AVANT POUR APRES


AVANT POUR APRES

Tôt levé Delvaux a appelé le premier taxi-chameau en stationnement à la station en bas de son hôtel

Pour profiter du silence et des pyramides, il faut partir avant le premier autocar

Ainsi en s’y prenant comme il faut on peut même surprendre le Sphinx encore endormi

Mais …

Dans le cadre de fenêtre, c’est fou ce que c’est agréable de voir une femme seulement accompagnée d’une association corporelle à la beauté de la chose. Evidemment ça dure le temps qu’il y en ait un qui demande quelle chose

Le beau s’effondre comme un soufflé dès qu’on lui demande où on l’a acheté

C’est le danger de la question

J’ai peur de la femme qui sort du lit, dans le plus simple appareil, traverse la chambre voluptueuse, jusqu’à la cuisine et parvenue à toi dit bonjour, je sais pas quoi mettre aujourd’hui.

Niala-Loisobleu – 19 Avril 2021

AU TIMBRE TA COULEUR


AU TIMBRE TA COULEUR

De ce que j’en connais au relief du sein s’abrite la coulée revenue par la caresse tendue au châssis à clefs

Flamme verte de la fleur bleue du lin

Encrier d’une calanque

Manivelle où le cheval est en déborde du Cadre Noir pour les bords d’orée des guitares

A la peau le pouls cogne de proue au gouvernail

Flottaison d’un trait bien marqué traversant la paume

C’est vrai que laisser dire d’autres en commentaires nous rapproche comme personne ne peut connaître

Le son et l’odeur de la peinture gardant sa parenté de chien au lit des draps

Gémissons, gémissons

De cobalt

Emeraude

Rose

Arc de chrome

Un vermillon se tord en quinachrodine mêlé aux ocres de taire que tes chiffons pompent aux poils pour pré-saler

nos haleines de pore en pore.

Niala-Loisobleu – 18 Avril 2021

D’ÉPOQUES, L’AMOUR TENU APPORTE 2


D’ÉPOQUES, L’AMOUR TENU APPORTE 2

Sûreté de la main

autrement gauche

Dans l’écart des trous du langage, on devine aux frissons de l’herbe, le dessin préparant le peint

la boulange ses souvenirs d’enfance mis sur l’appel

entre ses jambes bleues comme tu dis balancées à la branche vive du jardin de l’enfance

Danse, danse, danse

ton mouvement de corps à l’apporte.

je pétris.

Niala-Loisobleu – 18 Avril 2021

AMOUREUSES


AMOUREUSES

Elles ont les épaules hautes

Et l’air malin

Ou bien des mines qui déroutent

La confiance est dans la poitrine

A la hauteur où l’aube de leurs seins se lève

Pour dévêtir la nuit

Des yeux à casser les cailloux

Des sourires sans y penser

Pour chaque rêve

Des rafales de cris de neige

Des lacs de nudité

Et des ombres déracinées.

Il faut les croire sur baiser
Et sur parole et sur regard
Et ne baiser que leurs baisers

Je ne montre que ton visage

Les grands orages de ta gorge

Tout ce que je connais et tout ce que j’ignore

Mon amour ton amour ton amour ton amour

Paul Eluard

DANSE AU JARDIN DE NIALA 6


DANSE AU JARDIN DE NIALA 6

Tenue à son treillis la Barbara tient l’amour secret pour le faire vivre comme ce qui qui ne peut s’accoupler au bavardage

l’encoignure du mur et la défense du volet animent cette présence des poings tapie dans l’atelier au coeur de sa rage qui n’a jamais faillie, des brouillards des grandes manoeuvres trompant pour écarter le non-luisant des vers

Poings qui cognent d’Autan plus du point de départ par les errances de reculades mises en pandémie et que notre unité affirme dans sa danse, n’en déBlaise à tout le monde

Assez forte pour s’en sortir seule

la poussée printanière n’a pas à s’égarer dans un théâtre de jardin tourné du mauvais côté d’un spectacle confiné

Décroché des cintres, au sein du réel point besoin d’un décor en street-art, il n’y a de murs que dans l’illusion du désir feint bloqué trompeur à son propre-piège.

Niala-Loisobleu – 18 Avril 2021

L’AMANDAIE


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L’AMANDAIE

Chronos arrive au bord et sonne à larmes

du fond de la cour sans dédale

la terre cuite ocre l’aqueux taurin en falaises vient

tenir l’Epoque

en vie dans ses mains et pas sous-globe sur la cheminée

Je palpe hit

Oui la rousse automne au geai bleu

Je l’ai dit il y a très longtemps

L’AUTOMNE

fait bien pousser l’peint tant

Moire c’est moire

Jamais ne meurt

au patio le vaste champ de cette fontaine rose hibiscus grimpant par-dessus les murs

L’en faire en dragon consume le parasite du Mont

Seins, miches, ailes

Absolu

mon enfance rendue je n’aurais eu que l’âge d’aimer

Merci la Vie !

PENSER AUX BOURGEONS DE L’AMANDIER !…

Que deviennent les bourgeons de l’amandier ?

l
Poussent-ils encore dans les ruines ?
Si les surgeons de la haine
Les assassinent
Qui pourra
Les remettre sur pied
Sauvera leur scène

Et pourtant on en voit encore s’épanouir
Entre les gravats – la terre
Et la mélasse …
Si ce n’est dans les larmes qui les enlacent
Qui pourra encore leurs racines
Reconstruire ?

Une pluie de flammes – de bombes et de missiles
Ce n’est pas un drame pour les « aveugles »
Qui conspuent ces âmes
Et qui beuglent :
« Bravo ! Bravo ! » Du fond de leur île

Est-il interdit : l’amour pour cette terre ?
Qui dit qu’il faille recommencer ?
Comme si ce n’était pas assez :
Ce destin d’enfer
Qui les enterre !!

Va-t-on épuiser par le feu tout leur sol ?
Malgré le fer et le sang
Puissants ils résistent
Et viendront encore
En fleurs
Ils insistent comme les symboles
De ce qui – jamais – ne meurt …
Si donc ce n’est pas vol
C’est un viol

Or les bourgeons jouent entre eux sous la pierre
Où les édifices détruits nous laissent
Un cri qui blesse :
« Non ! Ils ne doivent payer le prix
D’un pays que l’on veut rayer
Ils sont encore sa lumière ! »

Ils sont dans l’ombre de leur étoile
Ceux qui coupent les arbres
De leur ciel
Ou leur jettent le feu et le fiel
Et ils restent de marbre
Dans leur toile
Qui s’étend
Sans que les temps ne murmurent
Contre les raides murs

Et des bourgeons on entendait souffler des femmes
Au milieu des balles qui sifflaient
Au hasard sanglant qui giflait
De sa mort les corps
Et les emportait
Sans un drame

Et maintenant où sont les mains qui implorent
Du fond de leur « Éden merveilleux »
De ne plus toucher
Aux beaux yeux
Des petits princes – de les laisser éclore ?
« Mais rentrez les armes
Rincez les larmes
Séchez-les
Et faites que les jeunes pousses
Ne se blessent plus
A leurs racines
Assassinées
Laissez ! Oui ! Laissez-les pousser
Dès qu’ils sont nés ! »

Alain Minod

DANSE AU JARDIN DE NIALA 3


DANSE AU JARDIN DE NIALA 3

La terrasse en frissonnant sous le vent frais du matin téléphone

« Bonjour »

Rose, jaune, mauve qui descend en gorge comme avant de partir à les colles

La clématite guérie de la chenille reste bleue de son nom-soleil qui dit oui

j’ai eu des cognements de coeur en ouvrant l’atelier

c’est vrai que l’Amandaie

« Autan le dire »

suit l’évolution de l’EPOQUE dans ce qu’elle a de mystique

en se montrant nouvelle dans sa véronique tout à fait duelle de mise amor

Les toros noirs au coeur du rouge de la langue de Federico tireront la danse dans l’arène

au premier mouvement de la trompette.

Niala-Loisobleu – 16 Avril 2021

 L’amour c’est l’affaire des gens par Gilbert Becaud


 L’amour c’est l’affaire des gens par Gilbert Becaud

L’amour
L’amour
Pour tout l’temps
Ce sera l’affaire des gens
Les gens
C’est nous
Et y’a que nous
Qui pouvons faire quelqu’chose pour nous

Il y a le printemps
Bon
Ça c’est l’affaire du printemps
Il y a l’hiver
Bon
Ça c’est l’affaire de l’hiver
Il y a la gloire
Pour les héros et pour l’histoire
C’est pour les grands
Les tout grands
Des premiers rangs

Mais
L’amour
L’amour
Pour tout l’temps
Ce sera l’affaire des gens
Les gens
C’est nous
Et y’a que nous
Qui pouvons faire quelqu’chose pour nous

Il y a l’argent
Bon
Ça c’est l’affaire de l’argent
https://193fb80a1df50a611bc6b5b8b09104a4.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.htmlIl y a le Bon Dieu
Bon
Ça c’est l’affaire du Bon Dieu
Y’a les étoiles
Ell’ s guident les pauvres bateaux à voile
Depuis longtemps
Longtemps
Il y a la guerre
Ben cette fois allez la faire
Les importants
Les présidents
Passez d’vant

Mais….
L’amour
L’amour
Pour tout l’temps
Ce sera l’affaire des gens
Les gens
C’est nous
Et y’a que nous
Qui pouvons faire quelqu’chose pour nous.

Paroles: Frank Thomas. Musique: Gilbert Bécaud 1976