

Il aura fallu attendre longtemps et sages

Sur des chemins d’échos qui purgeaient le langage

Et redonnaient aux murs une respiration

par l’oreille fugace et complice de la rosée ;

Par l’air défroissé à tout ce qui demeure invisible.

Le nom solaire que l’on se donne aujourd’hui

Va bien au-delà du domaine choisi .

Il relie à la faveur du sensible

Les points cardinaux de nos lieux familiers.

Le grand tétras à la roue de son infortune

Salue cette fleur non négociable

Et sur un ciel lavé de lunes

 Nous prie d ‘en disposer.

 

Barbara Auzou.

Dondequiera que estés


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Dondequiera que estés

Dondequiera que estés
te gustará saber
que por flaca que fuese la vereda
no malvendí tu pañuelo de seda
por un trozo de pan
y que Jamas
por mas cansado que
estuviese, abandone
tu recuerdo a la orilla del camino
y por fría que fuera mi noche triste
no eche al fuego ni un solo
de los besos que me diste
por ti brilló mi sol un día
y cuando pienso en ti brilla de nuevo
sin que lo empañe la melancolía
de los fugaces amores eternos
Dondequiera que

Où que vous soyez

Où que vous soyez
tu aimeras savoir
comment maigre le chemin
Je n’ai pas vendu ton mouchoir de soie
pour un morceau de pain
et que jamais
pour plus fatigué que
J’étais, je suis parti
ta mémoire au bord de la route
et froid comme c’était ma triste nuit
Ne jetez pas un seul feu
des bisous que tu m’as donnés
pour toi mon soleil a brillé un jour
et quand je pense à toi ça brille encore
sans être assombri par la mélancolie
des amours éternels éphémères
Où que ce soit …

 

ENCORE UN MOÛT EN PLUS…


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ENCORE UN MOÛT

EN PLUS…

Avec la venue de l’aube tremblotante, les premiers sécateurs entrent dans les rangs de vignes ruisselants. La machine finit son petit-déjeuner de carburant, monstrueuse elle bouche déjà la route par laquelle le rêve peut emporter et laisser croire que la main est irremplaçable en tous cas où entre les peaux pour que le toucher procure l’émotion. Le cortège des tracteurs tirant les bennes pleines aux pressoirs, parcourt les chemins de la vendange actuelle.

Des voix d’enfants à qui on a demandé d’écrire me grattent la feuille de présence.

Géographie, je parcours ta pensée du nord au sud. Un arrêt dans tes archipels, à l’embouchure du fleuve, aux mamelons des grandes plaines, aux buissons des orées, le bois garde son gibier à l’abri des chasseurs.

Quelque soit l’épaisseur du brouillard le chevalet hennie plus loin que le coq planté au clocher de l’église. Le cuir qui cherche le crin, n’a pas peur de se blesser les mains. Il y a comme un soc dans l’idée du sillon. La forme d’un épi gerbe sa chanson. Les outils araires sentent cette sueur qui me fait frémir sans que je puisse retenir le désir de m’y mêler. La terre remuée à un pouvoir extraordinaire, l’espoir semble toujours vivre en elle, comme la réjouissance du grain se montre à s’y enfoncer. Foins restés aux mangeoires de mes fantasmes extra-terrestres, je cours à steppe ton corps monté à cru, l’horizon devient plus vaste qu’un bord en limite, le soleil monte, les étages de l’armoire sont ouverts aux draps unis dans leurs fleurs. La corniche ceint le flanc comme une passerelle d’étreinte abdominale.

Des cris d’oiseaux sortent des aquariums et des portes-parapluie pour tendre l’aile et parachuter dans l’absolu nos idées farfelues.

 

Niala-Loisobleu – 25/09/18

 

L’envie de poursuivre  se fait plus forte, le vin est au chais au repos du moût. Les vignes m’ont coiffé comme à vouloir verdir de fruits la noirceur d’un ciel. L’interrogation plane, tourne autour, fait siège. A l’intérieur du donjon on met l’amour en moyen de défense. Les blés lèvent, je désarme le fusil de Vincent pour que les oiseaux du malheur ne reviennent pas les rougir. Entrer à se fondre, pour ne pas disparaître comme le Grand Tétras autre victime du temps laisser à la dérive. Les fils que cousaient les hirondelles ont servis de moyens de transports à l’Inter, le numérique n’a pas à se cacher derrière un mauvais emploi du au développement de l’indifférence. Comme nous n’abandonnerons pas l’handicapé, nous devons continuer de semer pour que les mers ne viennent pas ronger nos forêts pour cause de manque de bois-flotté. La nudité nous vêt en harmonie. Montrons-nous sans tabous sans déviances, dérives des accouplements entraînant à des modes sans présence de nature. Tout est faisable à condition que ce soit vrai. Mon cheval m’a appris à faire du vélo pour que j’aille plus loin, pas pour que je pédale du dérailleur.

Chant de fleurs Toi Emoi poussons sauvages. Ce que je viens de peindre est comme ce texte : la suite, le deux mains d’hier, le pour suite le mot de plus. Vois la retraite pendulaire dans la progression du tant, il y avait un coin d’autan plus favorable que le secret cathare s’y tient toujours, force du mystère qui survit à la connerie humaine, à sa curiosité aveugle de bavard, son incontinence génitale, son mépris de l’autre…

Niala-Loisobleu – 19/01/19